Naoum al-Labaki
| Naoum al-Labaki (ar) نعوم اللبكي | |
| |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de la Chambre des députés | |
| – (1 an et 6 jours) |
|
| Prédécesseur | Habib Pacha es-Saad |
| Successeur | Emile Edde |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Date de décès | |
| Nationalité | libanaise |
| Enfants | Salah al-Labaki |
| Présidents de la Chambre des députés | |
Naoum al-Labbaki (arabe : نعوم اللبكي ; 1875 – 21 octobre 1924) était un journaliste libanais et le premier président du Parlement libanais.
Une des figures du renouveau libanais et auteur de la Nahda, il combattit le confessionnalisme et milita pour la recréation du Liban après la Première Guerre Mondiale.
Biographie
Il est né à Baabdat, dans le Moutasarrifat du Mont-Liban en 1875.
Il émigra au Brésil, où il fonda plusieurs journaux, par le biais desquels il combattit l’Empire ottoman qui étouffait son pays, mais aussi et surtout les prémices du confessionalisme qui émergeait déjà[1]. Ses plus importants journaux furent Al-Manahir[2] et Al Arz[3]. Il est considéré comme une des figures du courant Mahjar[4].
Il retourna au Liban en 1908, et continua de publier le journal à Beyrouth, dans le village de Baabdat[2]. Pourchassé sans répit par les soldats ottomans de plus en plus cruels et vindicatifs à mesure qu’ils sentaient la fin de l'Empire Ottoman proche, il a mené pendant quatre longues années une vie de fugitif. Caché dans les grottes des hauteurs de Sannine, il trouvait le moyen de confier régulièrement aux habitants de Baskinta, qui le protégeaient au péril de leur vie, des pamphlets et des articles à distribuer et à publier. Il y écrivait sa haine de l’occupant et ses idées pour son pays[1].
Il dessina une ébauche de drapeau libanais qu’il présentait entièrement blanc avec un cèdre en son milieu[1].
Après la Première Guerre mondiale, il fut élu député au Conseil représentatif du Liban puis président de celui-ci en 1923 et occupa ce poste jusqu'à sa mort le 21 octobre 1924[5].
Il est le père de Salah al-Labaki.
Il meurt le 21 octobre 1924[6], à l'âge de 49 ans, emporté par un arrêt cardiaque durant un discours devant l’Assemblée nationale[1].
Postérité
Références
- 1 2 3 4 « À l’aube de notre Liban... », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
- 1 2 « موسوعة شبكة المعرفة الريفية » [archive du ], sur archive.is, (consulté le )
- ↑ (ar) صقر أبو فخر, « يوسف الخازن ودولة اليهود: وعي مبكر لمخاطر الصهيونية », Al-Araby, (lire en ligne)
- ↑ « Pioneering Voices of the Diaspora: Maronite Literary Landscapes and Their Resonance »
, sur le site de l'Université Saint-Esprit de Kaslik - ↑ « الجمهورية اللبنانية - مجلس النواب | لمحة تاريخية | » [archive du ], (consulté le )
- ↑ (ar) مركز الابحاث والدراسات في المعلوماتية القانونية, « المجلس النيابي الدورة العادية الثانية - الجلسة السابعة 1924 », sur 77.42.251.205 (consulté le )
- ↑ « One Fine Art | articles - naoum labaki son people », sur www.onefineart.com (consulté le )
Liens externes
- Portail du journalisme
- Portail du Liban
- Portail de la politique
