Yahia al-Mazouni

Yahia al-Mazouni
Fonctions
Juridiction
Études islamiques
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
أبو زكريا يحيى بن موسى بن عيسى بن يحيى المغيلي المازوني
Nom de naissance
Abû Zakariya Yahyâ ibn Mûsâ ibn ‘Isâ ibn Yahyâ al-Maghîlî al-Mâzûnî
Surnom
Abou Zakariya
Époque
Activité
Père
Œuvres principales

Ad-Durar al-Maknūna fī Nawāzil Māzūna

Abû Zakariya Yahyâ ibn Mûsâ ibn ‘Isâ ibn Yahyâ al-Maghîlî al-Mâzûnî (mort en 883 H / 1478 ap. J.-C.) est un grand savant, juriste et cadi de la ville de Ténès, puis de Mazouna, ainsi qu’un enseignant renommé à Tlemcen. Il est descendant d’une famille savante qui exerçait la fonction de juge de père en fils. Il étudia auprès de son père Mûsâ ibn ‘Isâ al-Mâzûnî, de Ibn Zâghû al-Tilimsânî et d'Abû al-Fadl Qâsim al-‘Uqbânî[1].

Œuvre principale

L’imam Yahia al-Mazouni explique les raisons qui l’ont poussé à rassembler ce recueil de fatwas dans sa ville de Mazouna, avant de partir pour la métropole de Tlemcen :

« Lorsque j’ai été mis à l’épreuve par la fonction de juge dans la fleur de la jeunesse, poussé par des circonstances difficiles que seul Dieu connaît, et que les différends des parties adverses se sont multipliés contre moi, que les plaintes des opprimés ont afflué, et que mes moyens étaient limités pour atteindre des jugements exempts de toute ambiguïté — issus de textes explicites ou d’analogies claires —, je me suis tourné vers les ouvrages d’arguments juridiques pour résoudre les cas problématiques, cherchant les réponses des grands imams, maîtres de la fatwa dans la communauté, tout en étant craintif face à ce que le Prophète (paix sur lui) a dit au sujet des trois types de juges. J’ai fourni tous mes efforts, et Dieu en est témoin, mais je ne me suis jamais aventuré à trancher une affaire incertaine de mon propre chef sans en avoir une claire compréhension, de peur de périr comme ceux qui se perdent. Mon défunt père — que Dieu lui fasse miséricorde —, lorsqu’il occupait lui aussi la fonction de juge, a vécu ce que j’ai vécu, et il se réfugiait aux écrits des imams contemporains pour résoudre ses affaires. Il avait rassemblé un grand nombre de ces textes et avait l’intention de les organiser, mais la mort l’en a empêché. J’ai donc inclus dans ce recueil ce que j’avais moi-même compilé, ainsi que ce qu’avait rassemblé mon père — que Dieu lui fasse miséricorde. »

Un poète fait l’éloge de cet ouvrage en disant :

Texte original en arabe
Traduction française
واعتمدوا نــوازل الهـلاي
ودُرَّهُ النَّثيـــــرَ كالـــلآلــــي
كذاك ما يُعزى إلى مازونـــــهْ
و هْو المسـمى الدُّرَرَ المكنونــــهْ
Ils ont pris appui sur les fatwas du savant hâlaï,
Et ses perles éparses brillent comme les joyaux.
De même celles qu’on attribue à Mazouna;
Ce sont bien les “Perles cachées” qu’on y nomme ainsi.

Références

  1. Ministère des Affaires religieuses et des Waqfs, dans le cadre du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, [édition du] livre Les Perles cachées dans les fatwas de Mazouna, 2013
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