Stromateus fiatola

Fiatole

Stromateus fiatola
Description de cette image, également commentée ci-après
Une fiatole pêchée au chalut en Campanie (photo de Fabio Crocetta).
Classification WoRMS
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Infra-embr. Gnathostomata
Parv-embr. Osteichthyes
Giga-classe Actinopterygii
Super-classe Actinopteri
Classe Teleostei
Ordre Scombriformes
Famille Stromateidae
Genre Stromateus

Espèce

Stromateus fiatola
Linnaeus, 1758

Statut de conservation UICN

( LC)( LC)
LC : Préoccupation mineure

Stromateus fiatola, la Fiatole, est une espèce de poissons marins de la famille des Stromateidae.

Description

Stromateus fiatola possède entre 42 et 50 rayons mous dorsaux, et de 33 à 38 rayons mous anaux. Sa couleur varie du bleu au brun sur le dos, souvent parsemé de taches plus foncées, tandis que le ventre est argenté à blanchâtre. Les juvéniles se distinguent par des bandes verticales sur le corps et de petites nageoires pelviennes noires. Son corps est court et/ou profondément comprimé[1].

Répartition

Stromateus fiatola est présent en mer Méditerranée et dans l’est de l’Atlantique, depuis le golfe de Gascogne jusqu’au cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud. On le trouve également autour des Açores, de Madère, des îles Canaries ainsi que de São Tomé-et-Principe[2].

Écologie

La fiatole est une espèce pélagique vivant dans des zones marines de climat subtropical, généralement entre 10 et 70 m de profondeur. On la rencontre principalement au-dessus des plateaux continentaux. Les jeunes individus sont fréquemment associés aux méduses pélagiques, qui leur offrent à la fois protection et nourriture. Son régime alimentaire se compose essentiellement de zooplancton, de petits poissons, et parfois de méduses. Sa taille habituelle atteint environ 40 cm, avec un maximum pouvant aller jusqu’à 50 cm[3].

L'espèce est classée « Mo » (espèce marine occasionnelle en estuaire)[4] dans la classification écologique d'Albaret[5] pour les espèces de poissons des milieux estuariens et lagunaires d'Afrique de l'Ouest. Ce sont des espèces marines dont l'euryhalinité[a] est faible. Elles sont rarement présentes en estuaire, où elles sont localisées généralement prés des  endroits ayant une communication avec la mer. Elles ne se reproduisent pas dans les milieux estuariens et lagunaires.

Étymologie

Le nom de genre provient d’un terme utilisé par les anciens Grecs d’Égypte pour désigner un poisson inconnu, probablement originaire de la mer Rouge. Le mot est issu d’un terme signifiant « tapis ou couverture en patchwork », ce qui pourrait faire référence à la forme plate du poisson et à ses couleurs variées. Le naturaliste Rondelet avait déjà utilisé ce nom au XVIe siècle pour désigner l’espèce S. fiatola. Le nom d'espèce fiatola est le nom de cette espèce parmi les pêcheurs italiens de Méditerranée[6].

Dénomination

Ce taxon porte en français le nom vernaculaire ou normalisé suivant : Fiatole[7].

Systématique

Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Stromateus fiatola Linnaeus, 1758[8].

Stromateus fiatola a pour synonymes[8] :

  • Chrysostromus fiatoloides Lacepède, 1802
  • Fiatola fasciata Risso, 1827
  • Seserinus microchirus Cuvier, 1833
  • Stromateus capensis Pappe, 1853
  • Stromateus fasciatus (Risso, 1827)
  • Stromateus microchirus (Cuvier, 1833)

Publication originale

  • (la) Linnaeus, C. (1758). Systema Naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. [The system of nature through the three kingdoms of nature, according to classes, orders, genera, species, with characters, differences, synonyms, places.]. Impensis Direct. Laurentii Salvii. Holmiae [Stockholm]. 1(10) [iii], 824 p. (lire en ligne).

Liens externes

Notes et références

Notes

Références

  1. FishBase, consulté le 14 juin 2025.
  2. (en) ECoF - Eschmeyer's Catalog of Fishes, « Stromateus fiatola », sur researcharchive.calacademy.org (consulté le )
  3. (en) G. Gabis, E. Nichols, E. Kelpsaite, C. Parkins, K. Castro, B. Somers, Guide for the Identification of Commonly Caught Fish in the Bottom Set Gillnet Fishery in the Gambia, Rhode Island, USA, Coastal Resources Center, University of Rhode Island, , 68 p. (lire en ligne), p. 18
  4. Delphine Chabanne, Les Catégories bioécologiques des espèces de poissons : Rapport de Master : Sciences et Technologies. Mention : Biologie, Géosciences, Agroressources, Environnement. Spécialité : Fonctionnement des Ecosystèmes Naturels Et Cultivés, Montpellier, Université de Montpellier 2, , 33 p. (lire en ligne Accès libre), p. 30
  5. Jean-Jacques Albaret, « Les peuplements des estuaires et des lagunes », dans Christian Lévêque (Éd.), Didier Paugy (Éd.), Les poissons des eaux continentales africaines: diversité, écologie, utilisation par l’homme, Paris, IRD Editions, , 512 p. (ISBN 978-2-7099-2042-1, lire en ligne Accès libre), p. 325‑349
  6. (en-US) « Order Scombriformes: Families Amarsipidae, Centrolophidae, Nomeidae, Ariommatidae, Tetragonuridae, Stromateidae, Arripidae, Bramidae, Caristiidae, Chiasmodontidae and Pomatomidae », sur The ETYFish Project, (consulté le )
  7. MNHN & OFB [Ed]. 2003-présent. Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Site web : https://inpn.mnhn.fr, consulté le 14 juin 2025.
  8. 1 2 World Register of Marine Species, consulté le 14 juin 2025.
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