Robert Marchal (poète)
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(à 23 ans) Septsarges |
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Robert Marchal, né le dans le 10e arrondissement de Paris et mort pour la France à Septsarges dans le départements de la Meuse le , est un poète français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France.
Biographie
Robert Jules Marchal, né le au n°9 bis passage des Petites-Écuries à Paris est le fils de Marie Jules Marchal (1854-1903) graveur-lithographe et d'Ernestine Aline Lambert (1860-1932)[1].
D'abord scolarisé au collège Chaptal puis au lycée Condorcet[2], il est admis dans la section lettres à l'École normale supérieure en 1910[3],[4].
Après son admission à l'École normale supérieure, il doit accomplir une première année de service militaire. Il signe son engagement à Paris le 8 octobre 1910 et commence son service militaire au 45e régiment d'infanterie. Nommé caporal en avril 1911, il est libéré et reprend ses études en octobre 1911[5] avec l'intention de s'orienter vers l'agrégation d'italien. Il fait deux longs séjours en Italie, en 1912 et 1913-14 et rédige un mémoire intitulé Giulio Caccini, la mélodie accompagnée et le drame musical, pour le diplôme d'études supérieures qu'il obtient en juin 1914[3],[6].
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il est mobilisé au 132e régiment d'infanterie et nommé sous-lieutenant de réserve le jour-même. Il combat avec son régiment dans la Meuse et tombe dès son premier jour au feu aux environs de Septsarges, près de Montfaucon, le [7],[8],[9].
Il laisse deux romans non publiés et des poèmes qui seront rassemblés par son ami Louis Jardin sous le titre Poèmes de l'œillet blanc[10].
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur, à titre posthume, décret du 1er octobre 1918[11]
Croix de guerre –, palme de bronze
Hommages
- Le nom de Robert Marchal est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[12].
- Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 du lycée Chaptal, de l'École Normale Supérieure et de la Sorbonne à Paris, et sur le Monument aux Parisiens morts pendant la Première Guerre.
Œuvres principales
- Poèmes de l'œillet blanc, inédit, 1913
- Vie et mort d'un premier amour, roman inédit[10]
Bibliographie
- Henri Hauvette, « Nos deuils : Robert Marchal », Bulletin italien de la facultés des lettres de Bordeaux, vol. XV, , p. 52-54 (lire en ligne)
- Georges Verdal, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. 1, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , p. 427-433
Références
- ↑ « Paris - 1890 - Naissances - 10e arrondissement - V4E 6322 », sur archives.paris.fr, p. 13
- ↑ Verdal 1924, p. 427.
- 1 2 Hauvette 1915, p. 53.
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, , p. 6479
- ↑ « Paris - Marchal, Robert Jules - matricule n° 2583 - D4R1 1590 », sur archives.paris.fr
- ↑ Verdal 1924, p. 430.
- ↑ Hauvette 1915, p. 54.
- ↑ « Robert Jules MARCHAL - Mort pour la France le 01-09-1914 (Septsarges, 55 - Meuse, France) », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
- ↑ « Paris - 1920 - Décès - 11e arrondissement - 11D 281 - acte n° 625 », sur archives.paris.fr, p. 27
- 1 2 Verdal 1924, p. 431.
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, , p. 11472
- ↑ « La Pensée française », sur Gallica, , p. 2
Liens externes
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