Attaques du Tombouctou et de Bamba
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Banikane et Bamba |
| Issue | Victoire des djihadistes |
| Inconnues | Inconnues |
| 15 morts au moins[1] | ~ 50 morts (selon le Mali)[1] |
Batailles
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- 2e Gao
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- Sévaré
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- Région de Kidal
- 5e Kidal
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- 2e Tinzawatène
- Bamako
- Kobé
- 3e Dioura
- 5e Boulikessi
- 6e Tombouctou
- 4e Tessit
- Anoumalane
| Coordonnées | 16° 56′ 58″ nord, 1° 44′ 53″ ouest | |
|---|---|---|
Les attaques du Tombouctou et de Bamba ont lieu le lors de la guerre du Mali. Elles sont menées simultanément par les djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans qui assaillent un camp militaire de l'armée malienne à Bamba et tirent des roquettes sur le bateau Tombouctou sur le fleuve Niger, au niveau du village de Banikane, près de Gourma-Rharous.
Déroulement
Le 7 septembre, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) lance deux attaques à Bamba et près de Banikane, à l'est de Gourma-Rharous, deux communes distantes d'une trentaine de kilomètres[2],[4]. À cette période, le GSIM impose depuis plus d'un mois un blocus à la ville de Tombouctou[1],[5],[6].
À Bamba, les djihadistes lancent une attaque contre le camp militaire de l'armée malienne[1],[5]. Celui-ci est pris et brièvement occupé par les assaillants qui s'emparent de plusieurs équipements[7].
Sur le fleuve Niger, au hauteur du village de Banikane, près de la ville de Gourma-Rharous, les djihadistes attaquent également le Tombouctou est un navire de la compagnie malienne de navigation, en service depuis 1978, qui assure la liaison entre Koulikoro et Gao[2],[1],[5],[6]. D'une capacité de 300 personnes, il est cependant surchargé lors de cette traversée, avec plus de 500 personnes à bord, dont des militaires[2],[8]. L'attaque débute dans la matinée, avec des échanges de coups de feu entre les djihadistes embusqués sur les berges et les soldats maliens postés sur les ponts supérieurs[2]. Vers 10 h 30, le navire est heurté par au moins trois roquettes : les moteurs sont touchés et explosent, ce qui provoque un immence incendie[2],[1],[5],[6]. Certains passagers se retrouvent bloqués à l'intérieur du navire, d'autres se jettent à l'eau mais plusieurs se noient[2]. Environ 400 rescapés trouvent refuge dans les villages avoisinants le fleuve Niger[9]. Ils sont ensuite acheminés à Gourma-Rharous[2].
Les deux attaques sont par la suite revendiquées par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans[1],[5],[6].
Pertes
Le lendemain de l'attaque, la junte malienne décrète un deuil national de trois jours et annonce « un bilan provisoire de 49 civils et 15 militaires tués » lors de ces attaques[1],[5]. Cependant, le communiqué du gouvernement ne précise pas combien de personnes sont mortes respectivement sur le navire et dans la base[1]. La junte n'actualise pas non plus son bilan dans les jours qui suivent[10].
Le 11 septembre, RFI indique que de nombreuses « sources sécuritaires et civiles locales avancent un bilan dépassant la centaine de victimes »[10].
Des dizaines de corps sont repêchés et enterrés directement sur les berges du fleuves[2]. Des dizaines d'autres personnes sont également portées disparues[1]. Le 15 septembre, Flore Monteau, journaliste de Jeune Afrique, indique que selon le chef d'un village voisin, plus d’une centaine de victimes ont déjà été enterrées – sans compter les passagers ayant péri dans les flammes[2]. Une autre source locale fait état d'au moins 130 vicitimes : « Certains cadavres sont encore en train d’être repêchés dans l'eau, le bilan pourrait encore grimper. [...] C’est l’une des plus grandes tragédies que le Mali ait jamais connu »[2].
Dans un rapport publié le , Human Rights Watch rapporte qu'au moins 120 personnes ont péri lors de l'attaque, d'après plusieurs témoignages[3]. Un survivant ayant accompagné les sauveteurs sur le site de l'attaque affirme que 154 corps ont été récupérés[3].
Du côté des djihadistes, la junte affirme qu'à Bamba, la riposte de l'armée a permis de « neutraliser une cinquantaine de terroristes » et que l'assaut contre le bateau a aussi fait « des blessés ainsi que des dégâts matériels »[1].
Références
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Mali: des dizaines de morts civils et militaires dans une double attaque terroriste, RFI avec AFP, 8 septembre 2023.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Flore Monteau, À bord du « Tombouctou », « ceux qui étaient coincés à l’intérieur y sont restés », Jeune Afrique, 15 septembre 2023.
- 1 2 3 Mali : Les groupes islamistes armés et l’armée prennent les civils pour cible, Human Rights Watch, 1er novembre 2023.
- ↑ Le Mali en deuil après trois attaques terroristes au bilan terrible revendiquées par le Jnim, RFI, 9 septembre 2023.
- 1 2 3 4 5 6 Mali : au moins 64 morts, dont 49 civils, dans deux attaques distinctes dans le nord du pays, Le Monde avec AFP, 8 septembre 2023.
- 1 2 3 4 Olorin Maquindus, Au Mali, Tombouctou sous blocus depuis un mois, Le Monde, 8 septembre 2023.
- ↑ [vidéo] Combats entre l'armée et les rebelles au Mali : est-ce la fin de l’accord d’Alger ?, France 24, 18 septembre 2023.
- ↑ Mali : une attaque suicide vise un camp militaire à Gao, Libération avec AFP, 8 septembre 2023.
- ↑ Matteo Maillard, Nord-Mali : à Tombouctou, assiégée par les jihadistes, «l’embargo est total», Libération, 13 septembre 2023.
- 1 2 David Baché, Mali: autorités et CMA se contredisent sur le crash d’un avion de l’armée, les ex-rebelles haussent le ton, RFI, 11 septembre 2023.
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