Savants de la tour Eiffel

Emplacement des noms sur la tour.

Les savants de la tour Eiffel sont 72 hommes, scientifiques, ingénieurs ou industriels, dont Gustave Eiffel a fait inscrire les noms sur la tour Eiffel à Paris. Ils ont été choisis parce qu'ils ont honoré la France de à , la tour Eiffel ayant été construite pour l'Exposition universelle de qui célébrait le centenaire de la Révolution française de .

Description

Gros plan sur un des noms (Cauchy).

Ces 72 noms s'étalent sur la frise du premier étage de la tour Eiffel, à raison de 18 noms sur chacune des quatre faces. Chaque nom occupe l'espace entre deux poutrelles.

Ils sont inscrits en lettres capitales, dorées, en relief, de 60 cm de haut.

Seul le nom de famille apparaît, ce que retrace le tableau ci-dessous en y apportant des informations supplémentaires.

Histoire

Inscription des noms sur la tour.

Le , lors d'une conférence devant la Société centrale du travail professionnel, Gustave Eiffel déclare[1] :

« Pour exprimer d'une manière frappante que le monument que j'élève sera placé sous l'invocation de la Science, j'ai décidé d'inscrire en lettres d'or sur la grande frise du premier étage et à la place d'honneur, les noms des plus grands savants qui ont honoré la France depuis jusqu'à nos jours. »

On sait peu de choses sur la manière dont les noms sont choisis. On sait en revanche que certains savants sont refusés pour cause de nom trop long : Charles et Henri Sainte-Claire Deville, Jean-Baptiste Boussingault, Henri Milne-Edwards et Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau. Tous les noms choisis comportent en effet 12 lettres au plus, en raison de la place limitée entre les poutrelles[2].

Les noms sont recouverts de peinture au début du XXe siècle avant d'être restaurés entre et par la Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE).

Une exposition intitulée Les 72 savants de la tour Eiffel est inaugurée à la bibliothèque de l'institut Henri-Poincaré le , lors de la fête de la science, et dure jusqu'au , avec le soutien de la Société mathématique de France[3].

