Éric Caire

Éric Caire
Illustration.
Éric Caire en 2015.
Fonctions
Député à l'Assemblée nationale du Québec
En fonction depuis le
(18 ans, 3 mois et 1 jour)
Élection 26 mars 2007
Réélection 8 décembre 2008
4 septembre 2012
7 avril 2014
1er octobre 2018
3 octobre 2022
Circonscription La Peltrie
Législature 38e, 39e, 40e, 41e, 42e et 43e
Groupe politique Coalition avenir Québec (depuis 2011)
Indépendant (2009-2011)
Action démocratique du Québec (2007-2009)
Prédécesseur France Hamel
Ministre de la Cybersécurité et du Numérique

(3 ans, 1 mois et 26 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur Poste créé
Successeur Gilles Bélanger
Ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Protection des renseignements personnels

(1 an, 8 mois et 29 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur France Hamel
Successeur Jean-François Roberge
Ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale

(3 ans, 2 mois et 14 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur Poste créé
Successeur Poste aboli
Biographie
Nom de naissance Éric Caire
Date de naissance
Lieu de naissance Sorel-Tracy (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Coalition avenir Québec (depuis 2011)
Indépendant (2009-2011)
Action démocratique du Québec (2007-2009)
Profession Entrepreneur en informatique
Enseignant

Éric Caire, né le à Sorel, est un entrepreneur en informatique, enseignant et homme politique québécois.

Il est député caquiste de la circonscription de La Peltrie à l'Assemblée nationale du Québec. Il est élu pour la première fois à l'élection générale de 2007 sous la bannière de l'Action démocratique du Québec (ADQ). À la suite de l'élection de Gilles Taillon, lors de la course à la direction de ce parti en 2009, il démissionne du parti avec Marc Picard pour siéger à l'Assemblée nationale comme député indépendant. Depuis , il siège pour la Coalition avenir Québec.

Ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale depuis le , il devient le , ministre de la Cybersécurité et du Numérique. À la suite des déboires du projet SAAQClic de la Société de l'assurance automobile du Québec, il remet sa démission en tant que ministre le 27 février 2025.

Biographie

Né le à Sorel, Éric Caire est père de quatre enfants[1]. Avant de se lancer en politique, il est entrepreneur en informatique puis enseignant au cégep.

Vie politique

Éric Caire est élu pour la première fois député de la circonscription de La Peltrie à l'Assemblée nationale du Québec lors des élections générales québécoises de 2007 sous la bannière de l'Action démocratique du Québec (ADQ)[2]. Il est porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé et de services sociaux, membre du Bureau de l'Assemblée nationale, membre de la Commission des affaires sociales et vice-président de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations avec La Bavière (DANRBA).[réf. nécessaire]

Candidature à la chefferie en 2009

Le , il annonce sa candidature à la succession de Mario Dumont comme chef de l'Action démocratique du Québec. Les anciens députés François Benjamin[3](ancien député provincial de Berthier) et Richard Merlini[3] (ancien député provincial de Chambly) sont les coprésidents de sa campagne. Lors de l'élection, le , il perd par 1 voix lors du 2e tour de scrutin face à Gilles Taillon.

Le , à la suite de la diffusion par TVA d'un message du président de l'ADQ, Mario Charpentier, sur la boîte vocale d'un militant, prouvant qu'il amassait des fonds pour financer la campagne de Gilles Taillon alors qu'il devait conserver une stricte neutralité et à leur limogeage de leurs fonctions parlementaires respectives par le nouveau chef, Éric Caire et Marc Picard annoncent qu'ils quittent le parti et siégeront désormais comme député indépendants[4].

Coalition avenir Québec

Le , il annonce qu'il joint les rangs de la Coalition avenir Québec avec Benoit Charette, Daniel Ratthé et Marc Picard[5]. Il est réélu comme député de La Peltrie sous cette bannière lors des élections de 2012, 2014, 2018 et 2022[2].

