Veille du départ du Tour 1937, le 29 juin au siège de L'Auto, 29 faubourg Montmartre (présentation des équipes, pointages, autographes à la foule...)Henri Desgrange et Gino Bartali, discutant sur le Tour de France 1937.
Le Tour de France 1937, 31eédition du Tour de France, s'est déroulé du 30 juin au sur 20 étapes pour 4 415 km.
La course a été remportée par le coureur français Roger Lapébie.
Parcours
Le Tour de France 1937 s'inscrit dans la période de 1905 à 1951, durant laquelle le parcours de la course réalise un «chemin de ronde», collant aux frontières de l'Hexagone[1].
La course commence à Paris et dans sa banlieue, comme toutes les ans jusqu'en 1950, à l'exception de 1926[2]. Le départ est donné au Vésinet, après un défilé dans les rues de Paris depuis le siège de L'Auto, rue du Faubourg-Montmartre[3]. Le parc des Princes accueille l'arrivée du Tour de 1903 à 1967.
Ce Tour se caractérise par de nombreuses étapes fractionnées en deux ou trois secteurs, soit 31 arrivées d'étapes différentes.
De 1930 à 1961, le Tour de France est disputé par équipes nationales. Neuf équipes participent à cette édition: la Belgique, l'Italie, l'Allemagne et la France ont dix coureurs, l'Espagne, les Pays-Bas, la Suisse et le Luxembourg ont six coureurs, et deux coureurs britanniques et un Canadien forment une équipe mixte. Trente et un «individuels» s'ajoutent à ces équipes pour former un peloton de 98 coureurs.
Après avoir gagné son deuxième Tour d'Italie au printemps, Gino Bartali est appelé à disputer pour la première fois le Tour de France. Il décline d'abord cette invitation, suivant les conseils de ses médecins, puis se résigne à participer à la «grande boucle», pressé par une «campagne diffamatoire» du Popolo d'Italia[4].
Règlement
Nouveautés:
le dérailleur est autorisé pour la première fois. Interdit par Henri Desgrange qui voit en ce dispositif un nivellement des valeurs et un privilège aux plus astucieux, le nouveau directeur du tour Jacques Goddet permet son utilisation à l'époque de l'instauration des congés payés pour les classes populaires, «amenant une nuance dans le travail que doit accomplir le cycliste»[5].
une camionnette par équipe (avec matériel et personnel).
800 000 francs de prix sont distribués, dont 200 000 au vainqueur du classement général[6].
Déroulement de la course
Un oubli de comptabilisation de pénalité lors de la 8eétape et l'attribution du maillot jaune au 2edu classement général au soir de la 9eétape a rendu possible le départ de 2 coureurs avec le maillot jaune pour la 10eétape, le : Sylvère Maes 1er et Mario Vicini 2e du classement général[7].
À la fin de la 16eétape à Bordeaux, une pénalité de 15 secondes pour le maillot jaune du moment, Sylvère Maes, provoque sa colère et son abandon du Tour avec toute l'équipe belge[8],[9],.
Félicien Vervaecke remporte le grand prix de la montagne bien qu'il n'ait pas terminé l'épreuve.
Paul Boury, La France du Tour: le Tour de France, un espace sportif à géographie variable, Paris/Montréal, l'Harmattan, , 444p. (ISBN2-7384-5619-7, lire en ligne)
Jean-Paul Ollivier, Gino le pieux, PAC, , 214p. (ISBN978-2-85336-205-4)