Neoperreo
| Origines stylistiques | Reggaeton, dembow, trap latino, club déconstruite, raptor house, witch house, glitch, hip-house, hip-hop latino, reggaeton alternatif, musique industrielle, moombahton, funk carioca, dancehall, synthpop |
|---|---|
| Origines culturelles | Années 2010 ; Amérique latine |
| Instruments typiques | Boîte à rythmes, clavier, échantillonneur, séquenceur, synthétiseur |
| Popularité | Underground au début, modérée désormais[1],[2] |
Le neoperreo est un genre de reggaeton ayant émergé en Amérique latine dans les années 2010.
Histoire et caractéristiques
Émergeant parallèlement à l'émergence du reggaeton comme genre musical grand public à l'échelle mondiale[2],[3], le neoperreo se caractérise par des productions plus sombres et plus pop que celles des artistes les plus populaires du genre[4]. Il se caractérise également par une forte présence d'artistes féminines et queer, et par des paroles qui cherchent fréquemment à subvertir ou à se réapproprier les stéréotypes de genre, en particulier ceux liés à la sexualité[5],[6],[7]. Le terme est inventé comme hashtag par Tomasa del Real, considérée, avec Ms Nina, comme l'une des figures fondatrices du sous-genre[8],[9],[10].
Le neoperreo se caractérise également par sa nature éclectique. En plus des influences déjà mentionnées, il emprunte fréquemment à la musique électronique[2]. En particulier, au début du mouvement, plusieurs artistes incorporent des sons de la witch house[11].
Artistes et groupes
Outre Tomasa del Real et Ms Nina, d'autres figures fréquemment citées comme faisant partie du sous-genre sont La Goony Chonga[12], Bea Pelea, Paul Marmota, DJ Florentino[13], Lizz[14], et Isabella Lovestory[15]. Internet est considéré comme fondamental pour l'articulation du sous-genre[16] et ses artistes ont fréquemment fait usage d'une esthétique qui combine des éléments futuristes ou d'art en ligne avec d'autres plus associés à la culture de quartier et aux origines du reggaeton[17].
Notes et références
- (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Neoperreo » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (es) « Tomasa del Real: “El perreo se convirtió en nuestra iglesia” », sur Shock, (consulté le ).
- 1 2 3 (es) Ofèlia Carbonell, « El no-tan-neo-perreo en perspectiva: ¿cómo se diferencia aún hoy del reggaeton? », sur BeatBurguer, (consulté le ).
- ↑ (es) Marisa Arbona-Ruiz, « The 'Despacito' effect: The year Latino music broke the charts », sur NBC News, (consulté le ).
- ↑ (es) Eduardo Cepeda, « Urbano Reached Critical Mass in 2018. Now Can It Be Normalized? », sur Pitchfork, (consulté le ), This marked a big come up for neoperreo, the hashtag-turned-movement created by del Real in 2014 to denote a new wave of reggaetón, marked by darker production and its rise outside of established channels.
- ↑ (es) Marina Arias Salvado, « Neoperreo, ¿Cambiando las reglas de(l) género? La escena transnacional online del “reggaeton del futuro” », Cuadernos de Etnomusicología, no 14, (lire en ligne).
- ↑ (es) Jillian Hernandez, « Healing Perreo: DJ Sad Boy’s Queer Femme Ministry », Journal of Popular Music Studies, vol. 34, no 1, (lire en ligne)
- ↑ (en) Marina Gomá, « A Queer Migrant Gaze: Re-signifying Spanish National Identity with Electro-pop and Reggaetón », Actes Du Colloque Étudiant / Art Et Politique : Les Enjeux De La Localité Dans Les Pratiques., (lire en ligne)
- ↑ (es) Julyssa, « The who’s who of neoperreo, reggaeton’s freakiest offshoot », sur The Fader, (consulté le ).
- ↑ (es) Arroyo Cano, Alejandro, « Qué es el neo-perreo y 5 canciones para entenderlo », sur Cultura Colectiva, (consulté le )
- ↑ (es) Suzy Exposito, « Ms Nina Embarks on a Manhunt in New ‘Caprichosa’ Video », sur Rolling Stone, (consulté le ).
- ↑ (es) José Fajardo, « Rosa Pistola - Tributo a La Mulata (Primavera Labels, 2020) », sur Radio Gladys Palmera, (consulté le ).
- ↑ (es) « La Goony Chonga », sur Last.fm (consulté le ).
- ↑ (es) Richard Villegas, « An Introduction to Neoperreo, Reggaeton’s Wilder, Weirder Sibling », sur Bandcamp Daily, (consulté le ).
- ↑ (es) Verónica de la Mora, « Una cátedra de neoperreo con Lizz », sur Revista Kuadro, (consulté le ).
- ↑ (es) Jorge Lamas, « Yugen Kala crea Flux para programar arte de vanguardia en Vigo », sur La Voz de Galicia, (consulté le ).
- ↑ (es) Naimi Furlan, Hasta abajo”: Neoperreo y experiencias corpóreas mediatizadas en Instagram, Universidad Nacional de Córdoba, (lire en ligne), p. 73
- ↑ (es) Rachel Grace Almeida, « Tomasa del Real’s neoperreo playground », (consulté le ).
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