Le Français Jean Alavoine gagne sa deuxième victoire d'étape consécutive, tandis que son compatriote Eugène Christophe conserve la première place du classement général.
Le profil de la 5e étape paru dans L'Auto le dimanche 6 juillet 1919[1].
Déroulement de la course
Henri Pélissier, abattu après sa perte de temps dans la quatrième étape, décide de ne pas repartir. Il se retire pendant la journée de repos, alors même que la victoire finale semble encore à sa portée, ce qui lui vaut les critiques acerbes du directeur de la course, Henri Desgrange, qui cible le caractère impulsif du coureur et considère qu'il ne doit sa défaite qu'à lui-même[2].
L'étape, outre sa longueur, ne comporte pas de difficultés. Jean Alavoine obtient un deuxième succès consécutif et Eugène Christophe conserve la tête du Tour. Le peloton continue pourtant de se réduire: après le retrait des frères Pélissier et l'abandon d'Urbain Anseeuw, il ne reste plus que 17 concurrents en course[3].
Jean-Paul Bourgier, 1919, le Tour renaît de l'enfer: De Paris-Roubaix au premier maillot jaune, Toulouse, Le Pas d'oiseau, , 158p. (ISBN978-2-917971-38-3)..