Montferrand-la-Fare

Montferrand-la-Fare
Montferrand-la-Fare
église de Montferrand-la-Fare
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Sylvie Garnero
2020-2026
Code postal 26510
Code commune 26199
Démographie
Gentilé Ferrémontains, Ferrémontaines
Population
municipale
27 hab. (2022 en évolution de −10 % par rapport à 2016)
Densité 2,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 21′ 39″ nord, 5° 27′ 01″ est
Altitude Min. 546 m
Max. 1 392 m
Superficie 11,24 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Canton de Rémuzat (avant mars 2015)
Localisation
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Montferrand-la-Fare
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Montferrand-la-Fare

    Montferrand-la-Fare est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

    Géographie

    Localisation

    Rattachée à la communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale, Montferrand-la-Fare est situé à 40 km à l'est de Nyons, 13 km au sud-est de Rémuzat qui est le chef-lieu de canton, 30 km à l'ouest de Serres dans les Hautes-Alpes.

    Communes limitrophes

    Relief et géologie

    Environnement accidenté[1].

    Hydrographie

    Rivière : la Marcijaye[1].

    Climat

    En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[3].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 964 mm, avec 7,5 jours de précipitations en janvier et 4,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rosans à km à vol d'oiseau[4], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 826,9 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

    Voies de communication et transports

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Montferrand-la-Fare est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[8]. Elle est située hors unité urbaine[9] et hors attraction des villes[10],[11].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (72,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,9 %), zones agricoles hétérogènes (18,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,8 %), prairies (4,2 %), terres arables (2,3 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Morphologie urbaine

    Hameaux et lieux-dits

    Logement

    Projets d'aménagement

    Risques naturels et technologiques

    Toponymie

    Attestations

    Montferrand

    Dictionnaire topographique du département de la Drôme[13] :

    • 1273 : castrum de Monte-Ferrando (inventaire des dauphins, 226).
    • 1305 : Mons Ferrandus (cartulaire de l'Île-Barbe).
    • 1891 : Montferrand, commune du canton de Rémuzat.

    La Fare

    Dictionnaire topographique du département de la Drôme[14] :

    • 1183 : capella de Phara (Masures de l'Isle Barbe, 117).
    • 1266 : Fara (inventaire des dauphins, 223).
    • 1273 : castrum de Fara (inventaire des dauphins, 226).
    • 1891 : La Fare, commune du canton de Rémuzat. L'une des plus petites communes de France (trois habitants).

    Montferrand-la Fare

    • (non daté)[réf. nécessaire] : Montferrand-la-Fare, à la suite du rattachement de La Fare à Montferrand[1].

    Étymologie

    Montferrand
    La Fare

    Histoire

    Du Moyen Âge à la Révolution

    Montferrand

    La seigneurie[13] :

    • Au point de vue féodal, Montferrand était une terre des barons de Montauban.
    • 1265 : les Montauban l'hommagent aux abbés de l'Île-Barbe.
    • Début XIVe siècle : la terre est inféodée à une famille de son nom.
    • Vers 1350 : passe (par mariage) aux Rosans. Une partie des droits appartient aux (de) Pierre.
    • 1370 : passe (par héritage) aux Morges.
    • 1407 : toute la terre appartient aux (de) Pierre.
    • 1452 : la terre est vendue aux Alauzon.
    • Vers 1621 : passe aux Delhomme.
    • Milieu XVIIIe siècle : passe aux Gruel, derniers seigneurs.

    Avant 1790, Montferrand était une communauté de l'élection de Montélimar et de la subdélégation et du bailliage du Buis;
    Elle formait une paroisse du diocèse de Gap, dont l'église était sous le vocable de Notre-Dame-de-Pitié et dont les dîmes appartenaient au prieur de Lemps, qui présentait à la cure[13] :

    La Fare

    La seigneurie[14] :

    • Sur le plan féodal, la terre était du fief des barons de Montauban et de l'arrière-fief des abbés de l'Île-Barbe.
    • 1277 : elle appartient aux Agoult-de-Mison.
    • 1317 : elle passe aux dauphins.
    • Elle est donnée aux Monteynard
    • Milieu XIVe siècle : vendue aux Isoard.
    • 1483 : passe aux Thollon de Sainte-Jalle.
    • 1545 : vendue aux Delhomme.
    • Première moitié du XVIIe siècle : les biens des Delhomme passent aux Manent, aux Caritat, aux Maynier et aux Estoard.
    • 1789 : monsieur du Châtelard, héritier des Manent, est le dernier seigneur.

    Avant 1790, la Fare était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage du Buis. Elle faisant partie de la paroisse de Lemps et du diocèse de Gap[14] :

    De la Révolution à nos jours

    En 1790, les deux communes font partie du canton de Rémuzat[13],[14].

    Politique et administration

    Mairie de Montferrand-la-Fare.

    Tendance politique et résultats

    Administration municipale

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1871    ?    
    1874    ?    
    1878    ?    
    1884    ?    
    1888    ?    
    1892    ?    
    1896    ?    
    1900    ?    
    1904    ?    
    1908    ?    
    1912    ?    
    1919    ?    
    1925    ?    
    1929    ?    
    1935    ?    
    1945    ?    
    1947    ?    
    1953    ?    
    1959    ?    
    1965    ?    
    1971    ?    
    1977    ?    
    1983
    (ou 1984 ?)
    1989 Paul Arnaud apparenté PCF agriculteur retraité
    1989 1995 Paul Arnaud   maire sortant
    1995 2001 Paul Arnaud   maire sortant
    2001 2008 Paul Arnaud   maire sortant
    2008 2014 Paul Arnaud   maire sortant
    2014 2020 Paul Arnaud   maire sortant
    2020 En cours
    (au 9 janvier 2021)
    Sylvie Garnero[15][source insuffisante]    

    Rattachements administratifs et électoraux

    Politique environnementale

    Finances locales

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

    En 2022, la commune comptait 27 habitants[Note 1], en évolution de −10 % par rapport à 2016 (Drôme : +2,64 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    102104133154172162181186190
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    22316917215516216213611796
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1019896917870584843
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    374046353246503730
    2021 2022 - - - - - - -
    2727-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Services et équipements

    Enseignement

    La commune relève de l’académie de Grenoble.

    Santé

    Manifestations culturelles et festivités

    Fête : le 19 mars[1].

    Loisirs

    • Randonnées : sentiers pédestres[1].

    Sports

    Médias

    Cultes

    Économie

    Agriculture

    En 1992 : bois, pâturages (ovins)[1].

    Tourisme

    Revenus de la population et fiscalité

    Emploi

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Église Notre-Dame-de-Pitié de Montferrand-la-Fare (XIXe siècle)[1].
    • Chapelle à la Fare : désaffectée[1].

    Patrimoine culturel

    Cinéma : dans Le Fils de l'Épicier, une des scènes est tournée devant l'église du village[réf. nécessaire].

    Patrimoine naturel

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique, logotype et devise

    Montferrand-la-Fare possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

    Annexes

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

    Références

    1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Montferrand-la-Fare.
    2. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
    4. « Orthodromie entre Montferrand-la-Fare et Rosans », sur fr.distance.to (consulté le ).
    5. « Station Météo-France « Rosans », sur la commune de Rosans - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    6. « Station Météo-France « Rosans », sur la commune de Rosans - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
    8. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
    9. Insee, « Métadonnées de la commune ».
    10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
    13. 1 2 3 4 J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 229.
    14. 1 2 3 4 J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 140.
    15. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr (consulté le ).
    16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    19. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
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