Noël Sicart

Noël Sicart

Pas d'image ? Cliquez ici

Fiche d'identité
Naissance
Perpignan (France)
Décès
Avignon (France)
Taille 1,77 m (5 10)
Poste (XV) Troisième ligne aile, troisième ligne centre, demi d'ouverture
Carrière en senior
PériodeÉquipeM (Pts)a

0000-1919
1919-0000
SO Perpignan
AS Perpignan
US Perpignan
Carrière en équipe nationale
PériodeÉquipeM (Pts)b
1922 France 1 (0)[1]

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 17 mai 2025.

Noël Sicart, né le à Perpignan (France) et mort le à Avignon (France), est un joueur international français de rugby à XV.

Durant sa carrière, il joue avec l'AS Perpignan puis l'US Perpignan aux postes de troisième ligne aile et troisième ligne centre.

Biographie

Photographie en noir et blanc représentant vingt personnes.
L'équipe de l'US Perpignan en mars 1921. Noël Sicart est le septième debout en partant de la gauche.

Noël Sicart naît le à Perpignan[2],[3].

En 1921, jouant au club de rugby à XV de l'US Perpignan, avant la finale du Championnat de France contre le Stade toulousain, avec ses coéquipiers ils reçoivent une lettre de soutien du conseiller municipal de Perpignan Jean Payra[4]. Son équipe gagne la finale 5 à 0[5],[6]. En , en sa qualité de championnat de France en titre, Perpignan participe à la coupe du Petit-Journal, en jouant un match contre l'équipe de France. Perpignan s’incline 14 à 8[7].

En , il est convoqué pour des matchs de sélection à Limoges en vue d'intégrer l'équipe de France[8]. Après une blessure au genou de Jean Boubée, il est envisagé, avec François Cahuc pour le remplacer pour le match du contre l'équipe d'Écosse, dans le cadre du Tournoi des Cinq Nations. Finalement, Cahuc est titularisé[9],[10]. Le mois suivant, il est sélectionné comme remplaçant en pour un match contre l'équipe d'Angleterre[11]. Il est de nouveau retenu en sélection nationale, cette fois-ci comme titulaire, en pour un match contre l'équipe d'Irlande[1]. Il se rend avec ses coéquipiers en avion à Dublin[12].

Le , il participe à un match de sélection à Toulouse. Son équipe, s'impose 17 à 13. Bien que considéré comme un des meilleurs sur le terrain, il n'est pas sélectionné avec l'équipe de France. Il est cependant sélectionné dans l'équipe du reste pour un match à Pau le [13]. Il participe donc au match contre l'équipe de France au stade de la Croix du Prince, le [14]. Son équipe s'impose 12 à 0, mais il n'est pas sélectionné pour autant en équipe de France[15]. En quart de finale du Championnat de France 1923-1924, il inscrit un essai face à l'Aviron bayonnais, participant à la victoire de son équipe[16]. Finaliste du même championnat contre le Stade toulousain, il est considéré comme l'un des meilleurs joueurs de la partie malgré la défaite des siens[17].

Il récidive l'expérience des matchs de sélection, postulant pour le statut d'international, le [18],[19]. Il est sélectionné par la commission de sélection, à Béziers pour un nouveau match de sélection le même mois en vue du match contre l'Irlande en [20],[21]. En , il est convoqué d'urgence pour un match contre l'équipe du pays de Galles mais il ne joue pas[22]. Cette même saison, il est titulaire lors de la finale du Championnat de France de 1924-1925, où il est considéré comme l'un des meilleurs joueurs durant le succès de son équipe[5],[23].

Non présent lors de la finale du Championnat de France 1926 pour cause d'opération d'une péritonite, l'écrivain Noël Alteze écrit, que la défaite provient entre autres de « L'absence d'un homme de la trempe de Noël Sicart »[24],[25],[26].

Blessé en début de saison 1928-1929, puis de nouveau face à l'AS Béziers, il ne peut plus assumer la fonction de capitaine, fonction alors transmise à Roger Ramis[27].

Après avoir porté le titre de capitaine de l'US Perpignan, il part vivre au Maroc en 1931. Il ne semble pas avoir arrêté sa carrière sportive à cette date[28].

