Tresse africaine

Braids

Les tresses africaines sont une pratique capillaire traditionnelle qui remonte à l'Égypte antique, où des représentations de coiffures tressées ont été découvertes sur des sculptures et des hiéroglyphes. Dans de nombreuses cultures africaines, les tresses revêtaient une signification symbolique profonde. Par exemple, certaines coiffures étaient spécifiquement réservées aux cérémonies ou aux rites de passage. Les styles de coiffure varient considérablement selon les régions et les ethnies[1],[2].

Moyen de communication

Cornrows

Durant la traite transatlantique des esclaves (XVe - XIXe siècle), les Africains réduits en esclavage ont emporté avec eux leur culture des tresses. Selon des études anthropologiques, ces coiffures servaient parfois de moyen de communication codé entre esclaves. Par exemple, les "cornrows" (tresses collées) pouvaient représenter des cartes ou des plans d'évasion grâce à des motifs spécifiques. Bien que cette théorie ne soit pas prouvée par des écrits historiques, elle est soutenue par des recherches sur les pratiques culturelles des esclaves[3].

Cornrows

Identité

Les tresses africaines ont joué un rôle crucial dans la préservation de l'héritage culturel des peuples africains, même dans des conditions d'oppression. Elles ont permis aux esclaves de maintenir un lien fort avec leurs racines africaines. Aujourd'hui, les tresses africaines sont adoptées par des personnes du monde entier, symbolisant à la fois une identité culturelle et une mode universelle.

Notes et références

  1. (en) Roy Sieber, Hair in African Art and Culture, New York, , 144 p. (ISBN 978-3-791-32291-9)
  2. (en) Ayana D. Byrd, Hair Story: Untangling the Roots of Black Hair in America, New York, , 208 p. (ISBN 978-1-250-04657-4)
  3. (en) Shane White et Graham White, Stylin': African American Expressive Culture from Its Beginnings to the Zoot Suit, New York, , 301 p. (ISBN 0-8014-3179-4)
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