Procès stalinien

La désignation de procès stalinien renvoie aux procès de Moscou (1936-1938)[1].

Elle peut ainsi faire référence à d'autres procès[1]:

* procès des ingénieurs de Chakhty (1928)

Par extension, l'expression peut désigner, de manière métaphorique, une parodie de procès, organisée pour des motifs politiques.

Un concept identifié

La forme identique prise par ces procès politiques au long de l'Histoire de l'URSS sous Staline les a érigés en concept:

Le coupable d'avance (car il reconnaît son crime, à la suite d'une préparation psychologique adéquate et si nécessaire sous la menace directe ou indirecte visant sa famille ou ses amis) est jugé sans pitié et avec un respect tout formel des procédures, car tout est préparé d'avance ; la parodie de procès sert à justifier les Grandes Purges, mais aussi à faire porter le poids des échecs économiques à des boucs émissaires.

Certains de ces procès étaient tenus secrètement, ce qui est caractéristique d'une dictature lors de l'époque contemporaine.

[réf. nécessaire]

Notes et références

  1. 1 2 Nicolas Werth, « La mise en scène pédagogique des grands procès staliniens », Le Temps des médias, vol. 15, no 2, , p. 142–155 (ISSN 1764-2507, DOI 10.3917/tdm.015.0142, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

  • Alain Frerejean, Les procès staliniens, Nouveau monde éditions, (ISBN 978-2-36942-588-5)
  • Pierre Vidal-Naquet, « Fonction du procès stalinien », Esprit (1940-), no 382 (6), , p. 1101–1106 (ISSN 0014-0759, lire en ligne)

Articles connexes

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