Martin Carlier

Martin Carlier
Naissance
Décès
Après 1700
Nationalité
Activité
Formation
Mécène

Martin Carlier, né vers 1653 à Piennes (Meurthe-et-Moselle) et mort après 1700, est un sculpteur français.

Biographie

Martin Carlier est issu d'une famille originaire de Picardie.

Il fait opposition, sans en donner les raisons, au partage de la succession des biens de son confrère Michel Monier (Mosnier), lors de l'inventaire après le décès de celui-ci, le [1].

Il part pour l'Académie de France à Rome en 1675 comme pensionnaire du roi sous le directorat de Charles Errard. Dans une lettre à Jean-Baptiste Colbert du , Errard lui fait part de la piètre opinion qu'il a de lui. Carlier porte plainte pour le vol de son épée auprès du gouverneur de Rome et déclare qu'il est le fils de Sébastien Carlier. Il est possible qu'il ait été exclu de l'Académie car Colbert écrit à Errard, le  : « Si vous êtes persuadé que Carlier fasse mieux son devoir, je vous donne pouvoir de le remettre dans l'Académie[2] ». Carlier a dû s'amender car il a exécuté pendant son séjour à Rome, d'après l'antique des collections du Capitole, l’Hermaphrodite Borghèse et le Ganymède[3]. Il quitte Rome en 1680[4].

À partir de 1682, il travaille à l'ornement des jardins de Versailles. Il sculpte des vases, un groupe en marbre d'après l'antique représentant Papirius et sa mère et une statue d’Uranie. Ces statues sont terminées en 1694 et lui sont payées 20 650 livres. Il a travaillé à l'église des Invalides et au château de Meudon en collaboration avec François Lespingola, en 1699. Il apparaît pour la dernière fois en 1700 dans les comptes des bâtiments du roi.

Œuvres

Uranie (1684), d'après l'antique, jardins de Versailles.

Notes et références

  1. Sculpteurs des bâtiments du roi, Nouvelles archives de l'art français ; Société de l'Histoire de l'Art Français, éditeur Jean Baur, Paris 1872-1885, p.97. 1883, (AN. Y.13331)
  2. Anatole de Montaiglon, Correspondance des directeurs de l'Académie de France à Rome avec les Surintendants des Bâtiments, publiée d'après les manuscrits des Archives nationales, t. 1 : 1666-1694, Paris, Charavay Frères, (lire en ligne), p. 63, 70, 77
  3. Montaiglon 1887, p. 130, 133
  4. Jules Guiffrey et Joseph Barthélémy, Liste des pensionnaires de l'Académie de France à Rome, donnant les noms de tous les artistes récompensés dans les concours du Prix de Rome de 1663 à 1907, Paris, Typographie de Firmin Didot, (lire en ligne), p. 51
  5. « Hermaphrodite couché », estampe d'après la copie de Carlier, notice sur le site de la RMN
  6. Catalogue des sculptures des jardins de Versailles et de Trianon : Uranie du Capitole
  7. Souchal, 1977; Béatrix Saule, Château de Versailles.
  8. Reproduction sur versailles.sculpturederue.fr
  9. Catalogue des sculptures des jardins de Versailles et de Trianon : La Paix des Grecs, dite aussi Papirius et sa mère

Annexes

Bibliographie

  • Paul Fréart de Chantelou, « Journal du voyage du cavalier Bernin en France », in Paris Gazette des Beaux-Arts, 1885, p. 135.
  • Stanislas Lami, « Carlier (Martin) », dans Dictionnaire des sculpteurs de l'école française sous le règne de Louis XIV, Paris, Honoré Champion libraire-éditeur, (lire en ligne), p. 76-78

Articles connexes

Liens externes

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