Théodore Cleynhens
Théodore Cleynhens, né à Anvers le et mort dans la même ville le , est un peintre, aquafortiste et graveur belge.
Biographie
Famille
Théodore (Théodore Joseph) Cleynhens, né à Anvers le , est le fils de Jacques Cleynhens (1803), sacristain, né à Deurne, et de Marie Catherine Françoise Mulderman (1808), née à Anvers, mariés à Deurne le [1]. Son frère cadet Petrus Matheus Cleynhens (d) (1843-1897) devient en 1879 directeur de l'Institut Notre-Dame à Hal, puis, en 1888, vicaire général de l'archidiocèse de Malines[2].
Formation
Théodore Cleynhens étudie la peinture auprès de Victor Lagye et la gravure auprès de Jean Baptiste Michiels[3].
Carrière
Théodore Cleynhens commence à participer aux expositions triennales belges au Salon de Bruxelles de 1869, où il envoie Intérieur de la Maison des Brasseurs à Anvers qui est acheté par le roi Léopold II[4].
Après ce premier succès, Théodore Cleynhens expose en Belgique, aux Salons triennaux, à l'Exposition d'art belge à Bruxelles en 1880, à l'Exposition universelle de Bruxelles de 1910. Il envoie aussi ses œuvres à l'étranger : Exposition universelle de 1876 à Philadelphie (L'Arbalétrier au XVIe siècle), Exposition universelle de 1878 à Paris, Salon des beaux-arts de Reims de 1881, Exposition universelle coloniale et d'exportation générale à Amsterdam de 1883 Un marché au XVIe siècle, eau-forte, Exposition universelle de Barcelone de 1888, et Exposition universelle de 1889 à Paris.
Théodore Cleynhens, célibataire, meurt, à l'âge de 75 ans, en son domicile rue du Presbytère no 23 à Anvers le [5].
Œuvre
Caractéristiques

Selon le critique Hustin, Théodore Cleynhens demeure archaïque dans son style pictural. Sa prédilection pour la représentation de moines, de musiciens et d'arbalétriers du XVIe siècle relève dans sa gamme de celle d'Henri Leys, sans parvenir à égaler sa richesse de coloris et en peignant des chairs exsangues[6]. Il se préoccupe trop des accessoires qui empiètent sur les figures, mais il recherche savamment l'ombre et la lumière. Guillaume Beetemé voit en lui un bon coloriste aimant reproduire des sujets anciens qui peint peu, grâce à d'autres revenus que ceux générés par son art[7].
Parmi ses eaux-fortes, les plus connues sont La Chroniqueuse et La Mère qu'il envoie à l'Exposition universelle de 1889[3].
Expositions triennales belges

- Salon de Bruxelles de 1869 : Intérieur de la Maison des Brasseurs à Anvers acheté par le roi Léopold II[4].
- Salon d'Anvers de 1870 : Un intérieur d'atelier et Hospice[8].
- Salon de Bruxelles de 1872 : L'Atelier et Un souvenir[9].
- Salon d'Anvers de 1873 : Moine musicien (XVIe siècle)[10].
- Salon d'Anvers de 1876 : Moine musicien au XVIe siècle[11].
- Salon de Bruxelles de 1881 : Un marché au XVIe siècle[12].
- Salon de Bruxelles de 1884 : L'Emplette (XVIe siècle)[13].
- Salon de Bruxelles de 1887 : Intérieurs du XVIe siècle[14].
- Salon de Bruxelles de 1907 : Intérieur de l'église Saint-Jacques à Anvers[15]
Collection muséale
- Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers, Au Marché (1876), huile sur toile, format 64 × 37 cm, inventaire no 1645[16].
Références
- ↑ « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- 1 2 Bénézit 1924, p. 969.
- 1 2 Rédaction, « Arts, sciences et lettres », Journal de Bruxelles, no 215, , p. 214 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ A. Hustin, « L'Exposition de Reims », Moniteur des arts, , p. 4-5 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Guillaume Beetemé, Anvers métropole du commerce et des arts, vol. 2, Anvers, Imprimerie Lefever frère et sœur, , 464 p. (lire en ligne), p. 256.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.P. Van Dieren, , 159 p. (lire en ligne), p. 64.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1872, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 205 p. (lire en ligne), p. 30.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.P. Van Dieren, , 163 p. (lire en ligne), p. 71.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 210 p. (lire en ligne), p. 71.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1881, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 171 p. (lire en ligne), p. 38.
- ↑ (nl) Rédaction, « Tentoonstelling van Schoone Kunsten », De Koophandel, no 246, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1887, catalogue explicatif, Bruxelles, Ad. Mertens, , 117 p. (lire en ligne), p. 81.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1907, Bruxelles, Imprimerie Charles Lelong, , 188 p. (lire en ligne), p. 18.
- ↑ « Au marché », sur kmska.be, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Emmanuel Bénézit, « Cleynhens (Théodore Joseph) », dans Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 1, Paris, Gründ, , 1200 p. (lire en ligne), p. 969.
Liens externes
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