Majorette (entreprise)

Majorette
illustration de Majorette (entreprise)

Création 1961 à Lyon
France
Dates clés Rail-Route (1961-1967)
Majorette (depuis 1967)
Fondateurs Émile Véron
Forme juridique Société par actions simplifiée[1]
Siège social Fürth[2]
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Activité Commerce de gros (commerce interentreprises) d'autres biens domestiques (d)[1]
Produits Voiture miniature (en)
Société mère Simba Dickie Group
SIREN 494 581 325 Majorette
391 579 836 Majorette Solido
393 299 961 Smoby Majorette Groupe
Site web www.majorette.com

Majorette est une marque allemande de jouets et de modèles réduits appartenant au groupe Simba Dickie[3],[4]. Elle est principalement connue pour ses véhicules miniatures.

Il s'agissait initialement d'une entreprise fondée en France en 1961 sous le nom de Rail-Route. Durant son histoire, la marque a fabriqué différents types de véhicules et en différentes échelles, principalement des voitures et des camions. Les plus connues sont les miniatures 3-inches, similaires à celles de Matchbox[5] : d'environ 7,5 centimètres de long, elles ont une échelle variant entre le 1/55ème et le 1/76ème.

Historique

Ancien logo de Majorette, utilisé jusqu'en 2025[6].
Miniature d'une Peugeot 307.

L'entreprise a été fondée en 1961 à Lyon sous le nom de Rail-Route par Émile Véron, cofondateur de Norev avec ses frères Paul et Joseph. Deux types de produits cohabitent à l'origine : les trains ("Rail") à l'échelle 1/143 et les véhicules ("Route") à une échelle variant du 1/65 (voitures) au 1/100 (camions semi-remorques + bus).

Les premières voitures apparaissent en 1964. C'est en 1967 que la dénomination officielle devient Majorette alors que la production des trains a été abandonnée entre-temps.

Majorette étendra son marché à travers toute l'Europe et plus tard tentera de conquérir l'Asie et l'Amérique du Nord. Des modèles promotionnels, les Majo-Pub, seront également créés pour faire la promotion de marques et d'entreprises. Produits en petite quantité, ils sont plus difficiles à trouver pour les collectionneurs.

En 1977, Majorette est introduit en bourse et rachète Solido en 1980. Une filiale de distribution est implantée en Floride aux États-Unis en 1982.

Une production au Brésil fut confiée à des sous-traitants locaux pour le marché local afin d'éviter les taxes sur les produits importés[7],[8],[9]. Une usine ouvre en Thaïlande en 1987.

Durant cette époque, Majorette est florissante : c'est le premier constructeur mondial d'automobiles miniatures.

  • 400 000 miniatures produites par jour
  • Commercialisation dans 60 pays
  • Majorette Distribution SA prend en charge la distribution des produits Solido, Verem, Majo-Pub et Solido-Pub.

Les années 1990 et 2000 sont difficiles et Majorette subit de lourdes pertes financières, un recul important de ses ventes et de son chiffre d'affaires à travers le monde. Elle connaît plusieurs rachats successifs. La marque est placée en redressement judiciaire en 1992[10],[11] et est reprise par le groupe Idéal Loisirs en 1993[12],[13],[14].

En janvier 1996, Triumph-Adler, fabricant allemand de bureautique, rachète ce dernier afin d'élargir sa division jouets[15],[16],[17],[18],[19]. L'usine Majorette de Rillieux-la-Pape ferme en 2001[20],[21],[22],[23] et en juin 2003, Smoby rachète la marque[24],[25]. En octobre 2007, cette dernière est placée en redressement judiciaire[26],[27],[28],[29]. En mars 2008, le tribunal de commerce de Lons-le-Saunier attribue au fonds d'investissements MI29 la société Majorette SAS[30],[31],[32] tandis que Smoby est reprise par le groupe allemand Simba Dickie[33].

Majorette est de nouveau placée en redressement judiciaire en novembre 2009[34]. En , le tribunal de commerce de Paris arrête le plan de cession en faveur de la société Smoby Toys[35],[36],[37],[38], qui appartient donc au groupe Simba Dickie.

Majorette est donc depuis 2010 la propriété du groupe Simba Dickie[4],[39].

