Par.ti.ta
Par.ti.ta est une œuvre de musique de chambre pour violon seul de la compositrice Lera Auerbach.
Contexte et création
Par.ti.ta prend pour modèle les partitas de Jean-Sébastien Bach[1]. C'est une commande du Bachwoche Ansbach (en)[1]. La dédicace de l'œuvre va au violoniste Vadim Gluzman[1].
Structure
L'œuvre comprend dix mouvements :
- Prelude: Adagio libero
- Moderato
- Andantino scherzando
- Serioso
- Adagio
- Vivo scuro
- Adagio tragico
- Grave
- Allegro ossessivo
- Postlude: Adagio
Analyse
Chaque mouvement est une forme de danse, présentant des figure et des motifs utilisés dans le processus de composition de Jean-Sébastien Bach mais il n'est jamais cité textuellement[1]. Si le premier est un prélude interrogatif, le second mouvement est autoritaire, mais les dissonances de micro-intervalles viennent amoindrir cette autorité[1]. Le troisième mouvement se transforme en une danse légère et ombrageuse[1]. L'atmosphère est incertaine, mais atténuée par l'andantino scherzando à l'humour sardonique, qui laisse place à un ballet dont l'écriture en pizzicato laisse à sourire[1]. Dans le mouvement suivant, noté Serioso, les arrêts se font pesants et les intervalles mélodiques de plus en plus importants[1]. L'Adagio qui suit se fait remarquer par son silence autant que par ses motifs musicaux[1]. Le Vivo scuro est le plus rapide des mouvements, que suit l'Adagio tragico[1]. Le Grave a des allures de chaconne imposante, qui n'est pas sans laisser penser à celle en ré mineur de Jean-Sébastien Bach[1]. L'Allegro ossessivo est brutal et saccadé, dans un mouvement court et explosif. Le Postlude est en accord de pizzicato aux réponses angoissées dans l'aigu[1].
Références
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Notes discographiques
- (en) Ben Hogwood et Christine Bernsted (violon), « Works for Solo Violin », Naxos (9.70376), 2025 (Lire en ligne)
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Liens externes
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