Gare de Farciennes

Farciennes
Image illustrative de l’article Gare de Farciennes
Quais de la halte en 2022.
Localisation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Commune Farciennes
Adresse Rue de la Station
6240 Farciennes
Coordonnées géographiques 50° 25′ 45″ nord, 4° 33′ 09″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire Infrabel
Exploitant SNCB
Code UIC 88745679
Services (M)S61
Caractéristiques
Ligne(s) Ligne 130
Quais 2
Altitude 103 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Bus voir Intermodalité

La gare de Farciennes est une gare ferroviaire belge de la ligne 130, de Namur à Charleroi, située sur le territoire de la commune de Farciennes dans la province de Hainaut en Région wallonne.

Elle est mise en service en 1847 par l'administration des chemins de fer de l'État belge.

C'est une halte voyageurs de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) desservie par des trains du réseau suburbain de Charleroi (trains S).

Situation ferroviaire

Départ d'un train omnibus en direction de Namur.

Établie à 103 mètres d'altitude[1], la gare de Farciennes est située au point kilométrique (PK) 26,560 de la ligne 130, de Namur à Charleroi, entre les gares ouvertes d'Aiseau et du Campinaire[2].

Histoire

Le terrain occupé par le chemin de fer et sa gare était originellement la pourprise (propriété) de la maison curiale (cure) de l'église de l'Assomption de Farciennes, établie en 1399 qui sera divisé en deux en 1841-1842 pour permettre la construction du chemin de fer de Charleroi à Namur[3],[4] lequel est inauguré en juillet[5],[6] ou [7]. Il n'y a alors aucun arrêt entre Couillet et Tamines et la brabançonne jouée par les musiciens de la fanfare  avec le renfort de ceux de Châtelineau et Fleurus  n'a probablement pas été remarquée par le roi Léopold Ier à bord du train inaugural qui passa sans marquer l'arrêt[5].

La halte de Farciennes est mise en service, le , par l'administration des chemins de fer de l'État belge, une démarche soutenue par le ministre des Travaux Publics Adolphe Dechamps. Mr Willem, garde-barrière, organise la vente des titres de transport et la gestion des marchandises depuis sa modeste loge. L’État a demandé une recette de 1 800 fr et la commune a levé une souscription qui ne fut finalement pas nécessaires ; les recettes générées par la halte en un an atteignant les 3 200 fr. Cette halte n'était pas tarifée ce qui imposait un surcout aux voyageurs  le prix de leur billet étant calculé depuis la station précédente  tandis que les marchandises expédiées depuis les autres compagnies de chemin de fer devaient être déposées à Châtelineau ou Tamines puis ré-expédiées vers Farciennes moyennant un supplément[8]. Le , une voie de garage est créée[9] afin de servir l'industrie locale qui comprend deux charbonnages, trois brasseries, une fabrique de clous, une usine de laine artificielle, deux moulins, une fabrique de produits chimiques, des marchands de vin et de farine ainsi que le vieux château où a été créée une fabrique (production de fécule, de glucose et distillerie)[10].

En dépit de l'ouverture de la halte du Campinaire en 1852, les industriels implantés à proximité de cette dernière, souhaitant une meilleure desserte et arguant de ce qu'une partie de la population résidait plus près de la halte, réclament la fermeture de l'autre arrêt au cœur de Farciennes.

La halte accède au rang de station le [9]. La loi du et celle du allouent un crédit pour la construction d'un bâtiment des recettes (bâtiment de gare) et d'un magasin (halle à marchandises) pour un montant de 9 000 fr de l'époque[11]. La construction de ce bâtiment est finalement adjugée le au sein d'un lot comprenant aussi la gare du Campinaire[12].

Ce bâtiment de gare appartient au type alors en vigueur à l’État belge dit "à pignons à redents". Il s'agit d'un bâtiment rectangulaire à étage, qui comportait au moins quatre travées[réf. souhaitée].

Ce bâtiment est par la suite démoli, ou fortement transformé[réf. nécessaire]. De style néo-renaissance flamande, sa disposition est alors la suivante[13],[14] :

  • une petite aile de service à toit à deux versants qui servait probablement de magasin à colis ;
  • une aile à étage, de quatre travées, dotée de fenêtres géminées à l'étage (il pourrait s'agir du premier bâtiment transformé) ;
  • un corps de logis en T doté de grands pignons transversaux et comportant trois travées (dont une double à l'étage) ;
  • une seconde aile de service en appentis, à toiture à croupe.

Ce bâtiment a été démoli en 1993[13].

En 2004, la gare accueille de 150 à plus de 200 voyageurs. Elle est desservie deux fois par heure en semaine et toutes les deux heures le week-end[15].

Des travaux sont effectués pour remplacer l'ancien tunnel sous voies par un espace public plus ouvert. Entamés en 2020[16], les travaux qui comportent l'installation d'un élément préfabriqué pesant 800 t[17] ainsi que la démolition du bâtiment de la cure[4], se concluent par l'inauguration du nouveau passage et de son espace multifonctions[18] le [19].

Service des voyageurs

Accueil

Halte SNCB, c'est un point d'arrêt non géré (PANG) à accès libre. Elle est équipée d'un automate pour l'achat de titres de transport[20].

Un passage souterrain permet la traversée des voies et l'accès aux quais.

