Marguerite de Waldeck-Wildungen

Marguerite de Waldeck-Wildungen
Biographie
Naissance
Décès
Père
Mère
Marguerite de Frise orientale (d)
Fratrie
Statut

Marguerite de Waldeck (1533-15 mars 1554) était la fille de Philippe IV, comte de Waldeck-Wildungen (1493-1574) et de sa première épouse, Marguerite Cirksena (1500-1537), fille d'Edzard Ier, comte de Frise orientale. Un auteur a émis l’hypothèse dans les années 1990 que la vie de Margaretha avait influencé le conte de fées de Blanche-Neige. On dit qu'elle est enterrée à Bruxelles, où se trouve aujourd'hui la place de la Bourse[1] et le musée Bruxella 1238. Une attraction y est proposée en 2024 pour raconter sa supposée histoire.

Sa vie

Selon les documents de la ville de Bad Wildungen, elle était célèbre pour sa beauté. Depuis 1539, elle avait une belle-mère très stricte, Katharina von Hatzfeldt (1510–1546) et peut-être, peu de temps après, Margaretha fut élevée à Weilburg à la cour de Philippe III, comte de Nassau-Weilburg.

En 1545, elle traversa les Siebengebirge sept collines ») pour vivre avec le frère de sa mère, Johann Cirksena (1506-1572), au château de Fauquemont, dans l'actuel Limbourg, aux Pays-Bas. En 1549, son père l'envoya à la cour bruxelloise de Marie de Hongrie, gouverneure des Pays-Bas des Habsbourg et sœur de Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique. La présence de Marguerite à la cour était en partie destinée à améliorer les relations de son père avec l'empereur et à aider à la libération de Philippe Ier, landgrave de Hesse, qui avait été emprisonné à Bruxelles pour son rôle dans la guerre de Smalkalde.

La situation à la cour était compliquée car plusieurs personnalités de haut rang se disputaient la cause de Marguerite, dont Lamoral, comte d'Egmont. Le fils de Charles V, le prince héritier Philippe, arrive à la cour de sa tante en 1549. La tradition veut qu'il ait poursuivi Margaretha pendant les quelques mois où il était là, bien qu'il n'ait jamais pu y avoir de relation officielle, car elle était luthérienne. Trois lettres de Margaretha à son père qui nous sont parvenues montrent que sa santé déclina régulièrement au cours des années suivantes et qu'elle mourut à l'âge de 21 ans en mars 1554. Dans les chroniques de Waldeck, il a été suggéré qu'elle avait été empoisonnée. Elle serait enterrée à Bruxelles, où se trouve aujourd'hui la place de la Bourse[1]. Le musée Bruxella 1238 propose aujourd'hui de visiter des ruines de Bruxelles au 13è siècle. Fin 2024, ils accueillent une création de Fabien Franchitti qui propose un parcours immersif, l'occasion de raconter une version romancée de l'histoire de Margaretha, 'La légende de Blanche-Neige.

La légende de Blanche-Neige, une inspiration...

Eckhard Sander, dans son livre Schneewittchen: Märchen oder Wahrheit? (Blanche-Neige : est-ce un conte de fées ?), prétend que la vie de Margaretha a inspiré le conte de Blanche-Neige. Quelques nuances cependant : comme la seconde épouse de son père mourut en 1546 et qu'il ne se remaria qu'en , sa belle-mère n'était pas suspectée dans l'affaire d'empoisonnement présumé. Le père de Margaretha possédait plusieurs mines de cuivre ; la majorité des travailleurs étaient des enfants. Selon Sander, les sept nains ont été inspirés par le travail des enfants dans le village minier de cuivre de Bergfreiheit, aujourd'hui un quartier de Bad Wildungen qui s'appelle Schneewittchendorf (le village de Blanche-Neige). Comme les nains des contes de fées, les enfants ouvriers vivaient autrefois en groupes d'une vingtaine dans une maison d'une seule pièce. La théorie de Sander s'applique également à l'histoire des enfants du frère de Margarethe, ainsi qu'aux contes populaires des environs : il suggère que la figure de la méchante mère est tirée de la vie de la nièce de Margarethe, et le magnifique mariage de la vie de son neveu[2].Les folkloristes professionnels et les universitaires considèrent généralement la théorie de Sander comme peu probable et peu convaincante[3].

Références

  1. 1 2 « Le corps de Blanche-Neige repose sans doute sous la Bourse de Bruxelles », sur rtbf.be (consulté le ).
  2. Eckhard Sander, Schneewittchen: Märchen oder Wahrheit?: ein lokaler Bezug zum Kellerwald,
  3. Sara Stewart, « Snow White becomes a girl-power icon », The New York Post, (lire en ligne)

Liens externes

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