Haruko Arimura
| Haruko Arimura 有村 治子 | |
Haruko Arimura en 2014. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre d'État chargée de la Réforme administrative et réglementaire | |
| – (1 an, 1 mois et 4 jours) |
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| Premier ministre | Shinzō Abe |
| Gouvernement | Abe II Abe III |
| Prédécesseur | Tomomi Inada |
| Successeur | Tarō Kōno |
| Ministre d'État pour les Affaires sociales, l'Égalité des sexes et le déclin de natalité | |
| – (1 an, 1 mois et 4 jours) |
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| Premier ministre | Shinzō Abe |
| Gouvernement | Abe II Abe III |
| Prédécesseur | Masako Mori |
| Successeur | Katsunobu Katō |
| Ministre d’État chargée de la Sécurité alimentaire | |
| – (3 mois et 21 jours) |
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| Premier ministre | Shinzō Abe |
| Gouvernement | Abe II |
| Prédécesseur | Masako Mori |
| Successeur | Shun'ichi Yamaguchi (en) |
| Conseillère du Japon | |
| En fonction depuis le (23 ans, 10 mois et 28 jours) |
|
| Élection | 29 juillet 2001 (en) |
| Réélection | 29 juillet 2007 (en) 21 juillet 2013 21 juillet 2019 |
| Circonscription | Représentation proportionnelle |
| Législature | 19e, 20e, 21e, 22e, 23e, 24e, 25e et 26e |
| Secrétaire parlementaire chargée de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie | |
| – (10 mois et 24 jours) |
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| Premier ministre | Jun'ichirō Koizumi |
| Gouvernement | Koizumi III |
| Prédécesseur | Hakubun Shimomura et Akio Koizumi (ja) |
| Successeur | Toshiei Mizuochi (en) et Yūko Obuchi |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Préfecture d'Ishikawa, Japon |
| Nationalité | Japonaise |
| Parti politique | Parti libéral-démocrate |
| Diplômée de | International Christian University |
| Site web | Site personnel d'Haruko Arimura |
Haruko Arimura (有村 治子, Arimura Haruko), née le , est une femme politique japonaise, représentant le Parti libéral-démocrate à la Chambre des conseillers du Japon. Elle est nommée au sein de plusieurs gouvernements depuis 2014, notamment au poste de ministre d'État chargée de la Réforme administrative et réglementaire dans le gouvernement Abe II.
Considérée comme conservatrice et affiliée au lobby révisionniste Nippon Kaigi, Arimura nie l’implication de l’armée japonaise dans l'exploitation des femmes de réconfort, remet en question le consensus international autour du nombre de victimes du massacre de Nankin et est favorable à la visite par les membres du gouvernement du sanctuaire Yasukuni, sanctuaire shinto, considéré par certains comme l'un des symboles nationalistes du Japon, qu'elle visite régulièrement.
Jeunesse et éducation
Arimura naît le dans la préfecture d'Ishikawa, et est élevée dans préfecture de Shiga[1],[2]. Elle effectue ses études supérieures à l'International Christian University, où elle se spécialise dans les sciences sociales. Après l'obtention de son diplôme en 1994, elle part compléter son cursus aux États-Unis, où elle obtient un autre master de la School for International Training (en) en 1997. La même année, elle intègre le département ressources humaines de la succursale nipponne du groupe McDonald's[1],[3]. En 1999, elle commence une formation doctorale à l'université d'Aoyama[1].
En parallèle, elle occupe le poste de maître de conférence à l'université Oberlin, à Tokyo[4].
Carrière électorale

Arimura fait son entrée en politique en 2001, lors de l'élections de la Chambre des conseillers du Japon de la même année. Investie par le Parti libéral-démocrate dans la circonscription proportionnelle, elle est élue à l'issue du scrutin, et fait son entrée à la Diète du Japon[4].
En 2005, elle fait son entrée au gouvernement Koizumi III, au poste de secrétaire parlementaire chargée de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie[4].
Arimura est candidate à sa réélection en 2007, lors des élections à la Chambre des conseillers du Japon de la même année. Réélue, elle est nommée à la tête du bureau des femmes du PLD la même année[4]. De nouveau réélue en 2013, elle fait son entrée en 2014 dans le gouvernement Abe II après un remaniement de ce dernier, aux postes de ministre d'État chargée de la Réforme administrative et réglementaire, ministre d'État pour les Affaires sociales, l'Égalité des sexes et le déclin de natalité et ministre d'État chargée de la Sécurité alimentaire[4],[5]. Elle conserve les deux premiers postes dans le gouvernement Abe III[3].
Après son passage au gouvernement, Arimura conserve son siège à l'issue des élections à la Chambre des conseillers du Japon de 2019, et garde plusieurs postes importants dans l'organigramme interne du PLD, comme celui de directrice des relations publiques du PLD en 2021[6], ou la présidence de plusieurs commissions à la chambre des conseillers[4],[7],[8]. Proche de Sanae Takaichi, elle la soutient lors de l'élection à la présidence du PLD en 2024[9].
En 2025, elle est de nouveau candidate à sa succession[10].