Desserte

Farciennes est desservie par des trains suburbains (S) de la SNCB de la ligne S61 du RER de Charleroi, qui effectuent des missions sur la ligne commerciale 130 Charleroi - Namur[21].

En semaine, la gare possède deux dessertes par heure : des trains S61 entre Jambes, Namur, Ottignies et Wavre, via Charleroi et des trains S61 limités au trajet Jambes - Charleroi-Central.

Les week-ends et jours fériés, Farciennes est desservie toutes les deux heures dans chaque sens par des trains S61 Namur - Ottignies.

Intermodalité

Un parc pour les vélos y est aménagé[20].

Les bus 35, 154, 158 du TEC Charleroi desservent la gare[20].

Comptage voyageurs

Ce graphique et tableau montre le nombre de voyageurs embarquant en moyenne durant la semaine, le samedi et le dimanche[22].

Nombre de passagers qui embarquent à la gare de Farciennes
SemaineSamediDimanche
1977648216171
1978651217178
1979582186156
1980538206136
1981511128140
1982370149115
1983403112122
19843597851
19853456267
19863908451
19872727037
19883587145
19892676819
19901983625
19912063730
19922173828
19932055124
19942014828
19951943529
19962102519
19972103428
19981653228
19991923822
20002206034
20011582516
20022043822
20031552620
20041623026
20051713622
20061452220
20071361713
2008---
20091501716
2010---
2011---
20121782026
20131133121
20141252321
20151162633
20161162925
20171362428
20181734027
20191652525
20201207656
2021---
20221554345
20232516663
202423111183

Bibliographie

  • J. Kaisin, Annales historiques de la commune de Farciennes, vol. 1 : (des temps anciens à 1699), Tamines, C. Duclot-Roulin, , 506 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • J. Kaisin, Annales historiques de la commune de Farciennes, vol. 2 : (de 1700 à 1889), Tamines, C. Duclot-Roulin, , 481 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Notes et références

  1. Altitude, source Google Earth (consulté le 22 décembre 2016).
  2. « Carte technique du réseau », sur Infrabel, (consulté le ).
  3. Kaisin des origines à 1699, p. 64.
  4. 1 2 Diocèse de Tournai, « Diocèse de Tournai - Histoire et patrimoine - Farciennes : histoire d'une cure disparue », sur extranet.diocese-tournai.be (consulté le )
  5. 1 2 Kaisin de 1700 à 1889, p. 402.
  6. Auguste de LAVELEYE, Histoire des vingt-cinq premières années des chemins de fer belges, Decq, (lire en ligne), p. 24
  7. (nl) Paul Kevers, « Lijn 130 », sur Belgische spoorlijnen (consulté le ).
  8. Kaisin de 1700 à 1889, p. 407-409.
  9. 1 2 (nl) Jean-Pierre Schenkel et al., « ST/H/PA : Farciennes », sur spoorweggeschiedenis (consulté le ).
  10. Kaisin de 1700 à 1889, p. 408.
  11. Chambre des représentants, « N°261. Procès-verbaux des séances du Comité consultatif des Chemins de fer, Postes et Télégraphes. Annexe n°3. Emploi du crédit de 9,000,000 de francs alloué par la loi du 21 mai 1854 », dans Documents parlementaires. Recueil des pièces imprimées par ordre de la Chambre des Représentants, (lire en ligne), p. 32.
  12. « Belgique, Chemins de fer, Postes et Télégraphes. Avis : avec dépendances dans chacune des stations de Mariemont, Boussu, Couillet, Farciennes et du Campinaire », dans Moniteur belge : Journal officiel, vol. 121, (lire en ligne), p. 2067.
  13. 1 2 « Les gares belges d'autrefois. La gare de Farciennes. Guy Demeulder. », sur www.garesbelges.be (consulté le ).
  14. « Gare de Farciennes », sur nmbs-asp.adlibhosting.com (consulté le ).
  15. Avis du Comité consultatif des usagers, Accueil sur les quais en gare de Farciennes, 14 septembre 2004 lire (consulté le 4 mars 2012).
  16. « Farciennes: rénovation urbaine pour le quartier de la gare  - Télévision locale de Charleroi et sa région - Thuin - Chimay - Basse Sambre », sur www.telesambre.be (consulté le ).
  17. « Farciennes: un tunnel de 800 tonnes va être installé ! | Télésambre », sur www.telesambre.be, (consulté le )
  18. « À Farciennes, le chantier de réhabilitation de la gare est retardé de 6 mois, en raison de la pénurie des matériaux sur les marchés mondiaux », sur sudinfo.be, (consulté le )
  19. « La fin d’un gigantesque chantier qui signe la métamorphose de Farciennes : l’esplanade de la gare vous attend le 18 mai », sur sudinfo.be, (consulté le )
  20. 1 2 3 « Farciennes », sur SNCB (consulté le ).
  21. « Brochures de ligne », sur www.belgiantrain.be, (consulté le ).
  22. SNCB, « Aantal instappende reizigers per station in $ / Nombre de voyageurs montés par gare en $ (en cherchant "Reizigerstellingen" dans la barre de recherche) », (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Ottignies
ou Wavre
Le Campinaire (M) S61
(en semaine)
Aiseau Jambes
ou Namur
Charleroi-Central Le Campinaire (M) S61
(en semaine)
Aiseau Jambes
ou Namur
Ottignies Châtelet (M) S61
(week-ends et fériés)
Aiseau Namur
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