Le profil de la 4e étape paru dans L'Auto le vendredi 4 juillet 1919[1].
Déroulement de la course
Après la troisième étape, Henri Pélissier affiche son arrogance en déclarant à son directeur sportif Alphonse Baugé: «je suis un pur sang et mes adversaires sont des chevaux de labour[2].» Dès lors, ses adversaires décident de s'allier contre lui. Dans la quatrième étape, à la sortie de Quimperlé, celui-ci s'arrête pour retirer son imperméable et resserrer son guidon. Le groupe de tête accélère aussitôt l'allure, sous l'impulsion notamment d'Eugène Christophe[3]. Distancé, Pélissier fait preuve d'une énergie remarquable mais n'est pas en mesure de rejoindre les autres favoris, d'autant plus qu'il est victime d'une crevaison après Nantes. Il s'arrête même dans un village à quelques kilomètres de l'arrivée pour acheter une bouteille de cognac[2]. Eugène Christophe, qui se classe troisième de l'étape, dans le même temps que le vainqueur Jean Alavoine, prend la tête du classement général[4],[5].
↑ Jacques Seray et Raphaëlle Jessic, Eugène Christophe: de la forge de Sainte-Marie-de-Campan au maillot jaune, Betpouey, De plaines en vallées, , 144p. (ISBN979-10-90466-01-2), p.80-86.
Jean-Paul Bourgier, 1919, le Tour renaît de l'enfer: De Paris-Roubaix au premier maillot jaune, Toulouse, Le Pas d'oiseau, , 158p. (ISBN978-2-917971-38-3)..