Bataille de Pluvigner

Bataille de Pluvigner
Description de cette image, également commentée ci-après
Pluvigner, dessin de Thomas Drake et lithographie d'Henri Daniaud, 1860.
Informations générales
Date mars 1796
Lieu Entre Pluvigner et Brandivy
Issue Victoire des chouans
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau des armées catholiques et royales Chouans
Commandants
Auguste Mermet Louis de Sol de Grisolles
Pierre Mercier
Forces en présence
800 hommes[1] 1 000 hommes[1]
Pertes
50 morts ou blessés[1] 10 morts[1]
22 blessés[1]

Chouannerie

Batailles

Coordonnées 47° 45′ 35″ nord, 2° 57′ 53″ ouest
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Bataille de Pluvigner
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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Bataille de Pluvigner
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Bataille de Pluvigner

La bataille de Pluvigner a lieu en pendant la Chouannerie. Elle s'achève par la victoire des chouans, qui repoussent une attaque républicaine.

Prélude

Le déroulement du combat est principalement connu par les mémoires du chef chouan Louis du Bot de Villeneuve, un officier de la division de Redon, commandée par Louis de Sol de Grisolles[Note 1].

Selon son récit, en , 700 à 800 chouans de la division de Redon commandés par le colonel Louis de Sol de Grisolles se portent sur les côtes afin de profiter d'un débarquement de munitions par les Britanniques[1],[2]. Les chouans passent par le bourg de Plaudren et s'arrêtent pour dîner à la chapelle de la Miséricorde, près de Pluvigner[1],[2]. Cependant, ils sont bientôt informés de l'arrivée d'une colonne de 800 soldats républicains sortie de Grandchamp et commandée par le général Mermet[1],[2].

Déroulement

Les républicains portent leurs efforts sur un pont et un moulin défendu par les chouans, qui leur permet d'assurer les communications entre les différentes compagnies[1],[2]. Pierre Mercier, dit la Vendée, arrive en renfort avec 200 hommes de la division de Vannes armés de fusils anglais[1],[2]. Mermet, blessé légèrement, ordonne alors la retraite[1],[2].

Pertes

Selon du Bot, les chouans ont 10 tués et 22 blessés, tandis que les républicains emportent une cinquantaine de blessés[1],[2].

Notes et références

Notes

  1. « En mars 1796, M. de Sol, à qui l'on avait promis des armes et des munitions, nous réunit sept à huit cents hommes, et nous marchâmes sur la côte par Plaudren. Arrivés le lendemain près de la chapelle de la Miséricorde, où nous avions fait halte pour dîner, nous apprîmes qu'une colonne partie de Granchamp s'avançait vers nous; elle était de huit cents hommes et commandée par le chef de brigade Mermet, aide de camp du général en chef républicain Hoche. Nous envoyâmes une compagnie s'emparer d'un moulin et du seul pont de communication sur la rivière; il en était temps, car l'ennemi s'y présenta immédiatement; ce fut là le point principal du combat. Bientôt le général Mercier la Vendée, qui, avec deux cents hommes armés de fusils anglais neufs, arrivait en courant de la côte, prit part à la fusillade, qui s'engagea vivement sur les deux rives. Mermet fut légèrement atteint et emporta une cinquantaine de ses blessés sur des charrettes; nous perdîmes dix hommes, dont un officier, et eûmes vingt-deux blessés; deux dragons ennemis, ivres, s'engagèrent dans la campagne et furent assommés par des paysans; le général Mercier nous quitta, et nous rentrâmes dans notre division, n'ayant pu recevoir ni armes ni munitions[2]. »

     Notes de Louis du Bot de Villeneuve.

Références

Bibliographie

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