Nécropole de Carenque

Nécropole de Carenque
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Image illustrative de l’article Nécropole de Carenque
Localisation
Pays Drapeau du Portugal Portugal
Région Lisbonne
Localité Amadora
District de Lisbonne
Type Nécropole
Protection Monumento Nacional (1936)
Coordonnées 38° 46′ 24″ nord, 9° 14′ 38″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Portugal
(Voir situation sur carte : Portugal)
Nécropole de Carenque '
Nécropole de Carenque
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La nécropole de Carenque est un site archéologique composé de trois tombeaux bien conservés du Néolithique tardif (environ 3.000 av. J.-C.) creusés dans des affleurements calcaires. Elle est située dans la freguesia de Mina de Água (pt), sur le territoire de la municipalité de Amadora (district de Lisbonne, Portugal). [1],[2].

Elle est classée Bien d'intérêt public (Catégorie IIP) monument national depuis 19136 [3].

Historique

Le site de la nécropole a été découvert et fouillé en 1932 et a été classé Monument National en 1936. Le court laps de temps entre la découverte en 1932 et cette classification doit beaucoup au rôle important joué à l'époque par l'archéologue responsable de la découverte des grottes, Manuel Heleno, qui était directeur par intérim de ce qui est aujourd'hui le Musée national d'archéologie de Lisbonne.

Description

Ces tombes, appelées génériquement grottes artificielles car creusées dans la roche (hypogées), s'inscrivent dans une tradition culturalo-funéraire méditerranéenne, dans une phase tardive du mégalithisme. La construction et le premier dépôt de cadavres remontent à la fin du Néolithique (IVe millénaire av. J.-C.), et leur utilisation ultérieure est également attestée au Chalcolithique.

les trois tombes, creusées dans le calcaire albien-cénomanien, possèdent chacune un couloir d'accès qui communique avec la chambre funéraire par un petit portail. La chambre est percée d'un trou, ou lucarne, dans son toit, et celui-ci ainsi que le couloir étaient fermés par des dalles de calcaire. Dans ses carnets de terrain, M. Heleno fait référence à une quatrième petite grotte, déjà presque entièrement détruite.

On sait peu de choses sur les morts qui y sont enterrés. On ignore s'ils provenaient tous du même village ou s'ils appartenaient à un groupe social spécifique ayant un accès exclusif à la nécropole. On ignore presque tout des rituels auxquels ils étaient soumis, mais on admet, d'après ce que l'on sait de cette culture, que dans les sépultures les plus anciennes, les corps étaient peut-être accroupis contre les murs, en position fœtale, entourés de leurs offrandes respectives.

Les vestiges comprennent des ossements d'individus représentatifs des types humains qui peuplaient le sud de l'Estrémadure à cette époque. Des céramiques, des matériaux lithiques et métalliques ont également été collectés, ainsi que des objets votifs qui accompagnaient les morts lors du rituel funéraire. Les plus courantes sont des idoles en calcaire, allant de cylindres simples ou décorés à des représentations d'outils comme l'herminette. Des plaques d'ardoise et des lunules en calcaire ont également été collectées, toutes deux percées de trous pour leur suspension. Ces objets sont conservés au Musée national d'archéologie de Lisbonne et font parfois partie d'expositions organisées par cette institution.

Galerie

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Heleno, M., (1933), Grutas artificiais do Tojal de Vila Chã (Carenque)- Comunicação feita ao Congresso Luso-Espanhol de 1932, Lisboa, Tipografia da Empresa do Anuário Comercial.
  • Miranda, José Augusto, Necrópole de Carenque. Notícia de abertura ao público, Al-madam. Arqueologia na Região de Lisboa, II Série, nº3 Julho 1994.
  • Rocha, E., Neto, N., Lucas, J. (2008), Clã de Carenque, Uma Comunidade do Neolítico, Amadora, ARQA.

Articles connexes

Liens externes

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