Zourab Japaridze

Zourab Girchi Japaridze
Illustration.
Zourab Japaridze en 2023
Fonctions
Président de Girchi - Plus de liberté
En fonction depuis le
(4 ans, 6 mois et 7 jours)
Président du Nouveau Centre Politique - Girchi

(2 ans, 7 mois et 18 jours)
Successeur Iago Khvichia
Membre du Parlement de Géorgie

(4 ans et 28 jours)
Biographie
Nom de naissance ზურაბ გირჩი ჯაფარიძე
Date de naissance
Nationalité soviétique puis géorgienne
Parti politique Girchi - Plus de liberté (depuis 2020)
Nouveau Centre Politique - Girchi (2015-2020)
Mouvement national uni (2012-2015)

Zourab Girchi Japaridze (en géorgien : ზურაბ გირჩი ჯაფარიძე), né le , est un homme politique géorgien et fondateur du parti Girchi - Plus de liberté en 2020.

Biographie

Japaridze est diplômé de l'université d'État de médecine de Tbilissi en 1999 et de l'Institut géorgien des Affaires publiques (IGAP) en 2005, à partir de cette année, il y devient professeur jusqu'en 2011, date où il part travailler à l'université libre de Tbilissi[1].

Carrière politique

Japaridze rentre dans la vie politique en 2012 lorsqu'il rejoint le Mouvement national uni (MNU), il est élu au Parlement de Géorgie cette année-là lors des élections législatives[2]. En juin 2013, il se présente aux élections primaires du MNU pour être candidat à l'élection présidentielle de 2013, mais ne parvient pas à gagner cette élection[3]. Malgré cet échec, il reste au parti jusqu'en 2016, date à laquelle il fait le choix de le quitter le MNU ainsi que son poste au Parlement. Il justifie cette décision en déclarant que le gouvernement d'Ivanichvili est corrompu, en qualifiant l'ancien Premier ministre d'« oligarque »[4].

À la suite de ce départ, il fonde son propre parti : le Nouveau Centre Politique - Girchi, un mouvement de droite républicaine. En 2018, il se présente à l'élection présidentielle et récolte 2,26 % des suffrages exprimés, puis, en 2020, il est élu au Parlement mais décide de refuser le poste et de quitter son parti anciennement fondé. Il dénonce également la défense par un membre de son propre parti, Iago Khvichia, d'un homme arrêté pour visionnage de vidéos pédopornographiques[5],[6].

Il fonde un nouveau parti : Girchi - Plus de liberté, un mouvement libertarien, tourné vers l'Occident. Ce parti prône l'entrée de la Géorgie dans l'Union européenne et dans l'OTAN, ainsi qu'une politique de décentralisation du pays.

Actions en tant que militant d'opposition et arrestation

Le , à la suite de manifestations dans les rues de Tbilissi en réaction aux résultats controversés des élections législatives de 2024, Japaridze ainsi que plus de 200 manifestants sont arrêtés par des forces de l'ordre[7].

En 2025, il refuse à plusieurs reprises de se présenter à sa convocation par une commission d'enquête sous l'autorité du Rêve géorgien, sur les « crimes » qui auraient prétendument été commis sous la présidence de Mikheil Saakachvili et du MNU, de 2004 à 2012. Zourab Japaridze qualifie la procédure d'« illégitime » et « indûment influencée par le parti au pouvoir ». Le , il est convoqué au tribunal et emprisonné à l'issue de l'audience, ce qui constitue selon son avocat « une décision politiquement motivée et une tentative de faire taire une voix politique critique »[8].

Zourab Japaridze est condamné le à 7 mois de prison et 2 ans d'interdiction d'occuper toute fonction publique. Il est accusé d'avoir refusé de témoigner devant la commission d'enquête du Rêve géorgien. Sa condamnation s'inscrit dans une intensification de la répression par le régime du Rêve géorgien des forces d'opposition[9].

Notes et références

  1. (en) « Zurab Japaridze », sur www.interpressnews.ge, (consulté le )
  2. (en) « Final Georgian Election Results Released », Radio Free Europe/Radio Liberty, (lire en ligne, consulté le )
  3. (en) « Saakashvili’s party names four presidential candidates »
  4. (en) « Four MPs Quit UNM Opposition Party », sur Civil.ge,
  5. (en-US) « Former Girchi Leader Launches New Girchi Party », sur Civil Georgia, (consulté le )
  6. (en-US) « Right Libertarian Girchi Leaders Split After Child Pornography Remarks », sur Civil Georgia, (consulté le )
  7. « Crise en Géorgie : plus de 220 manifestants arrêtés, la présidente demande à l’UE de « taper du poing sur la table » », sur SudOuest.fr, (consulté le )
  8. (en) « Georgia jails opposition leader amid crackdown on dissent », sur dw.com (consulté le )
  9. (en) « Three Georgian opposition leaders jailed and banned from public office », sur OC Media, (consulté le )

Liens externes

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