Maria Felipa de Oliveira

Maria Felipa de Oliveira
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Igreja de São Lourenço (en)
Nationalité
Activités
Guerrière, travailleur manuel, conchylicultrice
Autres informations
Conflit
Distinction

Maria Felipa de Oliveira (Ilha de Itaparica, date incertaine - ) était une pêcheuse de fruits de mer et ouvrière. Elle aurait participé à la lutte pour l'indépendance de Bahia[1],[2].

À propos du personnage, il y a un récit fictif, parfois considéré comme un fait historique. La légende raconte que Maria Felipa a dirigé un groupe pour combattre des soldats portugais : avec le soutien d'hommes de la ville, elle a brûlé d'innombrables navires portugais, diminuant le pouvoir de colonisation au cours de la bataille, puis a affronté les Portugais en utilisant des feuilles des orties, une plante typique de la région, qui au contact de la peau donne une sensation de brûlure ; et toute l'action a abouti à une baisse du nombre de soldats portugais[3].

L'histoire a été créée par l'écrivain bahianais Ubaldo Osório Pimentel, grand-père du romancier João Ubaldo Ribeiro, et reste aujourd'hui dans l'imaginaire populaire[4],[5],[6].

Biographie

Née sur l'île d'Itaparica, à une date inconnue, pêcheuse de fruits de mer et ouvrière, elle aurait dirigé un groupe de 200 personnes, dont des femmes noires, des Indiens Tupinambá et des Tapuias dans les batailles contre les Portugais qui ont attaqué l'île d'Itaparica, à partir de 1822[2],[7]. On dit que Maria Felipa était une femme grande et robuste, descendant de personnes noires mises en esclavage, venant du Soudan[8]. Le groupe de Maria Felipa aurait été à lui seul responsable de l'incendie de 40 navires portugais proches de l'île.

La figure historique de Maria Felipa est mentionnée dans le roman O Sargento Pedro, de l'auteur Xavier Marques[9].

Le 26 juillet 2018, elle a été déclarée héroïne de la patrie au Brésil par la loi fédérale n °13 697, ayant son nom inscrit dans le « Livre des héros et héroïnes de la patrie », qui se trouve dans le « Panthéon de la patrie et de la liberté Tancredo Neves », monument réalisé par Oscar Niemeyer et situé à Brasília[10].

Postérité

Longtemps, un portrait d'une femme noire inconnue est utilisé indistinctement pour représenter Maria Felipa de Oliveira, Tereza de Benguela et Luísa Mahin. Dans le cadre d'un projet soutenu par le CCBB, des chercheuses brésiliennes ont tenté de recréer leurs visages à l'aide de l'intelligence artificielle[11],[12].

Les trois illustrations, créées avec l'intelligence artificielle par des chercheuses brésiliennes, exposées au CCBB. Celle représentant Maria Felipa de Oliveira est à droite.

Notes et références

  1. (pt) « Maria Felipa, a Heroína Negra da Independência », Os Heróis do Brasil (consulté le ).
  2. 1 2 (pt) « 3 mulheres são heroínas do 2 de Julho » [archive du 21 de fevereiro de 2017], Tribuna da Bahia (consulté le )
  3. (pt-BR) « 5 mulheres negras que resistiram contra a escravidão », sur CLAUDIA (consulté le ).
  4. (pt) « Independência da Bahia continua mal contada em 1822 », Bahia Já (consulté le ).
  5. (pt) Inácio Acioli de Cerqueira e Silva, « Memórias históricas e políticas da província da Bahia », Biblioteca Digital de Literaturas de Língua Portuguesa - UFSC, (consulté le ), p. 176.
  6. (pt) « O Povo e a Guerra », UFBA (consulté le ).
  7. (pt) Eny Kleyde Vasconcelos Farias, Maria Felipa de Oliveira: heroína da independência da Bahia, Quarteto, , 148 p. (ISBN 8580050081, lire en ligne).
  8. (pt) « Sabe quem foi Maria Felipa? » [archive du ], Revista Raça (consulté le ).
  9. (pt-BR) Suporte On, « LIVRO O SARGENTO PEDRO XAVIER MARQUES BAHIA , 1910 - PRIMEIRA EDIÇÃO COM DEDICATÓRIA E AUTÓGRA », sur Catálogo das Artes (consulté le ).
  10. « Panthéon de la Patrie et de la Liberté Tancredo Neves », sur voyages.michelin.fr, (consulté le ).
  11. (br) Caroline de Tilia, « Pesquisadoras Utilizam IA para Recriar Rostos de Mulheres Apagadas da História Brasileira », Forbes Brasil, (lire en ligne)
  12. (br) « Faces Negras Importam », sur Banco do Brasil

Annexes

Bibliographie

  • (pt) « Mulheres em Conflito - Matéria A Independência delas », Revista de história da biblioteca nacional, no 117, .
  • (pt) Janaína Amado, « O Grande mentiroso: tradição, veracidade e informação em história oral », Historia, São Paulo, no 14, , p. 125-136.
  • (pt) Xavier Marquez, Sargento Pedro: tradições da independência, Salvador, Catilina, , 2e éd..
  • (pt) João José Reis et Eduardo Silva, Negociação e Conflito: a resistência negra no Brasil escravista, São Paulo, Companhia das Letras, .
  • (pt) João Ubaldo Ribeiro, « Viva o Povo Brasileiro », Nova Fronteira, Rio de Janeiro, .
  • (pt) Luis Henrique Dias Tavares, História da Bahia, São Paulo, UNESP; Edufba, , 10e éd. (ISBN 8523202390).
  • (pt) Luís Henrique Dias Tavares, Independência do Brasil na Bahia, Salvador, EDUFBA, , 248 p. (ISBN 978-85-232-0901-8).

Liens externes

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