Saurer type B (modèle de camion)

Saurer type B4
Saurer type B (modèle de camion)
Saurer type B (avec gazogène) en 1925.

Marque Saurer
Années de production 1913-1920
Usine(s) d’assemblage Usine Saurer de Suresnes
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) Saurer 4 cylindres 110 × 140 mm
Cylindrée 5 322 cm3
Puissance maximale 30 ch DIN (22 kW)
Transmission chaînes
Poids et performances
Poids à vide 3 200 kg
PTAC 8 200 kg
Vitesse maximale 25 km/h
Dimensions
Empattement 3 900 mm

Le Saurer type B est un modèle de camion fabriqué par Saurer-Suresnes pendant la Première Guerre mondiale.

Historique

Saurer type B au concours d'endurance du ministère de la Guerre de 1911.

Le type B est dérivé du modèle suisse fabriqué à Arbon par l'usine-mère de Saurer. Fabriqué de manière indépendante dans l'usine française, il se classe premier au concours d'endurance de juillet-août 1911 organisé par le ministère de la Guerre[1].

Sa charge utile, annoncée en 1911 de t, est réduite l'année suivante à 3,5 t. Le type B est à nouveau primé aux concours de 1912, de 1913[1] et de 1914[2]. La version produite à partir de 1913 est désignée B4[3] et sa production s'étend jusqu'en 1920[1].

À la mobilisation d'août 1914, l'Armée française réquisitionne les modèles achetés par les particuliers (ayant bénéficié des primes ministérielles) puis commande de nouveaux camions sortant d'usine[1]. Les Saurer type B servent notamment dans l'artillerie lourde comme transporteurs de munitions ou de matériel[1],[4] mais également dans les sections de transport de matériel[5],[6]. En 1915, le Saurer type B est testé comme porteur de canon de 75 mais le Jeffery Quad à quatre roues motrices est finalement adopté dans ce rôle[7]. En 1918, l'emploi des véhicules est rationalisés par constitution d'unités homogènes et les type B sont regroupés dans l'artillerie lourde ou de campagne[8].

L'Armée teste en novembre 1917 pendant la guerre une variante où l'essieu arrière est remplacé par un train chenillé. 300 jeux de chenilles sont commandés, 271 sont livrés et les Saurer les ayant reçus servent comme transports de munitions dans la réserve générale d'artillerie[9].

Dans l'entre-deux-guerres, le type B est retenu pour le port du canon de 105 mm long modèle 1913 au sein de l'artillerie portée. Dans cet usage, ils sont toujours en service au début de la Seconde Guerre mondiale, jusqu'à la bataille de France[10].

Conception

Le Saurer type B est doté d'une transmission à chaînes. Les camions Saurer sont également équipés de dispositifs avancés : un frein-moteur à air comprimé, un carburateur automatique et un régulateur de vitesse à 25 km/h[1].

Le moteur, un quatre-cylindres groupés deux par deux, est du modèle conçu à Arbon en 1907 et est commun aux types A, B et C. D'une cylindrée de 5,3 l, il donne au type B une puissance de 30 ch[1].

Références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 François Vauvillier, « Les Saurer aux armées 1914-1918 », Guerre, blindés et matériel, no 81, , p. 56-63
  2. Boniface et Jeudy 1996, p. 17.
  3. Boniface et Jeudy 1996, p. 224-225.
  4. Boniface et Jeudy 1996, p. 134.
  5. Boniface et Jeudy 1996, p. 225.
  6. Guy François et François Vauvillier, « Les sections TM : I - d'août 1914 à février 1916 », Guerre, blindés et matériel, no 151, , p. 25-34
  7. François Vauvillier, « Jeffery et Nash Quad : L'oncle d'Amérique débarque avant l'heure », Guerre, blindés et matériels, Histoire & Collections, , p. 24
  8. Boniface et Jeudy 1996, p. 209.
  9. Boniface et Jeudy 1996, p. 146-147.
  10. François Vauvillier et Jean-Michel Touraine, L'automobile sous l'uniforme 1939-40, Massin, (ISBN 2-7072-0197-9), p. 112-113

Bibliographie

  • Jean-Michel Boniface et Jean-Gabriel Jeudy, Les camions de la victoire : le service automobile pendant la Grande guerre, 1914-1918, Paris, Massin, (ISBN 9782402439756, OCLC 963220189).
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