Sébastien Gutzwiller

Sébastien Gutzwiller
Autoportait (1838)
Biographie
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Bâle
Nationalité
Activité

Sébastien Gutzwiller, né le à Uffheim et mort le à Bâle, est un peintre alsacien. Il a notamment peint de nombreuses œuvres pour les églises d’Alsace et de Suisse.

Biographie

Sébastien Gutzwiller naît le à Uffheim. Son père, qui porte le même nom que lui, est laboureur et huilier et sa mère, Catherine Bacher, meurt alors qu’il est encore enfant, en 1803[1]. Sans être riche, la famille a un statut et des revenus supérieurs à ceux du simple paysan : l’appellation « laboureur » veut dire que son père possède son propre bœuf et son statut d’huilier confère des revenus intéressant à une époque ou l’huile est un produit central, notamment pour l’éclairage[2].

Il étudie le dessin à Mulhouse puis est admis à l’Académie des beaux-arts de Paris. À l’issue de sa formation, il parcourt la France, travaillant également comme portraitiste à Meaux, au Havre, à Rouen et à Marseille. Il conserve néanmoins des liens avec l’Alsace, puisqu’il épouse à Mulhouse le Caroline Grumler, dont la famille comporte plusieurs peintres[1]. En 1830, il s’installe à Bâle et se tourne également vers la peinture religieuse et la restauration d’œuvres, tout en continuant à peindre beaucoup de portraits[2].

Le , il reçoit l’autorisation de s’établir comme peintre dans l’atelier de Henri Lamy à Bâle. En tant que français né en Alsace, il doit choisir sa nationalité après l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1871 et opte pour la France. Il meurt le à Bâle[1].

Œuvres

Le Concert de famille, 1849.

Sébastien Gutzwiller ne signe ni ne date ses œuvre et n’en a pas tenu de catalogue, il est donc parfois difficile de les identifier et de les situer chronologiquement[3]. Les premiers tableaux connus de Sébastien Gutzwiller, peints à l’adolescence, sont des portraits de ses parrain et marraine Jacques et Adelgonde Haaby[2].

Dans l’ensemble, Sébastien Gutzwiller est généralement considéré comme un peintre moyen : doté d’un grand sens du détail, il est en revanche peu créatif et recourt à des compositions conventionnelles. Les portraits sont ainsi pour la plupart tous très similaires, avec une pose identique et statique, effet renforcé par le manque de vivacité dans le regard. En revanche, les vêtements sont représentés de manière naturaliste. Dans Le Concert de famille, qui représente une scène d’intérieur, les différents groupes sont représentés de manière isolée, sans cohérence d’ensemble, donnant un effet figé à l’ensemble[4]

Références

  1. 1 2 3 Fuchs 1989, p. 1342.
  2. 1 2 3 Koenig 1999, p. 37.
  3. Koenig 1999, p. 31.
  4. Koenig 1999, p. 37, 38-39.

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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