Sentiment antichinois au Japon
Le sentiment antichinois au Japon est un phénomène présent majoritairement depuis le XXe siècle.
Histoire
En , à la suite d'un accord signé entre les États-Unis et le Japon en , les îles Senkaku reviennent au Japon avec les îles Ryūkyū[1],[2],[3]. Cependant, l'accord ne mentionne pas les îles Senkaku, selon le souhait des États-Unis de ne pas être mêlés à une querelle territoriale qui débute[4]. Dès l'annonce de la restitution en 1971, elle est immédiatement dénoncée par la république de Chine (Taïwan) et suivie de près par la république populaire de Chine[5],[1].
Sur Internet se développe le phénomène de la Netto uyoku (ネット右翼, littéralement « droite d'Internet ») qui désigne les internautes japonais qui, par le biais de blogs ou de communautés virtuelles, émettent des messages à caractère nationaliste, caractérisés par une réprobation de la Chine et des deux Corée, ainsi que de leurs habitants[6].
En 2001, la maison d'édition Fusōsha édite un manuel de la Société japonaise pour une réforme des manuels d'histoires, ou Tsukuru-Kai (作る会), une organisation nationaliste et révisionniste qui nie les crimes commis durant le massacre de Nankin[7],[8].
Selon un sondage, commandité par le cabinet du Premier ministre en 2004, 58 % des Japonais ont une opinion défavorable de la Chine, soit un bond de plus de 10 points par rapport à 2003[9].
En 2021, la Loi sur la garde-côtière (ja)[10] accorde explicitement à la Garde côtière chinoise le droit d'utiliser des armes. L'expansion de la Chine provoque l'apparition dans le débat public de l'expression Aujourd'hui Hong Kong, demain Taïwan, après-demain Okinawa[11],[12],[13],[14].
Notes et références
- 1 2 (ja) Agence France-Presse sur AFPBB, « 尖閣諸島をめぐるこれまでの経緯 », .
- ↑ (en) John W. Finney, « Senate Endorses Okinawa Treaty; Votes 84 to 6 for Island's Return to Japan », New York Times, .
- ↑ (en) « Congressional Research Service Report 96-798 », .
- ↑ (en) « Documents: Japan failed to win mention of Senkakus », Asahi Shinbun, .
- ↑ Brice Pedroletti, « La Chine entend détrôner la puissance militaire navale du Japon : interview de Jean-Pierre Cabestan », Le Monde, .
- ↑ Tsunehira Furuya, « Le vrai visage de l’extrême droite sur Internet », Nippon.com, le 5 janvier 2016
- ↑ Guex 2012, p. 111-148.
- ↑ (en) Samuel Guex, « The History Textbook Controversy in Japan and South Korea », Cipango - French Journal of Japanese Studies. English Selection, no 4, (ISSN 2268-1744, DOI 10.4000/cjs.968, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Asie Les sentiments antichinois s’amplifient au Japon », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
- ↑ « 政府、対中姿勢強める 海警法懸念、自民が主導 » [« Government strengthens stance against China over concerns about Coast Guard law, led by LDP »] [archive du ], sur JIJI news (ja) 2021年3月1日7時38分 (consulté le )
- ↑ 太田文雄, « 今日の香港、明日の台湾、明後日の沖縄 » [« Hong Kong today, Taiwan tomorrow, Okinawa the day after tomorrow »] [archive du ], 国家基本問題研究所 (consulté le )
- ↑ « アーカイブされたコピー » [archive du ], sur 産経新聞 (consulté le )
- ↑ « 中国が侵攻なら台湾「戦う」 世論調査8割が回答 米国、ミサイルなど新たに武器売却へ (2/2ページ)-ZakZak 20210521閲覧 » [archive du ], sur 夕刊フジ, (consulté le )
- ↑ « バイデン政権で失う、トランプが築いた「台湾国家承認」への道標 『ロバート・D・エルドリッヂ』 20210503閲覧 » [archive du ], (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
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