Bataille de Landévant

Bataille de Landévant
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue en 2013 de la chapelle Sainte-Maurille et du lech de Langombrach.
Informations générales
Date
Lieu Landévant
Issue Victoire des républicains
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau des armées catholiques et royales Chouans
Commandants
Jean-Louis Gaspard Josnet de Laviolais Vincent de Tinténiac
Forces en présence
2 500 hommes[1] 2 500 hommes[2]
Pertes
Inconnues
6 prisonniers[3]
Inconnues

Chouannerie

Batailles

Coordonnées 47° 45′ 55″ nord, 3° 07′ 14″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Landévant
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Bataille de Landévant
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Bataille de Landévant
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Bataille de Landévant

La bataille de Landévant se déroule le , au cours de l'expédition de Quiberon, pendant la Chouannerie. Elle s'achève par la victoire des républicains qui reprennent le bourg de Landévant aux chouans.

Prélude

Le 28 juin 1795, au lendemain du débarquement des forces émigrées, trois divisions chouannes se mettent en mouvement depuis Carnac : Vincent de Tinténiac occupe Landévant, tandis que Jacques Le Prestre de Vauban s'installe à Locoal-Mendon et que Paul du Bois-Berthelot investit Auray[1],[2]. D'après les mémoires de Joseph de Puisaye, la division de Vauban compte alors 4 000 hommes, tandis que celles de Tinténiac et Bois-Berthelot sont chacune fortes de 2 500 hommes[4],[2]. Cependant, malgré les ordres de Puisaye, elles ne reçoivent aucun renfort de la part des émigrés[1],[2].

Déroulement

Le 29 juin, sur ordre du général Chabot, le général Josnet de Laviolais lance depuis Hennebont une attaque sur le bourg de Landévant avec 2 500 hommes[5],[6].

Dans ses mémoires, Puisaye affirme que « Tinténiac obtint encore un avantage sur l'ennemi qui étoit venu l'attaquer à Landévan »[3]. De fait, il abandonne le bourg de Landévant et se replie sur Langombrach, à 3 kilomètres au sud, un village de la commune de Landaul entourés de bois propices à une diversion en cas d'une nouvelle attaque républicaine[1].

Le lendemain, Josnet quitte Landévant et reprend sans combattre la ville d'Auray, abandonnée par les troupes de Paul du Bois-Berthelot[1],[6].

Pertes

Les pertes du combat ne sont pas connues. Dans ses mémoires, Joseph de Puisaye écrit seulement que « cette affaire nous donna six prisonniers, à qui Tinteniac laissa le choix de retourner dans leur pays, ou de servir avec les Royalistes. Ils prirent le dernier parti »[3].

Notes et références

Bibliographie

  • Charles-Louis Chassin, Les pacifications de l'Ouest : 1794-1801, t. I, Paris, Paul Dupont, , 607 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Ernest Cuneo d'Ornano, Hoche : sa vie, sa correspondance, L. Baudoin, , 375 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Patrick Huchet, Quiberon ou le destin de la France, Éditions Ouest-France, , 258 p. (ISBN 978-2737317453). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Joseph de Puisaye, Mémoires du comte Joseph de Puisaye, qui pourront servir à l'histoire du parti royaliste français durant la dernière révolution, t. VI, Londres, Imprimerie Harper et Co., 1807 et 1808, 684 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean Sibenaler, Quiberon : pour le Roi et l'Autel, Cheminements Éditions, , 258 p. (ISBN 978-2844785442). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
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