Marie-Madeleine Prongué

Marie-Madeleine Prongué
Illustration.
Fonctions
Conseillère aux États
Législature 44e
Prédécesseur Jean-François Roth
Successeur Pierre Paupe
Députée au Parlement jurassien
Biographie
Nom de naissance Marie-Madeleine Overney
Date de naissance
Lieu de naissance Hauterive (Fribourg)
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès Porrentruy
Nationalité suisse
Parti politique Parti démocrate-chrétien
Diplômée de Université de Fribourg
Université de Strasbourg
Profession greffière
enseignante

Marie-Madeleine Prongué, née le à Hauterive (Fribourg) ou à Chénens (originaire de Buix[n 1]) et morte le à Porrentruy, est une personnalité politique suisse, membre du Parti démocrate-chrétien.

Députée du canton du Jura au Conseil des États en 1995, elle est la première femme membre de la chambre haute du Parlement suisse.

Biographie

Origines et famille

Marie-Madeleine Prongué naît Marie-Madeleine Overney le à l'abbaye d'Hauterive, dans le canton de Fribourg[2] ou à Chénens[3]. Elle est originaire de Buix[n 1], dans le canton du Jura[4].

Son père, Auguste Overney, enseigne le français à l'école normale de l’Abbaye d'Hauterive ; sa mère est née Cécile Ludwig[2].

Mariée à l'historien Bernard Prongué, chef de l'office du patrimoine historique du canton du Jura de 1979 à 1995[2], elle est mère de cinq enfants[3].

Formation et parcours professionnel

Après sa maturité gymnasiale en 1958 au Collège Sainte-Croix à Fribourg, Marie-Madeleine Prongué obtient en 1962 une licence en droit à l'Université de Fribourg. Elle fait une vingtaine d'années plus tard une autre formation en théologie, sanctionnée en 1998 par une licence de l'université de Strasbourg[2].

Elle est greffière au tribunal de la Sarine de 1963 à 1964, puis enseignante à Épiquerez, dans le canton du Jura, de 1965 à 1967[2].

Activités au sein de l'Église catholique

Catéchiste tant dans le canton de Fribourg que dans celui du Jura[3], elle est coprésidente du conseil de communauté de la paroisse catholique réunissant les communes fribourgeoises de Barberêche, Courtepin et Courtaman de 1967 à 1979[2],[3].

En 1998, Kurt Koch, évêque de Bâle, la nomme auditrice des causes matrimoniales pour le canton du Jura[n 2]. Elle copréside par ailleurs la commission « Femmes dans l’Église » de 1998 à 2006[2].

Parcours politique

Marie-Madeleine Prongué est conseillère de ville (législatif) de Porrentruy de 1981 à 1988[2]. Elle est la première femme à présider le conseil, en 1984[5]. Elle est également la première femme à la tête du Parti démocrate-chrétien Jura[6], de 1982 à 1989[2].

Députée au Parlement du canton du Jura de 1983 à 1994, elle accède au Conseil des États le , à la suite de la démission de Jean-François Roth, devenant la première femme jurassienne à siéger au sein de la chambre haute du Parlement suisse[2]. Devancée par son collègue de parti Pierre Paupe, elle n'est pas réélue en octobre 1995[7].

Mort

Marie-Madeleine Prongué meurt dans la nuit du à Porrentruy[2],[6], dans le canton du Jura, à l'âge de 79 ans.

Hommage posthume

Une promenade porte son nom à Porrentruy depuis [5].

Notes et références

Notes

  1. 1 2 Jusqu'en 1988, le mariage entraîne pour l'épouse d'un citoyen suisse la perte de son lieu d'origine, remplacé par celui de son époux[1].
  2. Cette fonction consiste à recueillir des témoignages pour la reconnaissance de la nullité d'un mariage[3].

Références

  1. Valérie Hoffmeyer, « Ces Suisses qui changent de commune d'origine », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Emma Chatelain et Luc Vallat, « Prongué, Marie-Madeleine », Dictionnaire du Jura, (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 François Pahud, « M.-M. Prongué, Jurassienne engagée », Le Nouvel Écho (hebdomadaire catholique romand), , p. 12 (lire en ligne)
  4. « Biographie de Marie-Madeleine Prongué », sur le site de l'Assemblée fédérale suisse.
  5. 1 2 jpi, « Marie-Madeleine Prongué, première femme à s’afficher en ville de Porrentruy », sur Radio Fréquence Jura, (consulté le )
  6. 1 2 ami, « Marie-Madeleine Prongué n’est plus », sur Radio Fréquence Jura, (consulté le )
  7. Patricia Briel, « Les femmes partent perdantes », Journal de Genève, , p. 23 (lire en ligne)

Liens externes

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