Rosangela da Silva naît le à União da Vitória, une petite ville de l'intérieur de l'État du Paraná[1], dans le sud du Brésil. Elle est issue d'une famille modeste: son père est commerçant et sa mère femme au foyer[2].
Elle déménage à Curitiba pendant son enfance[3].
En 1990, elle commence des études de sciences sociales à l'université fédérale du Paraná et se spécialise en histoire dans la même institution. Étudiante médiocre[2], elle est embauchée le par Itaipu Binacional, qui gère le grand barrage hydroélectrique sur le Rio Paraná, à la frontière avec l'Uruguay. À cette époque, il n'y a pas d'examens dans la fonction publique. Rosangela da Silva se révèle au fil des années une militante aguerrie et une femme active[2]. Elle travaille pendant 16 ans pour cette société publique[2], devenant l'adjointe du directeur général et coordonnatrice des programmes concernant le développement durable. Elle se lie avec Gleisi Hoffmann, directrice financière d'Itaipu Binacional, qui deviendra députée du Parana et présidente du PT[2].
Entre 2012 et 2016, Rosangela da Silva est conseillère en communication et en affaires institutionnelles chez Eletrobras, à Rio de Janeiro. En 2016, elle retourne à Itaipu. Elle quitte officiellement l'entreprise le [3].
Rencontre et mariage avec Lula da Silva
Rosangela da Silva et l'homme politique Luiz Inácio Lula da Silva, veuf, commencent à se fréquenter en 2018. Elle lui rend fréquemment visite après son arrestation au siège de la police fédérale à Curitiba. À la sortie de prison de Lula le , ils annoncent leurs fiançailles[5]. Ils se marient le à São Paulo[6],[7].
Campagne électorale de 2022
Elle s'investit dans la campagne présidentielle de 2022, s'assurant de la sécurité et de la logistique des meetings, créant des comités d'artistes en soutien de Lula[2]. Elle prête sa voix au jingle de la campagne et invente aussi son slogan, «L'amour vaincra la haine»[2].
Première dame du Brésil
Rosângela Lula da Silva et son époux en juin 2023.
Après le retour de Lula à la présidence du pays en 2023, elle devient Première dame du Brésil. Elle organise la cérémonie d’investiture de son époux et se montre très active sur les réseaux sociaux[8]. Elle est critiquée pour ses goûts de luxe et ses interférences dans la vie politique[2].