Prises de position
Considérée par Jiji Press comme faisant partie de l'aile conservatrice du PLD, Arimura est notamment favorable à la visite par les membres du gouvernement du sanctuaire Yasukuni, sanctuaire shinto, considéré par certains comme l'un des symboles nationalistes du Japon, mais également de son passé colonialiste[3]. Elle-même s'y rendit publiquement alors qu'elle était ministre en [11],[12], ainsi qu'en et en [13],[14],[15]. De plus , Arimura est affiliée au lobby révisionniste Nippon Kaigi[5]. Similairement, Arimura nie l’implication de l’armée japonaise dans l'exploitation des femmes de réconfort[16]. Plusieurs de ses déclarations dans ce sens créent des tensions diplomatiques avec la Corée du Sud, alors qu'elle est parlementaire[16],[17].
Plus généralement, et à l'instar de la majorité des membres du PLD, Arimura est favorable à une révision de la Constitution antimilitariste du Japon[18]. Elle promeut également une attitude plus sévère envers la Chine, que ce soit économiquement ou dans la délivrance de titres de séjour[19],[20].
D'un point de vue sociétal, elle se déclare activement opposée aux tentatives de changer la loi japonaise qui impose aux conjoints de porter le même nom de famille, et est également opposée à la reconnaissance du mariage entre personnes du même sexe au Japon[18],[21]. Arimura est également fortement opposée à la possibilité que les femmes de la lignée impériale japonaise puissent rester dans la famille impériale après leur mariage, ainsi qu'à la possibilité qu'une femme accède au trône de chrysanthème[18].
Arimura œuvre également pour une meilleure inclusion des femmes dans la vie politique japonaise[22]. Elle se bat notamment pour faciliter l'accès des femmes politiques à leur congé maternité[23].
Vie privée
Arimura est mariée et mère de deux filles[3].
Références
- 1 2 3 (ja) « 文部科学大臣政務官 有村治子 », sur Site du cabinet du Japon (consulté le )
- ↑ (ja) « 国会議員一覧 : 有村 治子 », sur Sankei shinbun (consulté le )
- 1 2 3 4 (ja) « 女性大臣の系譜 写真特集 : 有村 治子 », sur Jiji Press (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 (ja) « 国会議員情報 有村 治子(ありむら はるこ) », sur Jiji Press (consulté le )
- 1 2 (en) Kim Hyun-ki et Sarah Kim, « Abe’s reshuffle promotes right-wingers », sur Korea JoongAng Daily, (consulté le )
- ↑ (ja) « 有村広報本部長を了承 選対委員長代行に小渕氏 自民 », sur Nihon keizai shinbun, (consulté le )
- ↑ (ja) « 自民、参院政審会長に有村氏 », sur Nihon keizai shinbun, (consulté le )
- ↑ (ja) « 衆議院・参議院 常任委員長や特別委員長など人事決まる », sur NHK, (consulté le )
- ↑ (ja) « 高市早苗氏の推薦人一覧 自民党総裁選2024 », sur Nihon keizai shinbun, (consulté le )
- ↑ (ja) « 自民、1次公認45人 来夏参院選 », sur Asahi shinbun, (consulté le )
- ↑ (en) AFP, « 3 Japan Cabinet ministers visit controversial Yasukuni Shrine a day after PM Abe's offering », sur The Straits Times, (consulté le )
- ↑ Agence télégraphique suisse, « Trois ministres japonaises au sanctuaire controversé Yasukuni », sur Swissinfo, (consulté le )
- ↑ AFP, « Visites ministérielles au sanctuaire Yasukuni, au Japon », sur Le Monde, (consulté le )
- ↑ AFP, « Japon: des visites à Yasukuni jettent une ombre sur le sommet Chine-Japon », sur L'Express, (consulté le )
- ↑ « Tokyo commémore la capitulation, et alimente la controverse », sur Ouest-France, (consulté le )
- 1 2 (en) Choi Ki-weon, « Japanese foreign minister says S. Korea moved goalposts on comfort women issue », sur Hankyoreh, (consulté le )
- ↑ (en) Arielle Busetto, « Diet Member Haruko Arimura Wants Facts, Not False Comfort Women Narratives », sur Sankei shinbun, (consulté le )
- 1 2 3 (ja) « 朝日新聞デジタル>2019参院選>朝日・東大谷口研究室共同調査 : 有村治子 », sur Asahi shinbun (consulté le )
- ↑ (ja) Shinpei Okuhara, « 年290万円の院生支援、3割は中国人留学生 自民・有村氏「日本も自国の学生重視して」 », sur Sankei shinbun, (consulté le )
- ↑ (ja) Shinpei Okuhara, « 岩屋外相の中国人ビザ緩和表明、自民から異論 青山氏「議論ゼロ」有村氏「賛意得られぬ」 », sur Sankei shinbun, (consulté le )
- ↑ (ja) « LGBT法成立 女性を守る新法の策定を », sur Sankei shinbun, (consulté le )
- ↑ (ja) « (フォーラム)票ハラスメントって? », sur Asahi shinbun, (consulté le )
- ↑ (ja) « 議員もやはり生身の人間 産休期間の明文化を », sur Mainichi shinbun, (consulté le )
Annexes
Articles connexes
Liens externes
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