En 2017, avant son entrée au Conseil des ministres, il est placé en situation de conflit d'intérêts potentiel après avoir contracté un prêt de 55 000 $ auprès du maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, dont la municipalité se trouve dans sa circonscription. Le Commissaire à l'éthique lui ordonne de rembourser le prêt, ce qu'il fait en [6].

Le , il devient ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale puis le , ministre de la Cybersécurité et du Numérique[7]. À ce titre, il est chargé du déploiement du service d'authentification gouvernementale, lancé en 2023[8]. Toutefois, sa gestion de la transformation numérique a fait l'objet de critiques, notamment en raison des retards et problèmes liés au projet SAAQclic de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).

En matière de finances publiques, Éric Caire annonce en 2019 des économies annuelles de 100 millions de dollars à partir de 2023 grâce à la consolidation des centres de données gouvernementaux[9]. Toutefois, en 2024, une augmentation des coûts de 50 millions de dollars dans le cadre de cette transformation numérique soulève des doutes quant à l'atteinte des objectifs annoncés[9].

Bien que le ministre ait d'abord affirmé que ce projet relevait uniquement de la SAAQ[10], des documents obtenus par Le Devoir révèlent qu'il a été informé dès des dépassements de coûts et des difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre[11],[12]. Le , il assiste à une présentation de la SAAQ sur les coûts du projet, qui avaient alors grimpé à 416 millions de dollars, contre une estimation initiale de 97 millions pour cette phase[12]. Malgré cela, neuf jours plus tard, le , il signe un arrêté ministériel permettant à la SAAQ d'octroyer de nouvelles sommes sans que celles-ci apparaissent dans le Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec (SEAO), limitant ainsi la transparence sur les dépassements de coûts[11].

La Vérificatrice générale du Québec a par la suite révélé que le coût total du projet avait explosé, atteignant 1,1 milliard de dollars, soit près du double des estimations initiales. De plus, en pleine campagne électorale de 2022, la SAAQ a adopté une stratégie de morcellement des contrats afin de camoufler 222 millions de dollars de dépenses supplémentaires, ce qui a soulevé des critiques sur la gestion et la reddition de comptes du projet[11].

En , le ministre reçoit une seconde présentation sur l’état d’avancement du projet, qui souligne plusieurs indicateurs au rouge et au jaune, notamment concernant les tests et la formation. Malgré ces avertissements, il affirme en 2023 ne pas avoir été mis au courant des problèmes du projet avant le dépôt du rapport de la Vérificatrice générale. Toutefois, d’anciens cadres de la SAAQ soutiennent lui avoir communiqué ces difficultés dès 2022, ce qui alimente une controverse sur son rôle et sa gestion du dossier[12].

Le , à la suite de la décision du gouvernement du Québec d'abandonner la construction d'un troisième lien autoroutier entre les villes de Québec et de Lévis[13], Éric Caire renie son engagement, pourtant réitéré, de démissionner de son poste de député si le projet était abandonné[14]. Cette volte-face entraîne des critiques, notamment de la part de l'opposition et d'anciens partisans du projet, et mène à des appels à sa démission ainsi qu'au dépôt d'une pétition dans sa circonscription[15]. Quelques mois plus tard, alors que le gouvernement envisage une nouvelle version du projet sous la forme d'un pont à l'est de Québec, le ministre a du mal à situer précisément l'emplacement prévu du projet lorsque interrogé par les journalistes[16].

Le , alors que la controverse entourant le projet SAAQclic ne faiblit pas, Éric Caire annonce sa démission du poste de ministre de la Cybersécurité et du Numérique. Dans une déclaration transmise aux médias, il affirme avoir assumé ses responsabilités dans ce dossier, tout en admettant ne pas avoir été « assez méfiant ». Toutefois, il juge que la situation est devenue une distraction nuisible pour le gouvernement et le premier ministre, ce qui l’amène à remettre sa démission[17].

