Peugeot BB
Le BB est un cyclomoteur de marque Peugeot lancé en France en 1956 et qui termina sa carrière en 1971.
Histoire
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À l'automne 1956, le magazine Moto Revue annonce que Peugeot est sur le point de sortir un nouveau cyclomoteur, succédant au Bima : il serait équipé d'un moteur Lavalette aml 50 qui développerait 1,8 ch à 4 800 tr/min et se nommerait « Cyrus ». Le Cyrus est bien sorti : jusqu'en 1957, c’est un des premiers cyclomoteurs de la marque à posséder un embrayage totalement automatique mais sans vitesses. Son moteur lui confère une puissance suffisante pour atteindre 55 km/h ; il n’était cependant pas raisonnable, selon la notice du fabricant, de soutenir cette vitesse sur de longues distances : ses performances se situaient donc entre 45 et 50 km/h.
Le Cyrus fut largement répandu jusqu'en 1957, quand fut lancé le BB2L avec un moteur Peugeot. Ce cyclomoteur est entièrement de conception maison ou, du moins, ne fait-il plus appel à un fournisseur de moteurs extérieur à la marque : en fait, le rapprochement effectué entre Peugeot et Terrot, et qui a abouti à l’absorption totale de ce dernier, a permis à Peugeot d'exploiter largement les recherches effectuées chez Terrot, notamment par l'ingénieur Edmond Padovani qui concevra la série des 101-102 pour Peugeot. En 1958, un second modèle apparaît, le BB2 sans suspension et dit à « cadre rigide » : il ne fait pas fureur. Peugeot veut avant tout plaire et innover et va donc présenter, au salon de 1958, le BB2 SP, la version sportive du BB2L[1]. Ce BB2 SP est remplacé au catalogue par le BB3 SP à trois vitesses à la poignée gauche en 1960[1]. Parallèlement, des modèles à embrayage automatique font leur apparition.

Le tableau ci-dessous est un aperçu de la production des modèles BB et ne comporte pas les centaines de variantes et modifications qui apparurent en cours d'année :
- 1957 : BB2 L, BB L et GL ;
- 1958 : idem 1957 + BB2 et BB2 SP ;
- 1959 : BB2 L, BB2, BB2 SP, BB N, T, TL et TLS ;
- 1960 : BB2 L, BB2, BB2 SP, BB S, ST, T, TLS et BB V ;
- 1961 : BB3 T, BB3 SP, BB S, ST, T, VT, TLS et BB V ;
- 1962 : idem 1961 + BB104 M et MV ;
- 1963 : BB3 T, BB3 SP, BB3 SS (immatriculé), BB S, ST, T, VT et TLS et BB V, BB104 M, MV, R, RV et P (immatriculé) ;
- 1964 : BB3 L, BB3 SP, BB3 K (immatriculé)[1], BB C, CT,et VCT, BB LT et VLT, BB TLS, BB V, BB104 M, MV, R et RV ;
- 1965 : BB3 L, BB3 SP, BB3 K (immatriculé), BB C, CT et VCT, BB LT et VLT, BB RT, VRT, RS et VRS, BB104 M et MV ;
- 1966-1967 : BB3 RS, BB3 SP, BB3 K (immatriculé), BB C, CT et VCT, BB LT et VLT, BB RT, VRT, RS et VRS, BB104 M et MV ;
- 1968 : BB3 RS, BB3 SP, BB C, CT et VCT, Bb LT et VLT, BB RT, VRT, RS et VRS ;
- 1969 : BB3 GT, BB3 SP, BB3 TS, BB CT et VCT, BB RT, VRT, RS et VRS à clapets ;
- 1970-1971 : BB3 GT, BB3 SP, BB3 TS, BB CT et VCT, BB RS et VRS à clapets ;
- 1972-1977 : SP3, TS3, SPR, TSR, SPN, TSN, BB3 GT (encore au catalogue en 1972).
Notes et références
- 1 2 3 Bernard Soler-Thèbes, La grande histoire du Cyclo-Sport, Editions Mondadori Axel Springer, coll. « Auto Plus Classiques - Hors-Série », (ISBN 978-2-37587-022-8)
Annexes
Liens externes
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