Faces


Liste

Caractéristiques de la liste


Notes et références

  1. Barral 1892, p. 4.
  2. Barral 1892, p. 19.
  3. « Vie de la société », Gazette des mathématiciens, no 90, (lire en ligne).
  4. Barral 1892, p. 20.
  5. 1 2 3 Barral 1892, p. 21.
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Barral 1892, p. 22.
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Barral 1892, p. 25.
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Barral 1892, p. 23.
  9. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 Barral 1892, p. 24.
  10. Barral 1892, p. 22-23.
  11. Bernard Pire, « Lamé Gabriel () », dans Encyclopædia Universalis, 2015? (lire en ligne).
  12. 1 2 Alphonse Rebière, Les Femmes dans la science : Conférence faite au cercle Saint-Simon, le , Paris, Nony, , 85 p. (BNF 31184286), p. 53 [lire en ligne].
  13. (en) H. J. Mozans (pseudoynme de John Augustine Zahm), Woman in Science : With an Introductory Chapter on Woman's Long Struggle for Things of the Mind, New York et Londres, Appleton, , 452 p., p. 156 [lire en ligne], cité par :
    • (en) Sœur Mary Thomas a Kempis (nom en religion de Sophia Kloyda), « An Appreciation of Sophie Germain », National Mathematics Magazine, vol. 14, no 2, , p. 81–90 (JSTOR 3028203) ;
    • (en) Lynn M. Osen, Women in Mathematics, Cambridge (Massachusetts), MIT Press, , 185 p. (ISBN 0-262-65009-6 et 0-262-15014-X), p. 92 [lire en ligne] ;
    • (en) Ann Hibner Koblitz (en), « From Carthage to Vietnam : The Diversity of Women's Experiences in Mathematics », Schriftenreihe zur Didaktik der Mathematik, Österreichischen Mathematischen Gesellschaft (ÖMG), no 25, , p. 108–142 (lire en ligne), repris dans (en) Ann Hibner Koblitz, « Mathematics and Gender : Some Cross-Cultural Observations », dans Gila Hanna (dir.), International Commission on Mathematical Instruction (ICMI), Towards Gender Equity in Mathematics Education : An ICMI Study, Dordrecht et Boston, Kluwer Academic, coll. « New ICMI Study Series (NISS) » (no 3), , 304 p. (ISBN 0-7923-3921-5 et 0-7923-3922-3, DOI 10.1007/0-306-47205-8_7), p. 93–109 et dans (en) Ann Hibner Koblitz, chap. 12 « Mathematics and Gender : Some Cross-Cultural Observations », dans Glen Van Brummelen (dir.) et Michael Kinyon (dir.), Canadian Mathematical Society (CMS), Mathematics and the Historian's Craft : The Kenneth O. May Lectures, New York, Springer, coll. « CMS Books in Mathematics (CMSBM) » (no 21), , 357 p. (ISBN 0-387-25284-3, DOI 10.1007/0-387-28272-6_13), p. 329–345 (331) [lire en ligne] ;
    • (en) Marilyn Frankenstein et Arthur B. Powell, chap. 4 « Toward liberatory mathematics : Paulo Freire's epistemology and ethnomathematics », dans Colin Lankshear (dir.) et Peter McLaren (dir.), Politics of Liberation : Paths from Freire, Londres et New York, Routledge, , 229 p. (ISBN 0-415-09126-8 et 0-415-09127-6, DOI 10.4324/9780203421369-8), p. 89 [lire en ligne], repris dans (en) Arthur B. Powell et Marilyn Frankenstein, chap. 2.II « Uncovering distorted and hidden history of mathematical knowledge », dans Arthur B. Powell (dir.) et Marilyn Frankenstein (dir.), Ethnomathematics : Challenging Eurocentrism in Mathematics Education, Albany, State University of New York Press, coll. « SUNY Series, Reform in Mathematics Education », , 440 p. (ISBN 0-7914-3351-X et 0-7914-3352-8), p. 52–53 [lire en ligne], et dans (en) Marilyn Frankenstein, « Chapter Four: Breaking Down the Dichotomy Between Learning and Teaching Mathematics », Counterpoints, no 60 « Mentoring the Mentor: A Critical Dialogue with Paulo Freire », , p. 59–87 (80) (JSTOR 45135942), citant aussi Osen 1974 ;
    • (en) Simon Singh (préf. John Lynch), Fermat's Enigma : The Epic Quest to Solve the World's Greatest Mathematical Problem, New York, Walker, , 315 p. (ISBN 0-8027-1331-9).
  14. Autres auteurs :
  15. Barral et Barral 1889, p. 10.
  16. Barral et Barral 1889, p. 11.
  17. François Landon, La tour Eiffel superstar, Paris, Ramsay, coll. « Les Nostalgies », , 159 p. (ISBN 2-85956-303-2), p. 66.
  18. « Genève » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  19. Erwin Neuenschwander (trad. Roxane Jacobi Humbert-Droz), « Charles Sturm » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  20. Gabriel Lamé (membre de l'Institut), « Discours prononcé lors de la reprise du cours de calcul des probabilités, à la faculté des Sciences, le  », Nouvelles annales de mathématiques (Journal des candidats aux écoles polytechniques et normale), t. 10, , p. 214–238 (lire en ligne).
  21. « Les grandes inventions mécaniques d'origine française », La Nature, vol. 17, no 846, , p. 187 (lire en ligne).
  22. Barral 1892.
  23. Derens 1994.
  24. Kerdellant 2021.
  25. « Les scientifiques au Panthéon », sur cheminsdememoire.gouv.fr, Académie de Paris et Centre des monuments nationaux, p. 7.
  26. Pierre Pelou, Concert au Lingotto, L'Harmattan, coll. « Amarante », , 203 p. (ISBN 978-2-343-12124-6), p. 9 [lire en ligne].
  27. 1 2 Thierry Lentz, Les ministres de Napoléon : Refonder l'État, servir l'empereur, Paris, Perrin, coll. « Tempus » (no 659), , 303 p. (ISBN 978-2-262-04375-9).

Voir aussi

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [Barral et Barral 1889] Georges Barral et Jacques Barral, Histoire populaire des 72 savants dont les noms sont inscrits sur la grande frise de la Tour Eiffel, Paris, J. Mersch, (réimpr. 2009), 146 p. (OCLC 511617240, BNF 30058918). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Barral 1892] Georges Barral, Le Panthéon scientifique de la tour Eiffel : Histoire des origines, de la construction et des applications de la tour de 300 mètres, biographie de ses créateurs, exposé de la vie et des découvertes des 72 savants dont les noms sont inscrits sur la grande frise extérieure, Paris, Albert Savine, , 508 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

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