Tourville (sous-marin)
| Tourville | |
| |
| Type | Sous-marin nucléaire d'attaque |
|---|---|
| Classe | Suffren |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Commanditaire | Direction générale de l'Armement (DGA) |
| Constructeur | Naval Group |
| Chantier naval | Port militaire de Cherbourg |
| Fabrication | Acier |
| Acquisition | 16 novembre 2024 |
| Statut | En service |
| Équipage | |
| Équipage | 65 marins |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 99,5 mètres |
| Maître-bau | 8,8 mètres |
| Tirant d'eau | 7,3 mètres |
| Tirant d'air | 8,4 mètres |
| Déplacement | 4 650 t (surface) 5 300 t (plongée) |
| Propulsion | 1 réacteur à eau pressurisée K15 de 150 MW 2 turbo-alternateurs |
| Puissance | 150 MW (réacteur) ; 10 MW (turbo-alternateurs) |
| Vitesse | Supérieure à 23 nœuds (46 km/h) en plongée 14 nœuds (26 km/h) en surface |
| Caractéristiques militaires | |
| Rayon d'action | Illimité, 70 jours de vivres |
| Carrière | |
| Pavillon | France |
| Port d'attache | Toulon |
| Indicatif | S637 |
Le Tourville (numéro de coque S637) est un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) français. Après le Suffren et le Duguay-Trouin, il est le troisième des six sous-marins de la classe Suffren. Il porte le nom du vice-amiral et maréchal de France Anne Hilarion de Costentin de Tourville.
Historique
Sa construction s’inscrit dans le programme Barracuda, qui coordonne la mise en service de la deuxième génération de SNA de la Marine nationale. Elle commence le , avec la cérémonie de découpe de la première tôle à Cherbourg[1]. Son nom est donné en mémoire du vice-amiral et maréchal de France Anne Hilarion de Costentin de Tourville[1].
Le sous-marin sort du hall de construction et est transféré sur son dispositif de mise à l’eau le [2]. La chaufferie nucléaire diverge le [3]. Il débute ses essais en mer le , et réalise sa première plongée le [2].
Un peu plus de deux semaines après son départ, le Tourville regagne Cherbourg pour une intervention technique destinée à appliquer quelques correctifs[4].
Il est livré à la Marine nationale le [5], soit seulement quatre mois après la première sortie en mer du bâtiment (il avait fallu deux ans pour la tête de série du programme Barracuda, le Suffren, et un an pour son premier jumeau, le Duguay-Trouin)[6].
Il rejoint son port d'attache à Toulon le 27 novembre de la même année[7].
Équipage
Le Tourville a une capacité d’hébergement pour 65 membres d’équipage et des commandos[8].
Son premier commandant est le capitaine de frégate Guillaume Egret[9],[10].
Le , l’équipage Rouge du nouveau SNA est constitué lors d'une cérémonie au Fort Saint-Louis, à Toulon.
Caractéristiques militaires
Le Tourville est conçu pour des missions de guerre anti-sous-marine, d'opérations spéciales en haute mer[8], ou de frappes à l'aide du missile de croisière naval (MdCN) à plusieurs centaines de kilomètres[11].
Notes et références
- 1 2 Vincent Groizeleau, « Le troisième SNA du type Barracuda s'appellera Tourville », sur Mer et Marine, (consulté le ).
- 1 2 Chrismaël Marchand, « Le sous-marin nucléaire Tourville a réalisé sa première plongée », La Presse de la Manche, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Direction générale de l'Armement-DGA, « Démarrage de la chaufferie nucléaire du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Tourville », (consulté le )
- ↑ Vincent Groizeleau, « Le SNA Tourville revient à Cherbourg pour une intervention technique », Mer et Marine, (lire en ligne
). - ↑ Laurent Lagneau, « Troisième de la série "Suffren", le sous-marin nucléaire d'attaque Tourville a été livré à la Marine nationale », sur Zone Militaire, (consulté le ).
- ↑ Vincent Groizeleau, « Naval Group livre le Tourville, troisième des six nouveaux SNA de la classe Suffren », sur Mer et Marine, Le Télégramme, .
- ↑ Mathieu DELAINE, « Un nouveau sous-marin nucléaire arrive dans la rade de Toulon », sur varmatin.fr, (consulté le ).
- 1 2 armees.com, « Sous-marin nucléaire : le Tourville enfin livré à l’armée française », sur msn.com, (consulté le ).
- ↑ Olivier Tallès, « Un ex-matelot à la barre d’un sous-marin nucléaire », La Croix, no 42871, , p. 8 (ISSN 0242-6056, lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Jean-Marc Tanguy, « Un premier commandant pour le sous-marin « Tourville » »
, sur Le Marin, (consulté le ). - ↑ « Livraison du sous-marin nucléaire d'attaque Tourville à la Marine nationale », sur defense.gouv.fr (consulté le ).
Articles connexes
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