Jean Carbonne

Jean Carbonne

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Fiche d'identité
Naissance
Sorède ou Cerbère (France)
Décès
Perpignan (France)
Taille 1,60 m (5 3)
Surnom Mousquit
El niñou
El niñot
Poste (XV) Demi de mêlée
Carrière en senior
PériodeÉquipeM (Pts)a
1923-1927
1927-1928
1928
1928-0000
US Perpignan
AS du Midi
AS Cerbère
US Perpignan
Carrière en équipe nationale
PériodeÉquipeM (Pts)b
1927 France 1 (0)[1]

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 10 juin 2025.

Jean Carbonne, né le à SorèdeCerbère (France) et mort le à Perpignan (France), est un joueur international français de rugby à XV. Durant sa carrière, il joue notamment avec l'US Perpignan au poste de demi de mêlée.

Biographie

Jean Carbonne naît le à Sorède[2]Cerbère[3] en France, selon les sources.

En , il est sélectionné dans une sélection du sous-comité du Languedoc de rugby à XV. À ce titre, il participe à un match contre l'Union sportive thuirinoise, championne du Languedoc de 2e série en titre. Thuir gagne le match 4 à 3[4]. En décembre suivant, il participe à des tests avec Noël Sicart, Vincent Graule et Marcel Darné en vue d'intégrer l'équipe première. La paire Carbonne-Sicart est la plus appréciée[5].

En , il signe une licence pour rejoindre l'US Perpignan en vue de la saison 1923-1924[6].

Après un match de pré-sélection à l'École de Joinville où il se distingue, il est retenu dans l'équipe de France militaire, en vue d'un match contre la sélection militaire anglaise[7],[8],[9]. Devant plus de 10 000 personnes et malgré une bonne première mi-temps, l'armée britannique s'impose 21 à 17[10]. En 1924, il participe à la finale du Championnat de France, il est titulaire face à l'équipe du Stade toulousain qui l'emporte 3 à 0[11].

En fin de saison suivante, après une première finale terminée par un match nul à la suite d'une prolongation, il est de nouveau titulaire en finale du Championnat de France. Cette fois-ci, son équipe s'impose 5 à 0[12],[13],[14].

En , il participe à un match opposant les champions en titre perpignanais contre les actuels leaders du championnat, le CASG[15]. En mars suivant, il joue contre le Toulouse olympique employés club. Perpignan gagne 19 à 6 et décroche sa qualification en demi-finale[16]. Il participe donc à la demi-finale du Championnat de France contre le Stadoceste tarbais. L'US Perpignan l'emporte de six points[17]. Pour la finale du Championnat de France contre le Stade toulousain, il est présenté comme ayant « la plus belle passe directe ou renversée du moment ». Cependant, les Toulousains s'imposent 11 à 0[18],[19]. On apprend également la même année qu'il est comptable à la Compagnie du Midi. Il est également décrit ainsi : « Excellent dans sa passe renversée, très courageux »[3].

Une sortie de mêlée du demi de mêlée perpignanais Jean Carbonne (Championnat de France 1924-1925).

En , dans le cadre du Championnat du Languedoc, il affronte l'US Quillan. Le match se conclut par un score nul, 3 à 3[20]. En , il est annoncé comme étant sélectionné par l'équipe de France pour un match contre le pays de Galles, pour le Tournoi des Cinq Nations. Il honore donc, le , son unique cape avec les Bleus. Le match se termine par une défaite française sur le score de 25 à 7. Le suivant, il participe, en quart de finale du Championnat de France, au célèbre match contre l'US Quillan, qui cause le décès du talonneur quillanais, Gaston Rivière après une commotion. Perpignan s'impose 22 à 3[21],[22],[2].

En , comme employé par la Compagnie du Midi, il est nommé à la Gare de Bordeaux-Saint-Jean. Il prend alors le capitanat de l'AS du Midi[23].

Bien qu'annoncé en 1928 comme retournant à l'US Perpignan, le joueur fait part de son envie de rejoindre l'Aviron perpignanais ou les Whites Devils. Cependant, sa licence ayant été envoyée à l'US Perpignan, des doutes subsistent sur la possibilité du transfert[24]. De même, sa licence envoyée à un club de Cerbère est annulée et il joue de nouveau pour l'US Perpignan[25]. Il rejoint donc brièvement l'Association sportive cerbérienne[26].

