Principes fondamentaux du jeu d'échecs

Principes fondamentaux du jeu d'échecs
Auteur José Raúl Capablanca
Sujet Échecs
Version originale
Langue anglais
Titre Chess Fundamentals
Date de parution 1921
Version française
Traducteur Franck Loheac-ammoun
Éditeur Olibris
Lieu de parution France
Date de parution 2016
ISBN 978-2916-34083-8

Principes fondamentaux du jeu d'échecs (Chess Fundamentals en anglais[1], Fundamentos del Ajedrez en espagnol) est un livre d'échecs de José Raúl Capablanca paru en 1921[2] qui est considéré comme un « classique ». Mikhaïl Botvinnik l'a considéré comme « le meilleur livre d'échecs de tous les temps »[3].

La première partie du livre traite des fondements du jeu selon l'auteur[4]. Cette séquence présente une exposition non linéaire, Capablanca passant de manière impromptue d'un thème à l'autre. Il insiste sur l’importance d'étudier les finales, domaine dans lequel il excellait. Dans son témoignage, il a ainsi mis l'accent sur le bien-fondé d'apprendre les finales avant d'étudier le milieu de jeu puis les ouvertures[5].

La seconde partie analyse 14 parties de Capablanca, dont la moitié sont des défaites[1], et où il est donc beaucoup question des erreurs à ne pas commettre. L'auteur, joueur naturellement doué[6], explique de manière très concise les raisons derrière les coups joués : il s'attache aux principes généraux, par des explications verbales, au lieu d'étudier minutieusement les détails de chaque variante. De fait, le style de jeu de Capablanca, comme l'indique l'analyse des parties du livre, était d'éviter au maximum les complications tactiques ; il se contentait de tout petits avantages stratégiques à exploiter. La simplicité se retrouve aussi dans le style d'écriture : Capablanca utilise un langage courant. Le revers de la médaille : il saute parfois des étapes[7].

Notes et références

  1. 1 2 Dunne 2005, p. 25.
  2. 1921
  3. Louanges de Mikhaïl Botvinnik
  4. Capablanca ayant appris les échecs à 4 ans, ces « fondements » sont loin d'être accessibles aux primo-débutants (importance du bon développement des pièces, structure de pions et son impact sur le jeu, le concept d'« initiative » et comment la maintenir...)
  5. « Pour améliorer son jeu, il faut travailler les finales avant tout. C'est la seule phase du jeu qui peut être étudiée et maîtrisée indépendamment des autres. Les milieux de jeu et les ouvertures ne peuvent pas s'affranchir de leur lien avec les finales. », cité dans 67 citations échiquéennes mythiques (Chess.com).
  6. Il n'avait, disait-il, jamais ouvert de livres d'échecs.
  7. Une fois, il affirme même que l'étudiant doit trouver par lui-même la solution, que s'il n'y parvient pas, il doit demander à son professeur d'échecs, et que s'il n'a pas de professeur, qu'il bachote et sue par lui-même.

Bibliographie

  • (en) Alex Dunne, Great Chess Books of the Twentieth Century in English, McFarland & Company, , 200 p. (ISBN 978-0786-42207-4), p. 25-27.

Liens externes

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