Réserve forestière de Chiquibul

Réserve forestière de Chiquibul
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Géographie
Pays
District
Coordonnées
16° 47′ 59″ N, 89° 00′ 56″ O
Superficie
598,17 km2
Administration
Type
Réserve forestière (d)
Catégorie UICN
VI
WDPA
Création
1956
Géolocalisation sur la carte : Belize
(Voir situation sur carte : Belize)

La réserve forestière de Chiquibul, en anglais : Chiquibul Forest Reserve (CFR) se trouve dans les Monts Maya du Belize.

Géographie

La réserve forestière de Chiquibul se trouve à proximité de la frontière entre le Belize et le Guatemala. Elle s'étend sur 59 817 hectares. La réserve est bordée au sud-ouest, à l'est et au sud par le parc national de Chiquibul, au nord-ouest par la réserve archéologique de Caracol (CAR) et au nord par la réserve forestière de Mountain Pine Ridge (en)[1]. La réserve, ainsi que le parc national et la réserve archéologique, constituent la forêt de Chiquibul[2].

Histoire

Le site, qui se trouve entièrement dans les Monts Maya du Belize, est d'abord désigné comme réserve forestière en 1956, alors qu'il couvre une superficie de 184 925,9 hectares[3]. En 1961, la zone est fortement touchée par l'ouragan Hattie détruisant de nombreux arbres[4].

Une partie de la réserve est ensuite reclassée en tant que parc national de Chiquibul et réserve archéologique de Caracol. Depuis ce reclassement en 1991, la réserve couvre 59 817 hectares. C'est la plus grande réserve gérée du Belize[3],[5].

Gestion

La réserve est gérée pour la production de bois et de produits forestiers non ligneux. Elle est gérée par Bulridge Limited en vertu d'une licence forestière à long terme délivrée par le gouvernement du Belize en 2006, le Département des forêts du Belize étant l'organisme de réglementation pour la gestion durable des forêts. Bulridge Limited, en vertu de sa licence forestière à long terme, procède à des coupes sélectives, ainsi qu'à des pratiques sylvicoles et à l'entretien des routes afin de promouvoir des opérations d'exploitation forestière durables[6].

En 2003, les principales espèces forestières récoltées sont le mahogany (Swietenia macrophylla), l'acajou amer (Cedrela odorata) et le pin caraïbe (Pinus caribaea) sur une rotation de 40 ans[4].

Menaces

La principale menace pour la flore et la faune dans la réserve est le braconnage, l'exploitation forestière illégale, la récolte de Xaté (en)[note 1] par les Xateros guatémaltèques et d'autres activités illégales. Ces activités sont principalement pratiquées par les résidents d'un certain nombre de communautés guatémaltèques situées à proximité de la frontière entre le Belize et le Guatemala, et qui ont un accès facile à la réserve. L'accès à la réserve depuis le côté bélizien est plus problématique[1].

Flore et Faune

La région de la forêt de Chiquibul, y compris la réserve forestière de Chiquibul, comprend dix-sept écosystèmes distincts qui sont en grande partie des variantes de forêts tropicales de feuillus à feuilles persistantes de basse altitude et de l'étage submontagnard, avec différents niveaux d'humidité et types de substrats. Ces écosystèmes offrent une diversité d'habitats à une faune très variée, dont de nombreuses espèces rares telles que le jaguar, l'ocelot, le margay et l'ara rouge. La région reçoit 2 000 mm de précipitations par an et fait partie du bassin versant du fleuve Belize, ainsi que des zones riveraines qui abritent le tapir de Baird[7].

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Chiquibul Forest Reserve » (voir la liste des auteurs).

Notes

  1. Les xaté (prononcer : shatay) sont les feuilles de trois espèces de palmiers Chamaedorea (Chamaedorea ernesti-augusti, Chamaedorea elegans et Chamaedorea oblongata). Les frondes sont très appréciées en fleuristerie car elles peuvent durer jusqu'à 40 jours après avoir été coupées.

Références

  1. 1 2 (en) Samuel G. M. Bridgewater, Philippa Pickles, Nancy C. Garwood et Malcolm Penn, « Chamaedorea (Xaté) in the Greater Maya Mountains and the Chiquibul Forest Reserve, Belize: An Economic Assessment of a Non-Timber Forest Product », Economic Botany, vol. 60, no 3, , p. 265–283 (ISSN 0013-0001, DOI 10.1663/0013-0001(2006)60[265:CXITGM]2.0.CO;2, JSTOR 4257116, lire en ligne Accès payant, consulté le )
  2. (en-US) Boris Arevalo, « Effects of poaching on game species communities in the Chiquibul Forest - Study No. 2 » Accès libre [PDF], sur Friends for Conservation and Development, (consulté le )
  3. 1 2 (en) Malcolm G. Penn, David A. Sutton et Alex Monro, « Vegetation of the greater Maya Mountains, Belize », Systematics and Biodiversity, vol. 2, no 1, , p. 21–44 (ISSN 1477-2000, DOI 10.1017/S1477200004001318, lire en ligne Accès payant, consulté le )
  4. 1 2 (en) Marcella J. Kelly, « Jaguar monitoring in the Chiquibul Forest, Belize », Caribbean Geography, vol. 13, no 1, , p. 19-32 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  5. (en) « Protected Planet | Chiquibul » Accès libre, sur Protected Planet (consulté le )
  6. (en-US) « Bulridge | Belize Innovative Forest Management » Accès libre, sur bulridgebelize.com (consulté le )
  7. (en) Katherine Groff et Mark Axelrod, « A Baseline Analysis of Transboundary Poaching Incentives in Chiquibul National Park, Belize », Conservation and Society, vol. 11, no 3, , p. 277–290 (ISSN 0972-4923, JSTOR 26393116, lire en ligne Accès libre, consulté le )

Article connexe

Liens externes

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