En 2011, l'usine Majorette située près de Bangkok en Thaïlande est complètement détruite par les inondations. Elle est reconstruite l'année suivante et la production reprend. Celle-ci est dorénavant équipée de nouvelles technologies et de nouveaux équipements[3].

Notes et références

  1. 1 2 Sirene (registre national des sociétés).
  2. Page de Majorette sur le site de Simba Dickie (Voir "Site")
  3. 1 2 « À propos de Majorette », sur Majorette
  4. 1 2 « Découvre la diversité de Majorette », sur Simba Dickie Group
  5. (en) « Collecting from A to Z (Voir "Scale") », sur Model Car Collection
  6. « Toy Fair 2025 – Majorette change de logo et le design de ses packagings », sur 4Legend.com,
  7. (en) « UPDATED - Volvo 245 by Kiko - Majorette - Manaus made », sur Minivolvo.lu
  8. « MiniMopar : Plymouth Fury Majorette - Manaus - Brazil », sur MiniMopar
  9. (pt) « T-Hunted!: A história da Majorette », sur T-Hunted!,
  10. « Majorette: les pertes atteindraient 20 % des ventes », sur Les Échos,
  11. « Majorette à la recherche de repreneurs », sur Les Échos,
  12. « Idéal Loisirs offre 100 millions pour Majorette », sur Les Échos,
  13. « Idéal Loisirs reprend Majorette », sur Les Échos,
  14. « La société Majorette retrouve le chemin de la croissance », sur Les Échos,
  15. « Ideal Loisirs-Majorette redémarre », LSA Conso, (lire en ligne)
  16. « Idéal Loisirs est repris par Triumph Adler », sur Les Échos,
  17. « Triumph Adler réorganise la société Majorette », sur Les Échos,
  18. « Idéal Loisirs négocie l'arrivée d'un partenaire allemand », sur Les Échos,
  19. « Triumph Adler remet Majorette en piste », L'Usine Nouvelle, (lire en ligne)
  20. « Majorette veut fermer son usine lyonnaise », sur Les Échos,
  21. « Fermeture de l'usine Majorette : le comité d'entreprise suspendu hier reprendra cet après-midi », sur Les Echos, (consulté le )
  22. Majorette, l'ex fleuron des petites voitures, revient dans le giron de Smoby.
  23. « Majorette, made in Thailand à 100 % - L'ex- fleuron français du jouet achève sa délocalisation » Libération, 24 décembre 2001.
  24. « Smoby s'offre les petites voitures Majorette et Solido », sur Les Échos,
  25. « Smoby s'offre la pole position dans les voitures miniatures », sur LSA,
  26. « Smoby : le procureur requiert le redressement judiciaire », sur Les Échos,
  27. « Smoby placé en redressement judiciaire », sur Les Échos,
  28. « Majorette Solido », identité et liquidation judiciaire, le , sur societe.com (consulté le ).
  29. « Smoby (Moquin et Breuil) », identité et liquidation judiciaire, le , sur societe.com (consulté le ).
  30. « Majorette-Solido attribué au fonds MI29 », sur L'Usine Nouvelle,
  31. « Les petites voitures Majorette reprises par un fonds français », sur Les Échos,
  32. « Majorette repris par le fonds d'investissement MI29 », sur Les Échos,
  33. « Smoby, le leader français du jouet, repris par l'allemand Simba », sur Les Échos,
  34. « Majorette de nouveau en redressement judiciaire », sur L'Usine Nouvelle,
  35. « Majorette est repris par Smoby Toys », sur Le Monde,
  36. AFP, « Majorette repris par Smoby Toys », sur Le Figaro.fr, (consulté le ).
  37. « Les petites voitures Majorette reprises par Smoby », sur Les Échos,
  38. « Smoby reprend Majorette et un tiers de ses salariés », sur Les Échos,
  39. « Bienvenue Majorette! », sur Simba Dickie Group (archive),

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Serge Defradat, Majorette : ma voiture miniature préférée, Boulogne-Billancourt, Du May, , 190 p. (ISBN 978-2-84102-085-0, BNF 39919282).
  • (it + en) Paolo Rampini, France in miniature : 1900-1980 : modelscars, toyscars, slotcars, Milan, Edizioni Paolo Rampini, , 288 p. (OCLC 635604481, BNF 40167569).

Liens externes

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