Sonate pour violoncelle et piano de Grieg
| Sonate pour violoncelle et piano op. 36 | |
Page de titre du manuscrit autographe. | |
| Genre | sonate |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 3 |
| Musique | Edvard Grieg |
| Effectif | violoncelle et piano |
| Durée approximative | 27 minutes |
| Dates de composition | 1882-1883 |
| Dédicataire | John Grieg (frère du compositeur) |
| Publication | 1883 Édition Peters |
| Création | Dresde |
| Interprètes | Friedrich Grützmacher (violoncelle) et Edvard Grieg (piano) |
La Sonate pour violoncelle et piano, op. 36 est une œuvre de musique de chambre pour violoncelle et piano du compositeur norvégien Edvard Grieg, écrite en 1883.
Contexte et création
Edvard Grieg achève sa Sonate pour violoncelle et piano en à Bergen et dédie l'œuvre à son frère, violoncelliste amateur[1]. La création publique se fait à Dresde le , avec Friedrich Grützmacher au violoncelle et le compositeur au piano[1]. L'œuvre entre rapidement au répertoire du violoncelle avant d'être un peu oublié par la suite[1].
Structure
L'œuvre comprend trois mouvements :
- Allegro agitato
- Andante molto tranquillo
- Allegro
La durée d'exécution est d'environ vingt-sept minutes[1].
Analyse
Allegro agitato
Le premier mouvement est de forme sonate bithématique[1]. Le premier thème débute par un motif de trois degrés conjoints (mi, fa et mi), largement répété et qui sera ensuite repris dans le développement[1]. Le second thème se fait par une modulation en ut majeur[1]. La cadence du violoncelle qui clôt le développement est remarquable à plus d'un titre, avec un accompagnement pianistique qui amène à la réexposition[1]. Un Presto puis un Prestissimo forment la coda où se combinent le premier thème et une simplification du second[1].
Andante molto tranquillo
La mélodie du mouvement central est majestueuse, et est empruntée de la musique de scène écrite pour le drame Sigurd Jorsalfar[1]. C'est d'abord le piano qui présente cette mélodie, puis elle est répétée par le violoncelle dans une harmonisation chromatique et des accords arpégés du piano[1]. La section centrale, plus agitée, est dans les tonalités de fa mineur et ut dièse mineur[1]. C'est alors une figure en triolets qui s'impose et qui occasionne un libre traitement du violoncelle[1]. La coda se fait ensuite Tranquillo[1].
Allegro
Le final présente beaucoup de passages répétitifs, mais son introduction dans un mode récitatif est digne d'attention et ne réapparaissant qu'à la réexposition[1]. De plus, Edvard Grieg emploie un procédé qui présente le second thème en ut majeur comme dérivant du premier, en augmentation, et en la mineur[1].
Références
Bibliographie
- François-René Tranchefort, Guide de la musique de chambre, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », (ISBN 978-2-213-02403-5).
Liens externes
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