Olivia Elkaim
Olivia Elkaim, née le 6 mai 1976 à Noisy-le-Grand, est une journaliste et romancière française.
Biographie
Enfance et formation
Olivia Elkaim naît en 1976 à Noisy-le-Grand. Elle grandit à Torcy, en Seine-et-Marne[1]. Elle mène des études de lettres au lycée Claude Monet (Paris 13è) et à la Sorbonne Nouvelle[2].
Carrière
Journalisme
Diplômée du Centre de formation des journalistes (promotion 2000),[réf. nécessaire]Olivia Elkaim travaille pour Marianne[3], l'Évènement du jeudi[3], Capital[3] et VSD[4].
En 2011, elle rejoint La Vie[5]. Elle est nommée cheffe du service politique[6]. En 2017, elle devient journaliste spécialiste de bioéthique[2]. Elle écrit également dans Vanity Fair[7].
Littérature
À partir de 2008, Olivia Elkaim publie plusieurs nouvelles et des romans. Son premier roman, Les graffitis de Chambord, évoque l'histoire de ces galeries du château de Chambord maculées de gravures datant de toutes les époques à partir du XVIIe siècle[8].
En 2011 sort son second roman, Les Oiseaux noirs de Massada, qui obtient le premier prix de la ville d’Ambronay[6]. En 2014, elle publie Nous étions une histoire, qui dresse trois portraits de femmes et parle de la maternité, avec pour point de départ un baby blues[9].
Son cinquième roman, Je suis Jeanne Hébuterne, parait en 2017. Il s'agit d'un récit à la première personne de la muse et compagne du peintre Modigliani[10].
En 2020 sort le Tailleur de Relizane, un récit consacré à son grand-père paternel, pied-noir d’Algérie, contraint de quitter son pays natal[11],[12]. Le livre obtient le Prix Marguerite-Puhl-Demange, au festival Le livre à Metz 2021[13]. Il est également finaliste du prix Femina 2020 et du prix Femina des lycéens 2020[14],[15].
En 2023, elle publie un nouveau récit sur sa famille. Dans Fille de Tunis, elle raconte le destin de sa grand-mère maternelle, Arlette, que la guerre et la décolonisation obligeront à quitter la Tunisie pour Marseille[11],[16]. « Il ne pouvait pas être aussi réussi que le précédent, cela nous paraissait impossible. On ne l’a pas lâché. Dès la première page, on s’est retrouvée happée par l’écriture très particulière qui parvient à plonger sans effort dans l’intime.» écrit Alexandra Schwartzbrod de Libération[11]. Le livre est finaliste du Prix Pampelonne Ramatuelle[17]. Il s'agit de son septième roman[18].
Vie privée
Elle a deux fils[12].
Bibliographie
- Les Graffitis de Chambord, Grasset, 2008. Bourse Thyde Monnier de la Société des gens de lettres et Prix Montalembert
- Les Oiseaux noirs de Massada, Grasset, 2011.
- Un convoi pour Juan-Les-Pins, Moteur, 2011.
- Nous étions une histoire, Stock, 2014[19]
- Je suis Jeanne Hébuterne, Stock, 2017[20],[21],[22],[23]
- Le tailleur de Relizane, Stock, 2020[24],[25],[26],[27].
- Prix Marguerite-Puhl-Demange, au festival Le livre à Metz 2021[13].
- Finaliste du prix Femina 2020 et du prix Femina des lycéens 2020[28].
- Fille de Tunis, Stock, 2023[11],[29],[30],[31],[32],[33],[34].
.
Collectif
- Sur le divan, collectif, Stilus, 2017
Notes et références
- ↑ Yumpu.com, « Val Magazine n° 106 - Agglomération de Marne-la-Vallée / Val ... », sur yumpu.com (consulté le )
- 1 2 Ouest-France, « Le Palais. Olivia Elkaim en dédicace à La Longue Vue (interview) », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
- 1 2 3 « Olivia Elkaïm présente : "Je suis Jeanne Hébuterne" - Mots en marge », (consulté le )
- ↑ Geneviève Bridel, « Les livres de l'été », sur rts.ch, .
