Quatre villes saintes

Dans le judaïsme, les "Quatre villes saintes" sont Jérusalem, Hébron, Tibériade, et Safed. Vénérées en raison de leur importance au sein de l'histoire juive, elles commencèrent de nouveau à servir en tant que pôles majeurs de la vie du peuple juif suite à la guerre ottomano-mamelouke[1].
Selon la Jewish Encyclopedia en 1906 : "Depuis le XVIe siècle la Terre Sainte, tout particulièrement concernant l'enterrement, a presque entièrement été transférée à quatre villes - Jérusalem, Hébron, Tibériade, et Safed[2].
Liste des villes et importance
Jérusalem
Jérusalem a eu la plus haute importance pour les juifs depuis le XIe siècle avant notre ère, lorsque David mena les Israélites à vaincre les Jébuséens et à établir Jérusalem comme capitale du Royaume d'Israël. Là, son fils Salomon construit le Temple de Jérusalem, qui renferma l'Arche d'alliance après avoir renfermé le Saint des saints du Tabernacle[3]. Bien que le Temple de Salomon et le Second temple de Jérusalem furent détruits pendant l'antiquité, le Mont du Temple, sur lequel ils s'élevèrent, continua à servir de base pour la spiritualité juive, en Terre d'Israël ainsi qu'en dehors.
Hébron
Hébron, étant le foyer du Tombeau des Patriarches, est le tombeau des Patriarches et de leurs femmes : Abraham et sa femme Sarah, le fils d'Abraham, Isaac et sa femme Rébecca, ainsi que le fils d'Isaac, Jacob et sa femme Léa. De ce fait, l'importance d'Hébron pour les juifs n'est que secondaire à Jérusalem, et il s'agit également d'une des quatre villes où les Prophètes (dont Abraham) acquit la terre : Abraham acheta un champ ainsi qu'une cave à l'est d'Hébron aux Hittites, David acheta une aire de battage à Jérusalem à Arauna, Jacob acheta une parcelle de champ à Sichem, et Omri acheta le site de Samarie. De plus, Hébron fut la première capitale de l'Israël antique lors du règne de David[4].
Tibériade
Tibériade est importante dans l'histoire du peuple juif pour de nombreuses raisons. Elle fut l'endroit où a été rédigé le Talmud de Jérusalem et fut le lieu de rassemblement du Sanhédrin, ayant été dissous en 425. Le tombeau de célèbres rabbins et d'autres érudits juifs, tel que Yoḥanan ben Zakkaï, Rabbi Akiva, ainsi que Moïse Maïmonide, est également situé à Tibériade. Cette ville fut la demeure des massorètes. Selon la tradition juive, la rédemption devra débuter à Tibériade, où le Sanhédrin y sera constitué, puis le Messie s'élèvera du lac de Tibériade, entrera dans la ville, et sera intronisé sur le sommet d'une haute colline à Safed[5],[6].
Safed
Safed vint à être considérée comme ville sainte bien après les trois autres. L'afflux massif des Séfarades suivant le Décret de l'Alhambra, ayant été promulgué par les Rois catholiques d'Espagne lors de la Reconquista en 1492, rendit possible la transformation de Safed en centre de Kabbale et d'éducation juive[7].
Articles connexes
Notes et références
- ↑ (en) Geoffrey Wigoder, « Holy cities », dans Geoffrey Wigoder, The Encyclopedia of Judaism, Macmillan Publishers, , 768 p. (ISBN 9780026284103, lire en ligne), p. 347
- ↑ (en) Joseph Jacobs et Judah David Eisenstein, « PALESTINE, HOLINESS OF », dans Jewish Encyclopedia, (lire en ligne)
- ↑ (en) Nitza Rosovsky, City of the Great King : Jerusalem from David to the Present, Harvard University Press, , 562 p. (ISBN 978-0-674-13190-3)
- ↑ (en) Jerold S. Auerbach, Hebron Jews : Memory and Conflict in the Land of Israel, Rowman & Littlefield, (ISBN 978-0-7425-6617-0, lire en ligne), p. 27
- ↑ (en) Dov Noy, Dan Ben-Amos et Ellen Frankel, Folktales of the Jews, vol. I : Tales from the Sephardic Dispersion, Jewish Publication Society, , 722 p. (ISBN 978-0-8276-0829-0, lire en ligne), p. 66
- ↑ (en) Henry W. Bellows, The Old World in Its New Face, vol. II : Impressions of Europe in 1867-1868, , 536 p. (ISBN 978-0-559-64379-8)
- ↑ (en) Yair Paz, « Holy Inhabitants of a Holy City : How Safed Became One of the Four Holy Cities of Eretz Israel in the 16th Century », dans A Holy People : Jewish and Christian Perspectives on Religious Communal Identity, vol. XII, Éditions Brill, (ISBN 978-90-474-0923-6, lire en ligne), p. 237–260
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Four Holy Cities » (voir la liste des auteurs).
Textes
Loi (Halakha)
Objets rituels
Autres religions
Sujets apparentés
|
- Portail de la culture juive et du judaïsme


