Saint-Octave-de-l'Avenir

| Pays | |
|---|---|
| Province | |
| Région administrative | |
| Municipalité régionale | |
| Territoire non organisé | |
| Coordonnées |
48° 59′ 52″ N, 66° 33′ 31″ O |

Saint-Octave-de-l'Avenir était un village de la Gaspésie au Québec dans l'Est du Canada. Le village fut fondé en 1932 et fermé en 1971. Il était couramment appelé simplement Saint-Octave. Le territoire du village fait aujourd'hui partie du territoire non organisé du Mont-Albert dans la municipalité régionale de comté de La Haute-Gaspésie.
Toponymie
Le nom de « Saint-Octave-de-l'Avenir » rappelle le curé fondateur, Louis-Octave Caron qui est né à Saint-Octave-de-Métis. Aujourd'hui, le toponyme correspond à un lieu-dit du territoire non organisé du Mont-Albert[1].
Le nom de La Colonie-de-Saint-Octave-de-l'Avenir a également été utilisé et l'endroit était populairement, surtout à ses débuts, simplement appelé « la colonie »[2],[3].
Géographie
Le village de Saint-Octave-de-l'Avenir était situé dans les monts Chic-Chocs sur la péninsule gaspésienne. Il était situé dans l'arrière-pays de Cap-Chat, plus précisément à 18 km de cette ville et à une altitude de 380 m[1].
Histoire
La colonisation du territoire de Saint-Octave-de-l'Avenir commença en 1932 dans le cadre d'un programme de colonisation. En effet, face à la crise économique, le curé de Cap-Chat, Octave Caron, fonda une colonie dans l'arrière-pays de Cap-Chat nommée Saint-Octave-de-l'Avenir en son honneur par ses paroissiens. La principale activité économique du village était l'exploitation forestière. Le ministère de la Colonisation versait une allocation à chaque famille s'y établissant selon le nombre d'enfants[4]. Une chapelle qui servit également d'école fut construite en 1933[5]. Le bureau de poste fut ouvert en 1934[5]. En 1935, la paroisse reçut son premier curé résident, Auguste Rivard. La même année, une seconde chapelle ainsi qu'un presbytère furent construits[5]. C'est également cette année-là que le village fut officiellement fondé[1]. Une route carrossable fut construite pour rejoindre Cap-Chat de 1936 à 1937[5]. De 1939 à 1940, l'église fut construite[5].
En 1939, le village comprenait une population de 900 habitants[4]. Il atteignit son maximum de population en 1941 avec 1 067 habitants[5]. En 1961, il en comptait 510[5].
Dans les années 1970-1971, le village était grandement touché par le chômage[4]. Il fut fermé dans le cadre du « plan de développement de l'Est du Québec » sous le gouvernement de Robert Bourassa qui recommandait la fermeture de dix paroisses en Gaspésie, incluant Saint-Octave-de-l'Avenir[5],[6]. La fermeture a été officialisée lors d'un référendum municipal le qui se solda avec 90% en faveur de la fermeture. Le gouvernement provincial prévoyait la remise d'une somme de 1000$ pour le couple ainsi que 500$ par enfant de la famille, mais plusieurs familles étaient déjà parties sans compensation avant la fermeture du village[6]. Deux maisons du village ont été déménagées, les autres ont été brûlées ou démolies[6],[3]. Lors de sa fermeture en , le village comprenait 225 habitants[5]. Les dernières familles partirent en 1971, à l'exception de trois familles de cultivateurs. D'ailleurs, un documentaire intitulé Chez nous, c'est chez nous fut tourné pour le départ de la famille Aurèle Fraser en 1972[5],[3]. Le 18 mai 1970, le Syndicat coopératif forestier de Saint-Octave-de-l'Avenir décidait de sa liquidation[7], suivi par l'Association coopérative de St-Octave le 12 septembre 1971[8]. La paroisse de St-Octave-de-l'Avenir a été supprimée par décision de l'évêque de Gaspé le 14 octobre 1971[9] et la Fabrique a été dissoute par avis du ministre des Institutions financières publié le 4 mai 1974[10].
En 1972, le village a été acquis par la Ligue navale du Canada afin d'en faire un camp de cadets de la marine[1],[6]. Le camp est devenu un camp de cadets de l'air en 1980, puis, un camp de cadets de l'armée en 1983, avant d'être finalement fermé en 2005[1],[6].
Aujourd'hui, les seuls bâtiments du village qui existent encore sont l'église, l'école et le presbytère. Ce dernier sert d'auberge[6].
Notes et références
- 1 2 3 4 5 Saint-Octave-de-l'Avenir, Commission de toponymie du Québec, page consultée le 2 octobre 2013
- ↑ La Colonie-de-Saint-Octave-de-l'Avenir, Commission de toponymie du Québec, page consultée le 2 octobre 2013
- 1 2 3 Marcel Carrière, Chez nous, c'est chez nous, Office national du film 1972, page consultée le 1er octobre 2013
- 1 2 3 Jean-Marie Fallu, Une histoire d'appartenance : La Gaspésie, vol. 7, Sainte-Foy (Québec), Les Éditions GID, , 557 p. (ISBN 2-922668-37-1), p. 83.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Saint-Octave-de-l’Avenir : 1932 - 1971, Journal Le Pelletier, page consultée le 1er octobre 2013
- 1 2 3 4 5 6 Dave Fortin, Fermeture de Saint-Octave de l'Avenir : déjà quarante ans, Le Riverain, 1er septembre 2011, page consultée le 1er octobre 2013
- ↑ Gazette officielle du Québec, Vol. 102, No 31, 1er août 1970, p. 4400
- ↑ Gazette officielle du Québec, 103e année, No 49, 4 décembre 1971, p. 8822
- ↑ Gazette officielle du Québec, Vol. 104, No 12, 25 mars 1972, p. 2845
- ↑ Gazette officielle du Québec, Partie 1 - Avis juridiques, No 18, 4 mai 1974, p. 3378
Annexes
Article connexe
Liens externes
- Corporation des anciens de Saint-Octave-de-l'Avenir
- Saint-Octave-de-l'Avenir, Commission de toponymie du Québec
- Chez nous, c'est chez nous, Office national du film
- Portail de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine