Marguerite Michaud

Marguerite Michaud
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Biographie
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Décès
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Écrivaine, conférencière, historienne, éducatrice
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Distinctions

Marguerite Michaud, née le 4 juillet 1903 à Bouctouche et décédée en 1982 à Moncton, était une enseignante, administratrice, conférencière et écrivaine considérée comme étant l'une des « grandes Acadiennes » du XXe siècle[1]. Elle a été la première femme acadienne à obtenir un baccaulauréat et a joué un rôle important dans la promotion de l'éducation, de l'histoire et de la culture acadienne. Historienne de renom, elle a rédigé de nombreux articles pour la Revue d'histoire de l'Amérique française[1] et a apporté sa contribution au journal L'Évangéline, notamment à travers des chroniques féminines et des notes historiques[2]. Ses recherches se concentrent principalement sur l'histoire de l'Acadie, l'histoire ecclésiastique et l'histoire locale. Pour sa contribution au domaine historique et du patrimoine acadien, de la littérature et de l'éducation canadienne, elle est devenue Membre de l'Ordre du Canada en 1974[3] et a obtenu d'autres distinctions telles que la Médaille du Jubilé d'argent en 1977 et la Médaille de l'Alliance française[4].

Enfance

Née le 4 juillet 1903, à Bouctouche au Nouveau-Brunswick, Marguerite Michaud était l'aînée des 11 enfants de Virginie LeBlanc et de Georges Michaud[1]. Étudiante tout d'abord à l'école paroissiale et au couvent de l'Immaculée-Conception[5], elle a poursuivi ses études supérieures à St. Mary's Academy de Newcastle, désormais un quartier de Miramichi. Elle était récipiendaire de la médaille du lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick en 1916, à l'âge de treize ans[6].

Éducation

Marguerite Michaud a suivi ses études secondaires à Saint Mary's Academy de Newcastle avant de poursuivre son parcours universitaire dans plusieurs établissements[4]. Elle a obtenu un baccalauréat ès arts avec distinctions en 1923 à l'Université Saint-Francis-Xavier, devenant ainsi la première Acadienne à recevoir ce diplôme[6]. En 1924 ou 1925, elle a obtenu une maîtrise ès arts, avec une concentration en littérature et en histoire au couvent d'Antigonish[7].

Grâce à des bourses du gouvernement français et du comité France-Acadie, elle est partie pour Paris la même année et s'est inscrite à la Faculté des lettres de la Sorbonne[8]. Après un an d'études, elle a obtenu en 1926 un diplôme de Professeur de français à l'étranger[1] et est retournée au Nouveau-Brunswick le même été[9]. En 1929, elle s'est installée à New York et a pursuivi ses études à l'Université Columbia[8]. Elle a ensuite enseigné la langue et la littérature françaises au sein du département des langues romanes au St. Joseph's College de Brooklyn jusqu'en 1940[1]. En 1947, elle a soutenu sa thèse et a reçu un doctorat magna cum laude en histoire de l'Université de Montréal[8]. Inscrite à l'Institut pédagogique de Montréal, elle a entrepris sa seconde thèse de doctorat sur le système scolaire du Nouveau-Brunswick[1]. En 1962, elle a suivi une formation postdoctorale au Teachers College de l'Université Columbia[1]. En 1974, l'Université de Moncton lui a décerné un doctorat honorifique en reconnaissance de sa contribution à l'éducation et à la culture acadienne[1]. On lui a attribué deux autres doctorats honorifiques dont un en éducation à l'Université Saint-Joseph de Memramcook et un autre en droit à l'Université Saint-Thomas[4].

Carrière

Marguerite Michaud commence sa carrière comme institutrice à Edmundston en 1925[10]. Par la suite, elle est devennue professeure de langue et de littérature au St. Joseph's College de Brooklyn, à New York, où elle a enseigné de 1929 à 1940[1]. Pendant cette période, elle a aussi écrit une étude comparant les Acadiens du Nord et ceux de la Louisiane[11].

De retour au Nouveau-Brunswick, elle s'est investie dans l'enseignement et est devenue professeure à l'École normale de Fredericton pendant la Seconde Guerre mondiale[1]. Elle a ensuite enseigné au Collège Marguerite-Bourgeoys et a dirigé les cours de français à l'école secondaire de Campbellton[1]. À partir de 1940, elle a joué un rôle clé dans plusieurs associations acadiennes, dont la Fédération des associations du Foyer-école, le Cercle français de Fredericton, l'UNICEF et l'Association des instituteurs acadiens, qu'elle a présidé en 1950[12],[13].