- ↑ « Et vous, êtes-vous heureux ? », sur La Vie.fr, 2024-12-16cet11:31:53+01:00 (consulté le )
- 1 2 « Ambronay/ salon du livre. Prix de la Ville à Olivia Elkaim », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
- ↑ Olivia Elkaim, « Dans les coulisses de la Comédie-Française avec ses jeunes (et brillants) pensionnaires », sur Vanity Fair, (consulté le )
- ↑ « Que de graffeurs célèbres au château de Chambord ! », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
- ↑ « Roman. - Pour son troisième livre, Olivia Elkaim nous dresse trois portraits de femme.. « J’ai eu envie d’aller au bout de la folie de mon personnage » », sur www.lejsl.com, (consulté le )
- ↑ « “Je suis Jeanne Hébuterne“ : Olivia Elkaim délivre la muse », sur La Vie.fr, 2017-08-30cest00:00:00+02:00 (consulté le )
- 1 2 3 4 Alexandra Schwartzbrod, « «Fille de Tunis» d’Olivia Elkaim, à vue d’aïeule », sur Libération (consulté le )
- 1 2 « « Le Tailleur de Relizane », d’Olivia Elkaim : retourner aux origines algériennes », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « Metz. Le prix du Livre à Metz décerné à Olivia Elkaïm », sur www.republicain-lorrain.fr (consulté le )
- ↑ « La sélection du prix Femina des lycéens 2020 », sur Livres Hebdo (consulté le )
- ↑ « Serge Joncour et Olivia Elkaim en finale du prix Femina », sur Franceinfo, (consulté le )
- ↑ « Olivia Elkaim : l'histoire de sa grand mère, entre Tunis et Marseille », sur ActuaLitté.com (consulté le )
- ↑ La rédaction, « La danse comme apothéose du 3e Prix Pampelonne Ramatuelle », sur Var-Matin, (consulté le )
- ↑ « Olivia Elkaim raconte "Salma Ya Salama" par Dalida », sur France Inter, (consulté le )
- ↑ Par Isabelle Spaak Le 27 février 2014 à 20h08, « Coup de coeur livre : mal de mère », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ « La rentrée littéraire en bref », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Portraits de muses avec artistes », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « "Je suis Jeanne Hebuterne" d'Olivia Elkaim (interview) », sur www.rtl.fr, (consulté le )
- ↑ « Vie et mort de la dernière muse de Modigliani », sur La Règle du Jeu, (consulté le )
- ↑ Mustapha Harzoune, « Olivia Elkaim, Le tailleur de Relizane », Hommes & migrations. Revue française de référence sur les dynamiques migratoires, no 1331, , p. 189 (ISSN 1142-852X, DOI 10.4000/hommesmigrations.11876, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Pierre Assouline, « Pour que tout change, il faut que rien ne change. », sur lorientlejour.com,
- ↑ Alexandra Schwartzbrod, « Récits d’exils du pays qui n’existe plus », sur Libération (consulté le )
- ↑ « « Parti d’Algérie en juillet 1962, mon grand-père, Marcel, savait qu’en France rien ni personne ne les attendait » (interview) », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Prix Femina 2020 - Lauréats et finalistes », sur booknode.com (consulté le )
- ↑ Centre France, « Les livres - Olivia Elkaim dessine le portrait de sa grand-mère, une Fille de Tunis », sur www.lamontagne.fr, (consulté le )
- ↑ « Jaume Cabré, Olivia Elkaim, Claude Gauvard, Iegor Gran, Goliarda Sapienza… Les brèves critiques du « Monde des livres » », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « « Fille de Tunis » : Arlette contre la bienséance », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ "Fille de Tunis" d’Olivia Elkaim : "C’est exceptionnel quand on est romancier, de connaître des personnes à la destinée flamboyante", rtbf.be, 14 novembre 2023, Propos recueillis par Christine Pinchart
- ↑ Olivia Elkaim: La perte du pays natal, c’est la perte du passé, la perte d’un certain avenir, leaders.com.tn, 20 janvier 2024
- ↑ Olivia Elkaim : « Ecrire sur Arlette me rattache au passé », lesoir.be, 23 novembre 2023, Co-responsable du MAD, Propos recueillis par Cédric Petit]
Liens externes
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