Il meurt le à Avignon à 94 ans[2],[3].

Statistiques en équipe nationale

Noël Sicart compte une cape avec l'équipe de France, le contre l'équipe du pays d'Irlande lors du Tournoi des Cinq Nations 1922[1].

Bien que sélectionné pour les rencontres de ce même Tournoi des Cinq Nations contre l'Angleterre et l'Écosse, il ne rentre pas sur le terrain[3].

Détails des matchs de Noël Sicart en équipe de France[1].
Année Compétition Matchs Points Essais
1922 Tournoi des Cinq Nations1--
Total100

Palmarès

  • Vainqueur du Championnat du Languedoc en 1917 avec le SO Perpignan[29].
  • Vainqueur du Championnat de France réserves avec l'US Perpignan (équipe 3)[30].
  • Vainqueur du Championnat de France en 1921 et 1925 avec l'US Perpignan.
  • Finaliste de la Coupe du « Petit-Journal » en 1921 avec l'US Perpignan[7]
  • Finaliste du Championnat de France en 1924 avec l'US Perpignan.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 (en) « Noel Sicart » [archive du ], sur en.espn.co.uk (consulté le ).
  2. 1 2 « Notice décès Noël Sicart », sur deces.matchid.io (consulté le ).
  3. 1 2 3 « Noël Sicart », sur finalesrugby.fr (consulté le ).
  4. « La lettre de Payra », L'Indépendant, (consulté le ).
  5. 1 2 « Les sports - Champions et Championnats », La Revue française politique et littéraire, , p. 24 (lire en ligne).
  6. Alteze 1986, p. 48.
  7. 1 2 « L'équipe de France bat les « champions », en football-rugby pour la coupe du « Petit-Journal » », Le Petit Journal, , p. 2 (lire en ligne)
  8. « Football-Rugby, match de sélection », Le Petit Journal, , p. 6 (lire en ligne).
  9. Paul Champ, « France contre Écosse - Les écossais sont arrivés », Le Petit Journal, , p. 2 (lire en ligne).
  10. « France - Ecosse 1922 », sur finalesrugby.fr (consulté le ).
  11. « Rugby », Le Gaulois, , p. 6 (lire en ligne).
  12. « Football - Rugby », L'Homme libre, , p. 4 (lire en ligne).
  13. Ch. Gondouin, « On a vu évoluer à Toulouse les « as » des joueurs français », Excelsior, , p. 6 (lire en ligne).
  14. Paul Champ, « France contre le Reste de la France », Le Figaro, , p. 7 (lire en ligne).
  15. « Les Sports », Le Monde illustré, (lire en ligne, consulté le ).
  16. « Dernières nouvelles sportives », Le Matin, , p. 3 (lire en ligne).
  17. « Le Stade toulousain reste champion de France de rugby », Le Matin, , p. 3 (lire en ligne).
  18. « Peu de révélations dans les matches de sélection à Toulouse », Le Siècle, , p. 5 (lire en ligne).
  19. « Rugby - On va sélectionner », Paris-Soir, (lire en ligne).
  20. « Le match de sélection de Béziers », L'Intransigeant, , p. 4 (lire en ligne).
  21. « Pour former l'Équipe de France », Le Petit Journal, , p. 4 (lire en ligne).
  22. « Le match France-Pays de Galles », Le Midi socialiste, , p. 2 (lire en ligne).
  23. « Le championnat de rugby », La Lanterne, , p. 3 (lire en ligne).
  24. Alteze 1986, p. 68.
  25. Alteze 1986, p. 67.
  26. Alteze 1986, p. 72.
  27. « La Dépêche Sportive », La Dépêche, , p. 4 (lire en ligne).
  28. Paul Villes, « Rugby - Nouvelles et Potins », L'Intransigeant, , p. 4 (lire en ligne).
  29. « La vie sportive - Nos Échos », Le Dépêche, , p. 2 (lire en ligne)
  30. Alteze 1986, p. 43.

Annexes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externes

  • icône décorative Portail du rugby à XV
  • icône décorative Portail de la France