Résultats électoraux

Élection générale québécoise de 2022 dans La Peltrie [18]
Nom Parti Nombre
de voix
 % Maj.
     Éric Caire (sortant) Coalition avenir 19 714 44,4 % 6 423
     Stéphane Lachance Conservateur 13 291 29,9 % -
     Martin Trudel Parti québécois 4 415 9,9 % -
     Lucie Villeneuve Québec solidaire 3 954 8,9 % -
     Frédéric Doumalin Libéral 2 517 5,7 % -
     Sandra Mara Riedo Vert 289 0,7 % -
     Olivier Grondin Parti nul 151 0,3 % -
     Alain Fortin Climat Québec 71 0,2 % -
     Martin Grand'Maison Démocratie directe 46 0,1 % -
Total 44 448 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 73,7 % et 579 bulletins ont été rejetés.

Élection générale québécoise de 2018 dans La Peltrie [19]
Nom Parti Nombre
de voix
 % Maj.
     Éric Caire (sortant) Coalition avenir 23 389 57,7 % 16 660
     Stéphane Lacasse Libéral 6 729 16,6 % -
     Alexandre Jobin-Lawler Québec solidaire 4 000 9,9 % -
     Doni Berberi Parti québécois 3 050 7,5 % -
     Julie Plamondon Conservateur 1 926 4,8 % -
     Sandra Mara Riedo Vert 700 1,7 % -
     Kevin Bouchard Parti nul 305 0,8 % -
     Yohann Dauphinais Citoyens au pouvoir 266 0,7 % -
     Josée Mélanie Michaud Équipe autonomiste 85 0,2 % -
     Stephen Wright Parti 51 67 0,2 % -
Total 40 517 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 70,8 % et 760 bulletins ont été rejetés.

Notes et références

  1. Dominique Scali, « Quand les politiciens jonglent avec la famille », sur journaldemontreal.com, (consulté le )
  2. 1 2 « Éric Caire - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le )
  3. 1 2 (en) « Rue Frontenac », sur ruefrontenac.com (consulté le ).
  4. « Caire et Picard partent », sur canada.ca, Radio-Canada, (consulté le ).
  5. « LaPresse.ca / Actualités et Infos au Québec et dans le monde », sur La Presse (consulté le ).
  6. « « Un contexte pénible » : Éric Caire s’explique sur le prêt de 55 000 $ du maire Loranger » Accès libre, sur Radio-Canada, (consulté le )
  7. « Éric Caire sera ministre de la Cybersécurité et du Numérique », sur La Presse, (consulté le )
  8. « Nouvelle solution d’authentification : Service d’authentification gouvernementale », sur Gouvernement du Québec,
  9. 1 2 Nicolas Lachance, « Économie promise de 100 M$: le ministre Éric Caire perd la mémoire » Accès libre, sur Le Journal de Montréal, (consulté le )
  10. Gabriel Côté, « Éric Caire se défend: «c’est un projet de la SAAQ, géré par la SAAQ» » Accès libre, sur TVA Nouvelles, (consulté le )
  11. 1 2 3 Nicolas Lachance, « Fiasco SAAQclic: le ministre Éric Caire a permis à la SAAQ de contourner les règles du Trésor et cacher 222 millions $ », sur Le Journal de Québec, (consulté le )
  12. 1 2 3 Marie-Michèle Sioui, « Caire informé des ratés de SAAQclic dès 2022 », sur Le Devoir, (consulté le )
  13. « Troisième lien - tunnel Québec-Lévis | Le Devoir », sur www.ledevoir.com, (consulté le )
  14. Thomas Laberge, « Troisième lien: Des citoyens réclament la démission de Caire », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
  15. Tommy Chouinard, « Troisième lien: La démission de Caire et des excuses de Legault réclamées », La Presse, (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  16. Stéphanie Martin, « 3e lien: Éric Caire ne sait plus où sera construit le projet pour lequel il avait mis son siège en jeu » Accès libre, sur TVA Nouvelles, (consulté le )
  17. Vincent Larin, « Fiasco SAAQclic: Éric Caire annonce sa démission », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
  18. DGEQ, « Résultats élections Québec 2022 », sur electionsquebec.qc.ca (consulté le )
  19. DGEQ, « Résultats élections Québec 2018 », sur electionsquebec.qc.ca (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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