Marie de Jésus Deluil-Martiny

Marie Deluil-Martiny
Image illustrative de l’article Marie de Jésus Deluil-Martiny
Bienheureuse, fondatrice
Naissance
Marseille, royaume de France
Décès   (42 ans)
Marseille, Troisième République
Nationalité Française
Vénérée à Monastère des Filles du Cœur de Jésus à Rome
Béatification
par Jean-Paul II
Vénérée par Église catholique
Fête 27 février

Marie Deluil-Martiny, en religion Marie de Jésus (Marseille, – Marseille, ) est une religieuse catholique française fondatrice des Filles du Cœur de Jésus et reconnue bienheureuse par l'Église catholique. Elle est fêtée le 27 février.

Biographie

Famille

Aînée de cinq enfants et fille d'un avocat aisé[1], elle était aussi l'arrière-petite nièce de la vénérable Anne-Madeleine Rémusat, apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur.

Fondatrice

Dans la continuité de la sœur visitandine de Bourg-en-Bresse Marie du Sacré-Cœur Bernaud, Marie de Jésus participe activement en 1864[2] à la fondation de la Garde d'honneur du Sacré-Cœur[3]. Celle-ci est aujourd'hui appelée « Association de la Présence au Christ » et a pour but de trouver des personnes priant devant le Saint-Sacrement[n 1] nuit et jour à tour de rôle[n 2].

Sa vie spirituelle s'intensifie et elle fait vœu de virginité perpétuelle, et d'« abandon total et sans conditions »[2].

Sa rencontre avec Sylvain Giraud lui permet de développer l'idée du sacerdoce de la Vierge Marie d'après Jean-Jacques Olier alors qu'elle réfléchit à créer la Société des Filles du Cœur de Jésus[2]. L’évêque belge Oswald Van den Berghe, familier du concept, lui permet d'ouvrir une nouvelle congrégation en 1873 à Berchem en Belgique[2] sur fond de troubles politiques en France. Cette congrégation se nomme la Société des Filles du Sacré-Cœur[4], consacrées à l'adoration du Très Saint Sacrement[n 3] . La seconde congrégation ouvre à Aix-en-Provence en 1877 puis déménage en 1879 à La Serviane, une propriété familiale dont elle avait hérité près de Marseille[2],[5].

Elle meurt assassinée par deux balles de revolver dans la tête par le jardinier anarchiste (Louis Chave) le mercredi des Cendres dans le jardin du monastère de la Serviane[5],[6]. Sœur Marie-Elise, blessée par le meurtrier, lui succède à la tête de l'institut, et poursuit l'extension de l’œuvre. Ses constitutions sont approuvées par le Vatican en 1902[7].

Son corps repose au monastère de sa congrégation à Rome.

Hommage

Une plaque biographique est apposée sur la façade de l'immeuble dans lequel elle est née à Marseille, au 109 La Canebière.

Elle est béatifiée par Jean-Paul II le à Saint Pierre de Rome[5].

Elle est fêtée à Anvers le 27 février.

Voir aussi

Bibliographie

  • Alfred Monnin, La Mère Marie de Jésus : Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus, Éd. Hachette Livre BnF, 2016, 120 p. (ISBN 2-0136-2061-6)
  • Bernard Lucchesi, Prier 15 jours avec Marie de Jésus Deluil-Martiny, Éd. Nouvelle Cité, 2006, 126 p. (ISBN 978-2-8531-3509-2)
  • René Laurentin, Marie Deluil-Martiny : Précurseur et martyre béatifiée par Jean-Paul II, Éd. Fayard, 2003, 286 p. (ISBN 978-2-2136-1708-4)

Le prêtre Louis Laplace[8] a écrit plusieurs livres sur cette religieuse :

  • Lettres de Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus, Paris, P. Lethielleux, 1912[9],[10]
  • La mère Marie de Jésus, Marie Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus, Lyon ; Paris : E. Vitte, 1906[11].

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Le Saint-Sacrement est un nom donné à l'Eucharistie par l'Église catholique, et par extension à l'hostie consacrée.
  2. La garde d'honneur fut fondée par la sœur Bernaud. Elle s'appelle aujourd'hui « Garde d'Honneur du Sacré Cœur de Jésus » ou « Heure de Présence au Cœur de Jésus ». Le but de la Garde d'honneur est d'offrir intérieurement une heure au Cœur de Jésus, là où l'on se trouve, sans devoir être présent devant le Saint Sacrement.
  3. Très-Saint-Sacrement est le nom donné à l'Eucharistie en tant que source et sommet de la vie de l'Église, avec son complément l'Adoration eucharistique.

Références

  1. Antoine Marie, Marie Deluil-Martiny, Abbaye Saint-Joseph de Clairval, (lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 Jean Lepintre, « Dictionnaire de spiritualité : Marie de Jésus, fondatrice, 1841-1884 », sur beauchesne.immanens.com (consulté le ), Tome 10 - Colonne 516
  3. « Garde d’honneur du Sacré-Cœur – Heure de présence au cœur de Jésus – Site Officiel Monastère de la Visitation Paray le Monial », sur www.gardedhonneurdusacrecoeur.org (consulté le )
  4. (en-US) « Bienheureuse Marie de Jésus (Marie Deluil-Martiny), Fondatrice. Fête le 27 Février » (consulté le )
  5. 1 2 3 Martyrologe romain, « Bienheureuse Marie de Jésus (Marie Deluil-Martiny) » Accès libre, sur nominis.cef.fr (consulté le )
  6. Dominique Milherou, « Monastère de la Serviane, congrégation des Filles du Cœur de Jésus, Marseille », sur Tourisme Marseille // Carte Interactive & Blog de découverte de Marseille (consulté le )
  7. « Deluil-Martiny, Marie of Jésus, Bl. | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le )
  8. « Louis Laplace (1848-19..) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  9. Étienne Catta, « Lettres de mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des Filles du cœur de Jésus », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 54, no 152, , p. 140–141 (lire en ligne, consulté le )
  10. Marie de Jésus (1841-1884) Auteur du texte Deluil-Martiny, Lettres de mère Marie de Jésus Deluil-Martiny : fondatrice de la Société des filles du Cœur de Jésus (2e édition) / [publ. par l'abbé L. Laplace], (lire en ligne)
  11. Louis (1848-19 ) Auteur du texte Laplace, La mère Marie de Jésus : Marie Deluil-Martiny, fondatrice de la Société des filles du Cœur de Jésus. Lettres (3e édition) / par l'abbé L. Laplace,..., (lire en ligne)
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