Grand Prix du Tour de France
| Sport | Cyclisme sur route |
|---|---|
| Création | 1943 |
| Éditions | 2 |
| Type / Format | Course par addition des temps |
| Lieu(x) |
|
| Tenant du titre |
|
|---|
Le Grand Prix du Tour de France est une ancienne course cycliste, disputée en 1943 et 1944.
Compétition d'ensemble, établie par addition des temps accomplis dans les grandes épreuves françaises en ligne, l'épreuve n'eut lieu que deux fois.
Histoire
Pendant l'Occupation, les Allemands avec l'appui de Vichy, souhaitent que le Tour de France soit de nouveau organisé, afin de « rallier tout le peuple français » et de « légitimer leur pouvoir en autorisant à nouveau une grande manifestation publique », ce que Jacques Goddet, qui a succédé à Henri Desgrange, refuse.
Ce projet est confié au journal collaborationniste La France socialiste et à son chef des sports, Jean Leulliot, ancien journaliste de L'Auto et directeur de l'équipe de France pendant le Tour 1937. Jacques Goddet ayant interdit l'usage du nom « Tour de France », une course appelée « Circuit de France »[1] est disputée du 28 septembre au 4 octobre 1942, en sept étapes, dont le Belge François Neuville sort vainqueur. En 1943, les industriels, déjà réticents en 1942, n'apportent pas leur soutien à La France socialiste et le Circuit de France n'est plus organisé.
En 1943, alors qu'un décret interdit d'organiser des courses par étapes, Jacques Goddet crée le Grand Prix du Tour de France dont le classement est établi en comptabilisant les meilleurs résultats obtenus lors des principales épreuves[2]. À la fin de la saison, le premier vainqueur Jo Goutorbe, se voit remettre un maillot jaune[3],[4]. Il y a également un classement par points du Grand Prix de la Montagne, attribué à Dante Gianello[4],[5].
La deuxième édition du Grand Prix du Tour de France, organisée en 1944 est interrompue par le débarquement. C'est le Belge Maurice Desimpelaere qui occupe alors la tête du classement général. Comme les autres journaux ayant paru pendant l'Occupation, L'Auto voit ensuite ses biens confisqués et n'est plus publié à partir du 17 août 1944.
Palmarès
Première édition (1943)
| Épreuve | Vainqueur | 2e | 3e | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Paris-Roubaix | |||
| 2 | Grand Prix de Provence | |||
| 3 | Paris-Dijon | |||
| 4 | Paris-Reims | |||
| 5 | Paris-Tours | |||
| 6 | Course dans Paris | |||
| 7 | Grand Prix d'Auvergne | |||
| 8 | Grand Prix des Alpes | |||
| 9 | Grand Prix de l'Industrie du Cycle[4] |
Classement général à l’issue des 9 épreuves (1943)[4]
| Classement général final | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
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Seconde édition (1944)
| Épreuve | Vainqueur | 2e | 3e |
|---|---|---|---|
| Paris-Roubaix | |||
| Grand Prix de Provence[6],[7] | |||
| Paris-Tours | |||
| Paris-Dijon[8] |
Classement général "temporaire" à l’issue des 4 premières épreuves (1944)[8]
| Classement général final | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
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Notes et références
- ↑ Propos recueillis par Gautier DEMOUVEAUX, « Retour sur l’histoire rocambolesque d’un pseudo Tour de France organisé en pleine Occupation - Edition du soir Ouest-France - 21/07/2023 », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
- ↑ Jean-Paul Vespini, Le Tour de France, First éd, coll. « Pour les nuls », (ISBN 978-2-7540-5310-5)
- ↑ Blandine HENNION, « La France occupee, «l'Auto» gare le tour », sur Libération (consulté le )
- 1 2 3 4 « L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Chronique Sportive », L'Impartial, (lire en ligne)
- ↑ « 3ème G.P de Provence 1944 », sur www.memoire-du-cyclisme.eu (consulté le )
- ↑ « La Croix », sur Gallica, (consulté le )
- 1 2 « L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange », sur Gallica, (consulté le )
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