Paul de Benoist

Paul de Benoist
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Arthur Marie Paul de Benoist (né le 8 juillet 1844 à Waly, mort le 18 avril 1929 à La Membrolle-sur-Choisille, en Indre-et-Loire) est un général français sous la IIIe République, commandeur de la Légion d'honneur.

Paul est le cinquième des six fils de Victor Louis, baron de Benoist, député de Verdun sous le Second Empire et le frère des généraux Henri (1839-1899) et Jules (1842-1904)[1]. Son grand frère Albert devient également député de la Meuse.

Biographie

Paul de Benoist intègre Saint Cyr le 7 novembre 1862 et choisit la cavalerie. Plus jeune colonel de France au 11 juillet 1889, il fait les frais de la rivalité naissante entre l'église et l'Etat. Pour ne pas avoir invité le préfet du Nord Viel Durand, hostile au catholicisme, à une fête du 19e régiment de chasseurs en 1892, il se voit infligé quinze jours d'arrêts de rigueur par le général Loizillon[2]. Contrairement à ce qu'écrit le journal La Croix[3], cette affaire va avoir des conséquences sur toute sa carrière.

Nommé général de brigade[4] de cavalerie le 11 juillet 1895, il est stoppé à ce grade et fiché par le gouvernement Combes[5]. Il dirige la 1ere brigade de chasseurs de la 3e division de cavalerie le 11 juillet 1895, la brigade de cavalerie du 6e corps le 10 juillet 1896, la brigade de cavalerie du 20e corps le 23 février 1898 à Nancy[6] puis la 70e brigade d'infanterie[7] à Bordeaux le 30 décembre 1902. Cette dernière nommination dans l'infanterie ressemble à une punition du gouvernement Combes. Il dirige ensuite les brigades de cavalerie du 17e corps en 1905 puis celle du 16e corps.

Après le conflit de 1870, il aurait étudié les armées allemandes et autrichiennes (1878).

En 1872, outré par la lecture d'un article sur la Guerre franco prusienne de 1870, il frappe le rédacteur en chef de « l'Indépendance de l'Est » l'ayant vainement attendu pour un duel[8]. Ce fait divers a probablement un aspect politique avec la mise en cause du Second Empire et personnel puisque son père Victor Louis est député bonapartiste de la Meuse[9].

Sa hiérarchie militaire dit de lui[10] :

« Bon tireur. Il a tout ce qu'il faut pour faire un très bon instructeur de tirs ». (sous lieutenant d'instruction à Saumur)

« Officier complet, commande avec tact, calme et fermeté ». (régiment de dragons, 1873)

« Très intelligent et très travailleur. Il a beaucoup d'amour propre et fera tout ce qu'il faudra faire pour être à la hauteur de tout ce qu'on voudra le charger. (major)

« Se distingue par son savoir et son coup d'oeil ». (1878)

Froid avec ses égaux, il est ambitieux, intelligent avec de la tenue.

Décorations

Officier de la Légion d'honneur le 29 décembre 1896[11]

Commandeur de la Légion d'honneur le 12 juillet 1906

Médaille commémorative de la guerre de 1870-1871

Grand croix de Saint Stanislas de Russie

Grand Croix de Sainte Anne de Russie

Grand Officier de l'Aigle Blanc de Serbie

Grand Officier du Nicham Iftikar

Publications

-Historique du 19e régiment de chasseurs, Lille, Danel, 1893

-Passage des cours d'eau par la cavalerie, Edition Chapelot, Paris, 1899

-Le pigeon voyageur dans le service d'exploration, Edition Chapelot, Paris, 1900[12]

Blason de famille

  • Armes : Ecartelé aux 1 et 4 d'azur, à la bande d'or, accompagnée en chef d'une étoile à six raies d'or et d'un croissant du même en pointe; aux 2 et 3 d'argent, chargé de fleurs de lys d'azur sans nombre.
  • Supports : Deux lions d'or au naturel, tenant chacun une bandrole: celle de dextre aux armes des 1 et 4e quartiers; celle de sénestre aux armes des 2 et 3e quartiers.
  • Timbre : Couronne des Pays-Bas autrichiens: tortil de baron portant des perles sur le bord, sans tiges.

Hommage

Le monument aux morts de Brouvelieures de la guerre de 1870 a été inauguré par Paul de Benoist et porte son nom (1898)[13].

Un type de rose porte le nom de « Madame la générale Paul de Benoist ».

Annexes

Références

  1. Jacques Hussenet et Michel Godard, Dictionnaire de personnalités argonnaises,
  2. Prévost et Roman D'Amot, Dictionnaire de biographies françaises, , Page 1425
  3. « Le Colonel de Benoist », La Croix, no 2791,
  4. « Informations, sous titre 'Une belle famille' », L'Express, no 4673, , p. 1
  5. François Vindé, L'affaire des fiches 1900-1904, Chronique d'un scandale, Editions Universitaires, , p. 218
  6. « Les cavaliers à Nancy », L'Est républicain, , p. 3
  7. « La promotion militaire du Nouvel An sous partie 'Les généraux de Benoist' », L'Est républicain, no 4880, , p. 1
  8. « Tribunal correctionnel de Bar-le-Duc, Audience du 4 juin 1872 », Le Pays,
  9. « On nous écrit de Bar-le-Duc, le 4mai », La France, no 127, , p. 1
  10. Service Historique de la Défense, archives de Vincennes
  11. Base Léonore, Cote: LH/179/37
  12. Lieutenant - Colonel Revon, « Un agent de transmission de tous les temps : Le pigeon voyageur », Historama, no Numéro 301, , Pages 34 à 39
  13. Jordane Marlière, 1870 - La guerre qui a soulevé le patriotisme, Paris, Le souvenir français, , p. 15

Liens externes

Famille de Benoist

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