Station d'épuration Seine Amont

| Type d'usine | |
|---|---|
| Superficie |
| Opérateur | |
|---|---|
| Date d'ouverture |
1987 |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées |
48° 45′ 45″ N, 2° 27′ 21″ E |

La station d'épuration Seine Amont, située à Valenton, dans le Val-de-Marne, est une des trois stations d'épuration gérées par le SIAAP et chargées du traitement des eaux usées de l'unité urbaine de Paris. La capacité nominale de la station est de 3 600 000 équivalents-habitants.
Historique
Le programme d’assainissement de la région parisienne, décidé en 1929, prévoit tout d'abord la création d'un unique station d'épuration à l'aval de l'agglomération, celle d'Achères, dite « Seine Aval »[2]. Cependant, l'extension de l'agglomération vers l'est et le sud rend la construction de réseaux vers le nord-ouest particulièrement coûteuse, et par ailleurs inadaptée au traitement des eaux des bassins du sud de l'agglomération (Orge, Yerres et Yvette notamment)[3],[4] ; l'intérêt de deux unités situées en amont de Paris est évoqué : une petite sur la Marne, à Noisy-le-Grand, et une grande à Valenton[5]. Les travaux de réalisation de cette usine ne démarrent toutefois qu'en 1982[6].
La mise en place de la station d'épuration en 1987, a permis, en parallèle avec d'autres mesures, de réduire la pollution bactérienne de la Seine ; ainsi, le taux de coliformes thermotolérants, mesuré respectivement à Choisy-le-Roi et à Ivry-sur-Seine à plus de 2 500 et à plus de 4 000 coliformes par millilitre, est-il redescendu au début des années 2000 à respectivement moins de 30 et moins de 40[4]. Dans les années 2010, la station s'équipe de digesteurs pour produire du biogaz. Une partie est consommée sur place, le reste épuré en biométhane carburant grâce au procédé CryoPur[7].
En juillet 2023, la station inaugure la dernière étape de traitement des eaux usées avant leur rejet dans la Seine, en amont de Paris[8]. Cette opération vise à rejeter une eau conforme à la baignade afin de satisfaire aux objectifs fixés par la mairie de Paris, à savoir pouvoir se baigner dans la Seine après les JO de Paris 2024[9].
Caractéristiques
L'usine de Valenton est la deuxième plus importante d'Île-de-France. Sa capacité de traitement est de 600 000 m3 d'eaux usées par jour[10], ce qui revient à une capacité nominale de 3 600 000 équivalents-habitants[11] ; cette capacité en fait une usine bien plus petite que celle d'Achères (2 100 000 m3 par jour) mais plus importante que celles de Colombes et Noisy-le-Grand (respectivement 300 000 et 60 000 m3 par jour)[12]. Néanmoins, elle conserve une capacité de pointe de 1 500 000 m3 par jour en cas de très forte pluie[13].
Cette capacité a été mise en place progressivement : la première tranche, dite « 1a » (150 000 m3 par jour) date de 1987 ; la seconde, « 1b », identique, de 1992 ; Valenton 2, dont les travaux débutent en 1997, ouvre en 2005 et double la capacité de l'ensemble[6],[14].
La tranche 2 est notamment équipée de deux digesteurs (cuves de méthanisation, de vingt-huit mètres de diamètre et de quinze mètres de hauteur), qui ont été décorés de deux yeux visibles de la route par l'artiste français JR[15].
Notes et références
- ↑ Lumni, « L’usine de traitement des eaux de Valenton », sur enseignants.lumni.fr (consulté le )
- ↑ Jean-Pierre Tabuchi 2008, Le programme général d’assainissement de la région parisienne de 1929, p. 7.
- ↑ Bernard Barraqué, « Pour une histoire des services d'eau et d'assainissement en Europe et en Amérique du Nord », Flux, Métropolis, vol. N° 97-98, no 3, , p. 4-15 (ISSN 1154-2721, résumé, lire en ligne).
- 1 2 André Wulf et Patrick Dalion, « Les pollueurs de nos cours d'eau et de nos milieux aquatiques sont-ils les payeurs ? », Annales des Mines - Responsabilité et environnement, ESKA, vol. N° 54, no 2, , p. 30-44 (ISBN 9782747215565, ISSN 1268-4783, résumé, lire en ligne).
- ↑ Jean-Pierre Tabuchi 2008, Le schéma général d’assainissement de la région parisienne de 1968, p. 9.
- 1 2 SIAAP Communication, Deux chaînes de dépollution parallèles, p. 2.
- ↑ Agnès Vives, « A Valenton, les eaux usées deviennent… du biocarburant », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ « VIDEO. Baignade dans la Seine : la station d'épuration de Valenton met en place un traitement "spécial baignade" », sur Franceinfo, (consulté le )
- ↑ « À Paris, trois sites de baignades seront ouverts dans la Seine en 2025 », sur France 24, (consulté le )
- ↑ L’usine Seine Amont sur www.siaap.fr
- ↑ « Portail sur l'assainissement collectif », sur assainissement.developpement-durable.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Jean-Pierre Tabuchi 2008, Le schéma général d’assainissement de la région parisienne de 1992, p. 11.
- ↑ Chrystelle Carroy, « Le SIAAP inaugure la station d'épuration Valenton 2 », sur L'Usine nouvelle, (ISSN 0042-126X, consulté le ).
- ↑ Catherine Carré, « Temps et systèmes spatiaux : l'assainissement dans l'agglomération parisienne », L’Espace géographique, Belin, vol. tome 31, no 3, , p. 227-240 (ISBN 2701131286, ISSN 0046-2497, résumé, lire en ligne).
- ↑ « Deux yeux étonnés habillent l'usine d'épuration », sur Le Parisien, (ISSN 0767-3558, consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- [Jean-Pierre Tabuchi 2008] Jean-Pierre Tabuchi, L'assainissement de l'agglomération parisienne, Nanterre, Agence de l'eau Seine-Normandie, , 35 p. (lire en ligne)
- [SIAAP Communication] Direction de la communication, Usine d’épuration Seine amont, Paris, SIAAP, 8 p. (lire en ligne)
Articles connexes
- Station d'épuration Seine Aval
- Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne
- Portail de l'assainissement
- Portail de l’eau
- Portail du Val-de-Marne
- Portail de l’Île-de-France