Il prend sa retraite sportive vers 1929-1930. En 1933, résidant à Perpignan, il est annoncé ayant encore une bonne forme[27].

Jean Carbonne meurt le à Perpignan, alors âgé de 50 ans[2].

Statistiques en équipe nationale

Jean Carbonne compte une cape avec l'équipe de France, le contre le pays de Galles lors du Tournoi des Cinq Nations[1].

Détails des matchs de Jean Carbonne en équipe de France[1]
Année Compétition Matchs Points Essais
1927 Tournoi des Cinq Nations1--
Total100

Palmarès

Notes et références

Notes

  1. Après un match nul au Stade des Ponts Jumeaux le , une seconde finale est organisé le suivant au stade Maraussan. Jean Carbonne participe aux deux finales

Références

  1. 1 2 3 « Jean Carbonne » [archive du ], sur espnscrum.com (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 « Jean Carbonne », sur finalesrugby.fr (consulté le ).
  3. 1 2 « Qui sera, dimanche, champion de France de rugby ? », La Dépêche, , p. 6 (lire en ligne).
  4. Jean Baillette, US Thuir : chronique rugbystique et sportive du temps ancien, 1900-1950, FeniXX, (ISBN 978-2-307-56225-2, lire en ligne).
  5. Phonos, « La Vie Sportive - Nos Échos », La Dépêche, , p. 2 (lire en ligne).
  6. « La vie sportive - Nos Échos », La Dépêche, , p. 3 (lire en ligne).
  7. « Rugby - L’équipe de l’armée française », Le Matin, , p. 4 (lire en ligne).
  8. « Footballrugby, Armée britannique - Armée française », La Presse, , p. 3 (lire en ligne).
  9. Ch. Gondouin, « L’entraînement de l’équipe militaire de rugby », L'Intransigeant, , p. 3 (lire en ligne).
  10. Robert de Rogivets, « Football rugby - armée française contre armée britannique », La Libre Parole, , p. 4 (lire en ligne).
  11. Paul Cartoux et Gaston Bénac, « Le Stade Toulousain bat l'Union Sport. Perpignanaise par 3 points à 0 », L'Intransigeant, , p. 4 (lire en ligne).
  12. « Perpignan est Champion de France », Le Petit Marseillais, , p. 4 (lire en ligne).
  13. « Perpignan contre Carcassonne », Le Matin, , p. 4 (lire en ligne).
  14. « Une partie finale sans résultat », La Dépêche, , p. 3 (lire en ligne).
  15. « Les champions de France à Paris », Le Journal, , p. 5 (lire en ligne).
  16. « Sont qualifiés pour les demi-finales : Aviron bayonnais, Stade toulousain, U.S. Perpignanaise et Stadoceste tarbais », La France de Bordeaux et du Sud-Ouest, , p. 3 (lire en ligne).
  17. Geo André, « Perpignan jouera contre Toulouse la finale du championnat de France de rugby », Excelsior, , p. 4 (lire en ligne).
  18. L.C. Pioussa, « Le Stade toulousain est champion de France de rugby », La Petite Gironde, , p. 4 (lire en ligne).
  19. C.A. Gonnet, « La finale du Championnat de France de Rugby », L'Intransigeant, , p. 5 (lire en ligne).
  20. Alteze 1986, p. 73.
  21. Alteze 1986, p. 74.
  22. « Football-Rugby », La France de Bordeaux et du Sud-Ouest, , p. 2 (lire en ligne).
  23. « Rugby - L’international Carbonne à Bordeaux », La Petite Gironde, , p. 2 (lire en ligne).
  24. « Nos Échos », La Dépêche, , p. 3 (lire en ligne).
  25. « Le cas de Carbonne », Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, , p. 3 (lire en ligne).
  26. Phonos, « La vie sportive - nos échos », La Dépêche, , p. 2 (lire en ligne).
  27. « Autour des touches », La Dépêche, , p. 10 (lire en ligne).

Annexes

Bibliographie

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Liens externes

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