Mariusz Błaszczak

Mariusz Błaszczak
Illustration.
Mariusz Błaszczak en 2018.
Fonctions
Ministre polonais de la Défense nationale

(5 ans, 11 mois et 4 jours)
Président du Conseil Mateusz Morawiecki
Gouvernement Morawiecki I, II et III
Prédécesseur Antoni Macierewicz
Successeur Władysław Kosiniak-Kamysz
Vice-président polonais du Conseil des ministres

(11 mois et 30 jours)
Président du Conseil Mateusz Morawiecki
Gouvernement Morawiecki II
Ministre de l'Intérieur et de l'Administration

(2 ans, 1 mois et 24 jours)
Président du Conseil Beata Szydło
Mateusz Morawiecki
Gouvernement Szydło
Morawiecki I
Prédécesseur Teresa Piotrowska (Intérieur)
Andrzej Halicki (Administration)
Successeur Joachim Brudziński
Président du groupe PiS à la Diète

(5 ans, 3 mois et 8 jours)
Législature VIe et VIIe
Prédécesseur Grażyna Gęsicka
Marek Kuchciński (intérim)
Successeur Ryszard Terlecki
Ministre sans portefeuille

(7 mois et 20 jours)
Président du Conseil Jarosław Kaczyński
Gouvernement Kaczyński
Chef de la chancellerie
du président du Conseil des ministres

(2 ans et 16 jours)
Président du Conseil Kazimierz Marcinkiewicz
Jarosław Kaczyński
Prédécesseur Sławomir Cytrycki
Successeur Tomasz Arabski
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Legionowo (Pologne)
Nationalité Polonaise
Parti politique PiS
Diplômé de Université de Varsovie

Signature de Mariusz Błaszczak

Mariusz Błaszczak, né le à Legionowo, est un homme politique polonais, membre de Droit et justice (PiS). Il est ministre de l'Intérieur de 2015 à 2018, puis ministre de la Défense de 2018 à 2023.

Biographie

Formation et carrière

Vie politique

Il brigue, en , la fonction de bourgmestre de Legionowo, mais, avec à peine 11 % des voix, il n'atteint pas le second tour de scrutin. Peu après, il devient adjoint au bourgmestre du quartier de Wola, à Varsovie. Il est nommé bourgmestre du quartier de Śródmieście en .

Le , il est choisi par le nouveau président du Conseil des ministres, Kazimierz Marcinkiewicz, comme chef de la chancellerie. Reconduit par Jarosław Kaczyński le , il est élu peu après à la diétine de Mazovie. Il est élevé au rang de ministre sans portefeuille le .

Pour les élections législatives d'octobre 2007, il est investi candidat dans la circonscription de Varsovie-II. Il y totalise 10 061 voix de préférence et remporte un mandat à la Diète. Il quitte alors le gouvernement et son mandat local.

Le , à la suite de la mort de Grażyna Gęsicka dans l'accident de l'avion présidentiel polonais à Smolensk, il devient président du groupe parlementaire du PiS. Aux élections législatives de 2011, il recueille 44 319 suffrages préférentiels, soit le meilleur score de la circonscription, puis se voit reconduit à la tête des députés de Droit et justice. Il améliore son résultat aux élections législatives de 2015, avec un total de 73 139 votes préférentiels, arrivant ainsi deuxième, après la présidente de la Diète Małgorzata Kidawa-Błońska.

Mariusz Błaszczak est nommé ministre de l'Intérieur et de l'Administration dans le gouvernement de Beata Szydło, le . Il change de fonction dans le gouvernement de Mateusz Morawiecki le pour devenir ministre de la Défense nationale, en remplacement d'Antoni Macierewicz.

Le , jour des Forces armées, le gouvernement polonais annonce l'achat massif de matériel militaire, essentiellement aux États-Unis. Mariusz Błaszczak souligne que c’est « le jour idéal pour montrer notre force, montrer que nous avons construit une armée puissante […]. Dans deux ans, nous aurons l’armée de terre la plus puissante d’Europe ». Les dépenses militaires de la Pologne ont augmenté très significativement depuis 2022 et la guerre russo-ukrainienne, passant de 1,9 % du PIB en 2014 à 3,9 % en 2023, ce qui fait de la Pologne le pays de l'OTAN consacrant la plus large part de son PIB à l'armée[1].

Poursuites judiciaires

En mars 2025, il est inculpé par un procureur polonais pour avoir, en 2023, révélé au grand public un plan de défense du pays en cas d'invasion russe. Préparée en 2011, cette stratégie impliquait un retrait de l'armée polonaise en défense derrière la Vistule. L'accusation affirme que la révélation du plan est un abus de pouvoir car celui-ci est classifié[2].

De son côté, l'homme politique assume sa décision et accuse le gouvernement Tusk III de créer de fausses charges contre lui pour avoir révélé le plan du premier gouvernement Tusk d'« abandonner la moitié de la Pologne sans se battre ». Il se dit prêt à le refaire « sans hésitation » et déclare avoir fait « son devoir »[2].

Notes et références

  1. André Duchesne, « Les dépenses militaires explosent en Pologne », La Presse, (lire en ligne)
  2. 1 2 (en) « Former Polish defence minister charged over military data leak », sur euronews, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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