Peugeot SK

Peugeot SK 3
(carrosserie boulangère S3B)
Peugeot SK
Une Peugeot SK 3 boulangère (carrosserie S3B) en 2012.

Marque Peugeot
Années de production
  • SK : 1933-1934
  • SKR : 1933-1934
  • SKD : 1934-1936
  • SK 2 : 1936-1937
  • SK 3 : 1937-1938
  • SK 4 : 1937-1938
Production au total 5 439 exemplaire(s)
Classe Camionnette 10 CV, 800 kg
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) Peugeot TE 4 cylindres
Cylindrée 1 758 cm3
Puissance maximale 43 ch DIN
Boîte de vitesses 3 AV + 1 AR
Poids et performances
Poids à vide 1 058 kg
PTAC 2 250 kg
Vitesse maximale 70 km/h
Consommation mixte 12 à 14 L/100 km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Fourgon, boulangère, châssis-cabine
Dimensions
Longueur 4 200 mm
Largeur 1 580 mm
Hauteur 1 800 mm
Empattement 2 940 mm
Voies  AV/AR 1 280 mm  / 1 320 mm
Chronologie des modèles

Le Peugeot SK est une série de véhicules utilitaires produits par le constructeur automobile français Peugeot de 1933 à 1938 et dérivés des voitures Peugeot 201, 301, 302 et 402.

Historique

Type SK

La Peugeot SK de CV sort en juin 1933 pour remplacer l'utilitaire Peugeot 201 T [1]. La camionnette dispose d'une charge utile de 600 à 700 kg[1]. Elle utilise la cabine de la 201 BR et le moteur de cette voiture, type SE quatre cylindres 63 × 90 mm[2]. Ce moteur à soupapes latérales lui fournit une puissance de 23 ch (puissance fiscale de CV) et donne une vitesse maximale de 60 km/h tandis que sa consommation d'essence est de 9 à 11 L/100 km[1].

Trois carrosseries sont proposées : châssis-cabine (SKC), boulangère (SKB) et fourgon (SKL)[2],[3]. Peugeot produit 896 utilitaires type SK de juin 1933 à juin 1934[1].

Type SKR

Ce modèle complète le type SK. Il s'en distingue par son moteur SER puis SER3, celui de la 301. Ses quatre cylindres 70 × 90 mm lui donnent une puissance de 34 à 37 ch (puissance fiscale : CV)[1],[2],[3]. Trois carrosseries sont proposées : châssis-cabine (SKCR), boulangère (SKBR) et fourgon (SKLR)[2],[3]. Les dimensions restent les mêmes que le type SK, sauf l'empattement qui passe de 2,90 m à 2,94 m. À cause du supplément de puissance, la consommation augmente, 11 à 13 L/100 km[1].

Types SKD et SK 2

Une nouvelle version apparaît en novembre 1934, sous le nom de SKD[4]. La cabine est celle de la nouvelle 201 D. Le moteur SER4 reste celui de la 301 mais ses performances ont été améliorées[1]. Ce moteur lui fournit une puissance de 35 ch et donne une vitesse maximale de 70 km/h (notamment grâce à la meilleure aérodynamique de la cabine), avec une charge utile poussée à 0,8 t[1], tandis que la consommation d'essence reste identique à celle du type SKR[5].

Le type SK 2 apparaît en octobre 1936 au salon de l'automobile de Paris. Le nouveau modèle adopte la cabine et le moteur de la 201 M (en fait la 301 déclassée et simplifiée). Son aspect extérieur ne change donc pas vraiment. Le moteur SER5 fournit toujours 35 ch et les performances restent celles du type SKD[5].

Les trois carrosseries reçoivent le même code pour les variantes SKD puis SK 2 : SAC pour le châssis-cabine, SAB pour la boulangère et SAL pour le fourgon[6],[7],[8]. Les dimensions du châssis restent les mêmes que sur les types SK et SKR mais le volume disponible est augmenté à m3 contre 2,6 m3[1],[5].

La production du type SKD dure jusqu'en octobre 1936, avec 2 207 exemplaires puis le type SK 2 est produit en 920 exemplaires jusqu'en septembre 1937[1],[5].

Types SK 3 et 4

Vue latérale d'une boulangère SK3 (type S3B), conservée au musée de l'Aventure Peugeot.

Le type SK 3 prend la relève du SK 2 en septembre 1937. Il se distingue par le choix de cabine de la nouvelle 402, avec sa ligne aérodynamique dite « fusée Sochaux ». Toutefois, le moteur n'est pas celui de la 402 mais celui de la 302 alors en production. Du type TE, ce moteur culbuté à quatre cylindres 78 × 92 mm développe 43 ch (puissance fiscale : 10 CV)[1]. La vitesse maximale reste 70 km/h, la charge utile est de 800 kg mais le véhicule est légèrement plus lourd et plus volumineux que le type SK 2 tandis que la consommation est de 12 à 14 L/100km[5].

Les carrosseries sont codées S3C (châssis-cabine), S3B (boulangère) et S3L (fourgon)[8],[9].

Il est produit en 450 unités jusqu'en mars 1938[1],[5].

Enfin, la variante SK 4, similaire mais à moteur de 402 (type TH quatre cylindres 83 × 92 mm, 55 ch, 11 CV fiscaux), est produite en 16 exemplaires de février 1937 à mars 1938 pour l'exportation[1],[5].

La série des SK est remplacée en 1938 par la version utilitaire de la Peugeot 202, la 202 U[1].

Références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Claude Rouxel, « Les Peugeot SK : Les camionnettes aérodynamiques de Peugeot », Charge utile magazine, no 70, , p. 40-46
  2. 1 2 3 4 Pagneux 2002, p. 65.
  3. 1 2 3 Pagneux 2002, p. 69.
  4. Pagneux 2002, p. 68.
  5. 1 2 3 4 5 6 7 Archives Peugeot, « Série SK », sur lesamisdespeugeot01.fr (consulté le )
  6. Pagneux 2002, p. 71.
  7. Pagneux 2002, p. 73.
  8. 1 2 Pagneux 2002, p. 75.
  9. Pagneux 2002, p. 79.

Bibliographie

  • Dominique Pagneux, Peugeot: l'aventure automobile, ETAI, , 271 p. (ISBN 978-2-7268-9317-3, lire en ligne).

Voir aussi

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