Elle a également participé à plusieurs organisations à l'échelle internationale. En 1952, elle était parmi les trois Canadiens présents aux Pays-Bas en tant que déléguée de l'UNESCO lors d'un forum des Nations unies sur l'enseignement des droits de l'homme dans les écoles secondaires[4]. La même année, elle a participé à la Conférence canadienne sur l'éducation à Ottawa[4].

En 1953, elle a repris son poste de professeur de français à l'École normale, avant d'être nommée directrice adjointe en 1961[1]. Elle a été la première femme à occuper ce poste[1]. Après sa retraite en 1968, elle a continué à enseigner comme chargée de cours à l'Université de Moncton comme professeure émérite[1].

Marguerite Michaud est également une historienne reconnue. Elle a écrit de nombreux articles pour la Revue d'histoire de l'Amérique française[1] et a contribué au journal L'Évangéline, notamment par des chroniques féminines et des notes historiques. Son travail porte principalement sur l'histoire de l'Acadie, l'histoire cléricale et l'histoire régionale[1].

Prix et distinctions

En 1954, elle a reçu la Médaille de Chevalier du Bon Parler[13]. En 1974, elle est devenue Membre de l'Ordre du Canada. Elle a présidé l'Association des Instituteurs et Institutrices Acadiens et était également membre du Conseil consultatif du multiculturalisme en 1973[4]. En 1977, elle a reçu la Médaille du Jubilé d'argent de la part de la Reine Elizabeth II[4]. Deux ans plus tard, en 1979, elle a reçu le prix de mérite de l'Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick[4]. Elle est devenue membre de La Compagnies des Cents-Associés Francophones en 1981[4]. La France lui a également décerné la Médaille de l'Alliance française. Elle a été impliquée dans plusieurs autres organisations dont celles de foyer-école, l'Association acadienne d'éducation, le Cercle français de Fredericton et elle a été présidente de l'UNICEF du Nouveau-Brunswick[4]. Une école et une bibliothèque ont été nommées après elle et le prix Dre-Marguerite Michaud en études canadiennes a été créé en son honneur en 1989 par l'Université St. Francis Xavier[4].

Publications

Voici une liste non-exhaustive des publications de Marguerite Michaud.

Articles :

  • Le musée de la cathédrale de Moncton : ses souvenirs historiques
  • Percé, sa nature, son histoire
  • À l'ombre du Petit Rocher
  • Caraquet
  • Le père F.-X.-J. Michaud, grand curé bâtisseur et organisateur

Livres :

  • La reconstruction française au Nouveau-Brunswick
  • Les Acadiens des provinces maritimes
  • Évangéline

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Philippe Volpé, « Chapitre 13. Marguerite Michaud (1903-1982), historienne des femmes et de l’Acadie », dans Profession historienne?, Presses de l’Université Laval, , 335–361 p. (ISBN 978-2-7637-5994-4, lire en ligne)
  2. « L'Evangéline - Recherche d'archives de Google Actualités », sur news.google.com (consulté le )
  3. (en) « Marguerite Michaud », sur La gouverneure générale du Canada (consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Jules Boudreau, Bâtisseurs de l'Acadie, Grande marée, , 224 p.
  5. « L'Evangéline - Recherche d'archives de Google Actualités », sur news.google.com (consulté le )
  6. 1 2 (en) « Dr. Marguerite Michaud Prize in Canadian Studies | St. Francis Xavier University », sur stfxuniversity.ca, (consulté le )
  7. « L'Evangéline - Recherche d'archives de Google Actualités », sur news.google.com (consulté le )
  8. 1 2 3 Jules Boudreau, « Marguerite Michaud », sur Acadie Nouvelle, (consulté le )
  9. « L'Evangéline - Google News Archive Search », sur news.google.com (consulté le )
  10. « L'Evangéline - Recherche d'archives de Google Actualités », sur news.google.com (consulté le )
  11. « L'Evangéline - Recherche d'archives de Google Actualités », sur news.google.com (consulté le )
  12. « L'Evangéline - Recherche d'archives de Google Actualités », sur news.google.com (consulté le )
  13. 1 2 « L'Evangéline - Recherche d'archives de Google Actualités », sur news.google.com (consulté le )

Liens externes

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