Combat de Pont-Sal (28 juin 1795)
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Plougoumelen |
| Issue | Victoire des républicains |
| • Lazare Hoche |
| 430 hommes[1] | 500 hommes[2] |
| 6 blessés[2] | 30 à 40 morts[3] |
Batailles
- Groix
- 1er Pont-Sal
- Tumulus Saint-Michel
- 2e Pont-Sal
- Auray
- Landévant
- Landévant et Mendon
- Fort Sans-Culotte
- Carnac
- Sainte-Barbe
- Elven
- Josselin
- Plouharnel
- Pont-Aven
- Coëtlogon
- Quintin
- Quiberon
Pont de Bovrel - Elven
- Camezon
- Colpo
- Remungol
- Muzillac
- Lemboh
- Maigrit
- Pluvigner
- 1re Locminé
| Coordonnées | 47° 40′ 15″ nord, 2° 55′ 01″ ouest | |
|---|---|---|
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Le deuxième combat de Pont-Sal se déroule le , au cours de l'expédition de Quiberon, pendant la Chouannerie. Il s'achève par la victoire des républicains qui reprennent aux chouans le château de Pont-Sal, à Plougoumelen.
Déroulement
Le , au lendemain du débarquement des émigrés à Carnac, le général en chef Lazare Hoche sort de Vannes et effectue une première reconnaissance des lignes royalistes[2],[4] avec 400 fantassins et 30 cavaliers[1],[5]. Il se porte en direction d'Auray et surprend une troupe de 500 chouans en train de faire l'exercice au château de Pont-Sal, dans la commune Plougoumelen[2],[1]. Attaqués la baïonnette, les chouans prennent la fuite en direction d'Auray et franchissant la rivière « dans l'eau et la boue » selon Hoche[1],[Note 1].
Selon les administrateurs du département du Morbihan, les chouans laissent plusieurs morts « sur la place et dans les chemins », tandis que les républicains n'ont que six blessés[2],[Note 2]. Les chouans laissent quant à eux 30 à 40 morts[3].
Fort de ce premier succès, Hoche regagne ensuite Vannes avec sa troupe[1]. Le même jour, la ville d'Auray est occupée par les chouans de Bois-Berthelot[7].
Notes et références
Notes
- ↑
« Le 28, lendemain de mon arrivée, je me portai avec quatre cents hommes d'infanterie et vingt cavaliers à hauteur du pont Sal, dans l'intention de pousser une reconnaissance sur Auray ; je trouvai les Chouans retranchés dans le château et le parc du pont Sal, ils furent chargés et mis en fuite avec une telle ardeur, que la plupart furent contraints de passer la rivière dans l'eau et la boue. Nous rentrâmes à Vannes[1]. »
— Rapport de Lazare Hoche au représentant Antoine Grenot à Vannes, le 1er juillet 1795.
- ↑
« Ce matin, notre garnison a battu les chouans à Pontsal et les a surpris, au nombre de 500, au moment où ils faisaient l'exercice. On les a poursuivis à une demi-lieue et plusieurs des leurs sont restés sur la place et dans les chemins. Nous n'avons eu que 6 blessés. Les brigands poussaient des cris perçants quand ils se sont vus chargés à la baïonnette par des républicains, ils se sont retirés vers Auray[2],[6]. »
— Lettre du directoire du département du Morbihan aux districts, le 10 messidor an III ().
Références
- 1 2 3 4 5 6 Savary, t. V, 1827, p. 230.
- 1 2 3 4 5 6 Huchet 1995, p. 85.
- 1 2 Closmadeuc 1899, p. 12.
- ↑ Chassin, t. I, 1896, p. 467.
- ↑ Gabory 2009, p. 1194.
- ↑ Closmadeuc 1899, p. 6-7.
- ↑ Huchet 1995, p. 71-72.
Bibliographie
- Charles-Louis Chassin, Les pacifications de l'Ouest : 1794-1801, t. I, Paris, Paul Dupont, , 607 p. (lire en ligne).

- Gustave de Closmadeuc, Quiberon, 1795 : émigrés et chouans, commissions militaires, interrogatoires et jugements, Paris, Société d'éditions littéraires, , 604 p. (lire en ligne).

- Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1504 p. (ISBN 978-2221113097).

- Patrick Huchet, Quiberon ou le destin de la France, Éditions Ouest-France, , 258 p. (ISBN 978-2737317453).

- Jean Julien Michel Savary, Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République, t. V, Paris, Baudoin Frères, Libraires-éditeurs, , 419 p. (lire en ligne).

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